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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion
Le principe et la sagesse...

depuis toujours, elle était avec le principe et sans elle rien ne se fait d'harmonieux...

Le principe crée et définit l'espace à partir d'un centre inamovible. Sans la sagesse point d'équilibre et tout retourne au chaos...

Il en est de chaque chose comme il en est du tout et de chacun.

Tout étant lié, car issu du même principe, chaque chose interfère plus ou moins sur ce qui l'entoure. La logique des Lois naturelles fait le restant.

Lorsque nous interférons sur l'espace naturel sans respecter ce que la tradition a mis des siècles et des siècles à élaborer, il s'en suit un désordre qui peine à retrouver un nouvel équilibre.

En changeant le centre de l'intérêt primordial, tout le reste se trouve inéluctablement perturbé.

Sur nos montagnes paissaient les troupeaux des montagnards et ceux qui transhumaient dans le respect du nombre et de l'espace.

Lorsque le nombre n'était pas respecté, la montagne s’appauvrissait et les bêtes revenaient plus maigres. Alors on revenait à l'ancien nombre...

La faune sauvage était régulée et le tout se trouvait un équilibre conduit d'année en année par une règle invariable.

Par l'un vivait l'autre et l'autre vivait pour l'unité du tout.

Aujourd'hui, bien loin sont les principes et oubliée la règle de vie. Les sorciers réinventent des recettes et expérimentent des comportements qui ne mènent qu'au chaos.

La surcharge d'animaux domestiques sur les estives crée un "sur-pâturage" qui laisse aux pelouses l'aspect d'un terrain de golf sans rien à croûter pour une faune sauvage ayant dépassé elle même un nombre raisonnable. Ce, d'autant plus que de nouvelles espèces ont été introduites par nos sorciers locaux avides de revenus et de pouvoirs.

Il s'en traduit un changement de comportement de la faune qui se retourne vers les espaces cultivés, d'où, d'importants dégâts...

De même, les espaces de la zone de combat ne portant plus autant de diversité de cultures, les perdrix et les cailles disparaissent.

Trop de zones de fauche nuisent finalement aux cultures agricoles ou traditionnelles.

Alors que les quidams s'extasient sous les brames des cerfs, le pas et la danse d'amour de la perdrix ne donne plus la mesure de la sagesse qui guidait nos anciens.

Les saignées des pistes de ski de la station se trouvent pourtant enherbées dangereusement. La couche herbeuse constituera un vide facilitant la fonte et l'instabilité du manteau neigeux. En attendant l'hiver, le risque d'incendie est accru par la prolifération des genêts et repousses de pins constituant la reconquête naturelle sur l'oeuvre artificielle des hommes.

La gestion des espaces ne répondant qu'à des notions de "profits", la pensée globale n'existe plus car les centres de décisions ont échappé aux montagnards.

De nouveaux principes, sans sagesse...

Le conseil des anciens n'est plus et ceux qui vantent une nouvelle agora sont dépourvus de l'essence traditionnelle qui fit l'harmonie de nos paysages et de la vie montagnarde.

Faute de la connaissance, l'expérience désastreuse amènera t' elle une réflexion vers de nouveaux horizons proches de la réalité éprouvée ?

Rien n'est moins sur car l'intérêt de quelques uns prime sur le salut de tous !

Pourtant, les vaches seront maigres et la nature ne laissera qu'amertume dans les cœurs.

Alors ?

Un sursaut, un miracle ?

Ou, tout simplement une ouverture vers ce que les anciens nous ont laissé de sagesse ?

Gilles.

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