Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

La certitude, c'est le contraire du fatalisme ?

Le fatalisme, c'est la certitude de réussir sa fin !

L'Indépendant de ce jour porte un article sur les Neiges Catalanes et "l'optimisme" voire l'obstination quasi délirante des gérants de station...

Comme on connait les saints..."on les adore !".

Élections obligent, il ne faudrait pas gâcher le plaisir de se voir réélire par de fâcheuses vérités que personne ne veut entendre en bonnes autruches que sont les électeurs moyens...

La station du Puigmal ferme en laissant une ardoise de plus de 9 Millions d'Euros que les villages associés vont devoir régler.

Bien sur, la démographie n'est pas la même que sur la commune de Puyvalador...

Donc la répartition par habitant est bien moindre !

5 %, c'est ce que dit représenter en potentiel fréquentation cette clientèle à conquérir. Répartie sur l'axe routier qui dessert nos stations et compte tenu de la dégressivité liée à l'éloignement, ceux qui sont en bout n'en percevront pas grand chose !

Ne rêvons pas. Par les manques de neige de ces stations situées versant Nord de la chaîne et leur périodes de fermetures qui en découlent suite aux épisodes venteux, cette clientèle était déjà répartie sans grande conséquence sur les chiffres d'affaires des stations.

La pilule est amère pour ceux qui payent et pour ceux qui perdent leur emploi surtout s'ils sont aussi contribuables !

Ce n'est pas le cas des petits malins qui bossent en station mais qui vivent dans des villages qui n'ont pas à subir les déficits consécutifs au manque de neige et à un effondrement de fréquentation lié à une crise majeure.

Crise économique, sociale, culturelle, crise des ressources énergétiques, de l'emploi, des usines qui s'expatrient avec les capitaux vers des cieux moins fiscalisés et aux travailleurs "dociles". Crise morale de ceux qui profitent, de ceux qui ne peuvent plus payer, crise des sur-endettés, crise profonde et Européenne qui est plus dure ici à cause d'une rugueuse réalité d'abandon et d'incompétence. Crise humaine de la désertification, de la démotivation...Crise immobilière des agences qui ferment, des logements vides, des emprunts qu'on ne peut plus couvrir. Crise de ce placement immobilier qui devait garantir une retraite "pépère" et qui ne se loue plus, qui perd toute valeur et qui plus est, devient totalement invendable. Crise des prix et des impôts qui s'envolent. Mais aussi crise de la discrimination qui fait plus porter le fardeau sur l'échine de ceux qui vivent à l'année et qui payent des impôts !

Crise politique et morale de ceux qui font passer leurs intérêts avant ceux des collectivités.

A qui profite l'os que nous payons ?

Tant d'obstination cache quelque chose de trouble dans le jeu des complicités au cœur du milieu des élus et des affairistes qui les soutiennent...

Y aurait il des machines à laver cachées sous les pylônes rouillés ?

Alors, lorsque tout est en place et que le chaland ne vient pas ?

Le principe des vases communicants trouve sa limite dans la dégressivité croissante d'une clientèle en voie d'extinction.

C'est vers d'autres clients, voire d'autres activités qu'il faudrait peut être enfin se tourner, non ?

Le phénomène d'osmose implique qu'au travers d'une membrane poreuse les fluides se déplacent toujours vers les milieux les plus concentrés jusqu'à un certain équilibre... Donc, ne parlons pas d'osmose salvatrice qui ne peut que convenir qu'à ceux qui ont déjà une clientèle et des prestations étoffées.

Pour ce qu'il en est d'une osmose de solidarité, là aussi ce serait plutôt TPMG (Tout Pour Ma Gueule !). Chacun étant au plus mal et ceux qui n'ont pas de station ne sont pas encore prêts à venir en aide à ceux qui en supportent les inconvénients...

Qu'attendre alors de l'État ?

Là, il semblerait que tout dépende des "relations" plus que du problème...Ni égalité, ni équité véritable. Face à une proportion aggravée par un faible potentiel fiscal, l'on peut se demander pourquoi d'un côté on ferme le Puigmal et de l'autre on entretient les illusions de communes bien plus mal en point...

Attendre parce qu'on ne peut plus reculer ?

Attendre pour étaler les fermetures inéluctables ?

En tout cas, le contribuable payera. Quoi de plus naturel puisque c'est son rôle de contribuer à ce que les autres gaspillent pour leur propre profit !

En attendant, certains hallucinés qui pensent avoir sauvé leurs fesses ressentiront bien assez tôt qu'ils sont eux aussi les dindons d'une farce qu'ils ont contribué à dramatiser un peu plus. Même si les "impôts locos" n'augmenteront pas cette année, ce grâce à la pression de l'opposition et aux réclamations des contribuables, nous n'y échapperons pas pour les années qui suivront le constat inéluctable d'incapacité de gestion.

À moins, à moins que ne se produise LE MIRACLE !

D'un seul coup, un repreneur arrive et casque une fortune pour relancer une station fantôme et ses équipements obsolètes...

À moins que, LE MIRACLE !

D'un seul coup, sans recherche véritable, sans étude ni sans commercialisation concertée, ne survienne une déferlante d'une clientèle venue de Chine, du Japon, de Russie, de Suède, des States, d'un autre hémisphère, ou voir même de Mars...

Mais, nous ne sommes pas à Lourdes et seulement lourde est notre dette et faibles nos espoirs.

L'os "mausse" est rongé par les profiteurs. Il nous reste l'os "Hausse fiscale" en devenir et si le vase n'est pas vraiment communicant, la vase putride de la désertification est en train de se répandre inéluctablement sur les godasses reluisantes des futurs candidats éclairés.

Faisons leur confiance pour sauver les leurs...

Bel avenir qui, s'il ne se conjugue pas au mode conditionnel de reconversion vers de nouvelles perspectives, cessera d'en être un...rapidement.

G.

Commenter cet article