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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature
Redoux...

Les sirènes du lac de Puyvalador chantent une étrange romance.

La glace émue en pleure et les toits se vident dans des rues désertes, heureusement !

C'est le redoux !

S'il attriste les férus de descentes infernales peut être libérera t'il nos vieux et nos passages.

Attention marcheurs à l'esprit rivé sur votre destinée, elle peut tomber du ciel !

Il n'est pas d'heure précise, mais seulement un long travail de sape.

Pourtant, d'un seul coup, c'est la chute...

Plus grande est la hauteur et plus elle est fatale.

Bien des toits ont des arrêts de neige, certains mal isolés se vident prématurément.

Au sol désespérément gelé s'ajoute le fracas prévisible d'une déconfiture climatique.

Ce qui est en bas, comme ce qui est en haut nous parle d'une romance irréelle dont la fin se termine en eau...de boudin.

Le chalut, chat lent, épuisé ne prend plus de harengs et sort dans des eaux vides d'un avenir certain !

C'est non pas par manque de sel, mais d'un certain esprit que nous en sommes las...

Chantez sirènes éprises d'une liberté illusoire. Sous la glace immobile de la désespérance se meurent nos villages et nos ports dont les passages vides somnolent d'indolence. Point de miracle encore qui ne fut pas lancé comme une bouteille à la mer et qui en fait n'annonçait qu'un naufrage avéré...

Nous fondons au soleil sous la braise d'un feu sans flamme ni vertu.

Combien de capitaines, combien de matelots passèrent sur ce pont où défile des eaux renouvelées mais semblables pourtant à celles qui tombèrent depuis les premiers temps.

Le discours n'est pas nouveau, mais le résultat s'amplifie car la coupe est bien pleine des mêmes avaries.

Si les pentes de nos toits se vident, il semble bien que d'autres n'en soient que le reflet imitant tragiquement un avenir promis au désenchantement. Les sots imbéciles résonnant comme des cloches donnent un tocsin si fracassant qu'eux même n'entendent, tellement ils sont sourds...

Pleine est la lune et bien vides nos poches qu'à force de cerveaux, l'intelligence se meurt.

Vivement le printemps !

G.

Redoux...
Redoux...
Redoux...
Redoux...
Redoux...
Redoux...
Redoux...
Redoux...
Redoux...
Redoux...
Redoux...
Redoux...
Redoux...

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