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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Sans un axe fort, une roue déséquilibrée finit toujours par se voiler.

Or, un centre d'intérêt commun nécessite une identité commune respectant l'ensemble des identités le composant.

Lorsqu'il ne se constitue que d'une partie, à fortiori "majoritaire", les autres entités ne sont plus représentées et ne peuvent en conséquence pas s'exprimer.

Là demeure la racine d'un mal porté et engendré par un concept sociétal basé sur la séparation, la discrimination, bref, l'exclusion.

C'est une des raisons du malaise qui touche nos sociétés occidentales.

La représentativité étant basée sur l'effet des majorités, les minorités, même si elles forment un nombre global important, ne sont pas représentées.

Sans dialogue, pas d'ouverture réelle et donc la mésentente se renforce.

Le nivellement forcé n'a jamais été la source d'harmonie communautaire, nous le constatons avec l'effondrement d'un libéralisme inspiré par les "Chicago boys".

Même si la peur est largement utilisée comme facteur choc à cette intention, elle ne peut susciter en soi qu'une réaction opposée qui éduque la haine plus que la raison.

Donc, il manque cruellement un espace à l'ouverture dans nos fonctionnements administratifs et sociétaux classiques.

De même que la place d'un village se doit de l'être, chacun doit pouvoir s'y exprimer convenablement, ce qui n'est pas le cas dans des conseils d'élus ne représentant qu'une frange réduite de la société.

L'identité commune se construit par la somme des identités et non pas sur la suprématie de l'une d'entre elles.

Une des solutions possible est la création d'un espace temps de communication.

Certaines communes ont expérimenté la constitution de comités consultatifs locaux, voire de comités de quartier.

Il va sans dire que cette démarche ne peut réellement aboutir sans un état de réceptivité adéquat venant de la part des dirigeants décisionnaires de ces collectivités.

Peu importe alors la couleur des politiques, seul compte réellement le potentiel d'ouverture de ses élus.

S'ils se doivent d'être les élus de tous, ils ne sont souvent que les élus de quelques uns, lorsque ce ne sont pas les élus de leur propre nombril !

Une force fut elle cohérente, ne l'est que si elle entraîne la cohésion.

Seule, elle ne peut trouver son équilibre et la justesse de son fonctionnement.

Ce pouvoir décisionnaire doit s'équilibrer par l'ouverture aux identités et aux opinions.

Lorsque l'administration nivelle par un jeu de dupes l'avenir des entités locales, ce n'est jamais dans le soucis du bien être, mais dans celui d'une simplification administrative sensée alléger son fonctionnement.

A cette réalité niaise, une des seules réponses demeure la constitution de ces comités consultatifs, car ils décalent le discours sur un autre plan que celui du pouvoir, de sa conquête et permettent de redonner une dimension humaine à ce qu'une administration déshumanise trop souvent.

Si les hommes ne naissent pas avec la haine au cœur, plus que de vouloir de force les construire, ne faut il pas laisser à chacun l'expérience de se découvrir et de s'exprimer par l'ouverture ?

Faut il encore qu'ils puissent en trouver le lieu et le temps !

Voilà bien une volonté qui si elle ne peut s'exprimer par celles qui dirigent ne demeurera finalement qu'une utopie et une uchronie !

Matière à réflexion...pour les futurs candidats

G.

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