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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Il y a quelques temps, elles étaient jaunes...

Jaunes comme ceux qui "complices obligés" du patronat autant que par les nécessités de survie venaient par leur travail sous payé briser les gréves...

Dures étaient les Lois autant que la vie. La vague de fond provoquée par tant et tant de conditions difficiles finit par faire force de Loi en s'imposant au Pouvoir.

Quelques temps plus tard, oubliés les congrès de Tours, les Syndicats indépendants, l'Esprit du peuple qui défend l'intérêt commun...L'esprit de ce peuple contraint à la misère, à la douleur, à se vider les tripes sur les champs de bataille, qui rêvait de trouver dans la Paix sociale une âme et un corps. Cet esprit sombrait dans le clivage absurde et stérilisant de la division et du formatage.

De la Lutte ouvrière, de la négociation, des efforts de compréhension de part et d'autre, des initiatives de certains clairvoyants quelque fut leur bord, on passait à la lutte des classes divisant le peuple par la politique.

Là où se forgeait l'Union par une certaine confrontation trouvant un équilibre dynamique, la division s'établit à l'image d'un échiquier de Partis et surtout de parti-pris...

Puis, d'un certain collectivisme forcené, revanchard et souvent étriqué dans une politique aussi ségrégationniste que totalitaire (guerre froide obligeait...), nous sommes passés à l'ère de l'égoïsme du TPMG (Tout Pour Ma Gueule).

Le peuple n'est plus à l'image du dogme politique stéréotypant ses adhérents dans une marche forcée et absurde.

Se dégageant d'un démon, voilà qu'il en adoptait un autre en "s'embourgeoisant" dans un système normatif et étouffant. Le moteur diabolique ce fut la Peur de la contamination par l'autre qui est différent. Comme si la misère, la poisse étaient aussi contagieuses que cette peur glissante d'un palier à l'autre. Une peur ancestrale qui trouve sa raison dans la culture d'un racisme éduqué en réflexe préventif.

Les lignes blanches plus visibles au début s'estompent au fur et à mesure qu'on les franchit pour "commodités". Tant chez les uns que chez les autres, même chez ceux qui les tracent, le réflexe s'installe dans les habitus sociétaux.

Le coup d’œil à droite, à gauche pour voir si les garants de l'ordre sont ou ne sont pas là et c'est vite que le pas franchit en amène d'autres en forgeant une telle habitude qu'à force on ne regarde même plus !

Le jour vient où, ils sont là et c'est la Loi qui nous rappelle désagréablement non pas l'utilité de la Ligne blanche mais la douleur de s'être laissés prendre...

Alors, on crie à l'injustice de ce qui n'est qu'une sanction légale et donc juste d'un comportement anormal, forcément lui même injuste.

Voilà, nous sommes dans un autre monde qui s'est forgé des chaines pour sa commodité, qui les trouve trop lourdes de part l'aberration de ce qu'elles contraignent trop par des normes sans cesse plus onéreuses et inadéquates.

Lois et Normes basées sur un besoin que ceux qui les font ont perdu de vue se croyant eux mêmes au dessus de ce qu'ils imposent aux autres.

Eux qui pensent qu'être élus les rendrait "non punissables" par ce qu'ils considèrent comme le Joker absolu du Pouvoir dégagé de son pendant : le Devoir de l'exemple à donner !

Ignorants en voulant ignorer ce qui les contraint, tout est bon pour faire l'innocent qui s'est fait prendre la main dans le sac !

La ligne blanche est franchie tous les jours et la menace ne vient plus du pandore appliqué à faire son Devoir au service de la société. Le danger permanent vient de l'autre que l'on a oublié et qui s'il vous percute avec son gros camion vous enverra inéligible au bonheur de réussir...

Mais ce danger vient aussi de vous, si vous percutez le cycliste ou le piéton et si vos enfants finissent par y prendre goût en vous renvoyant un jour vers les plates bandes de l'obsolescence.

Cette ligne blanche n'est pas un mur mais un repère de ce qu'il ne faut pas faire...pour que tout aille "mieux" pour tous sans aucune distinction.

A force d'oublier volontairement ses principes l'on finit par y perdre son âme et les véritables repères qui sont à la base de toute société démocratique occidentale.

Derrière toutes les lignes blanches que l'on franchit, la transgression n'est plus le devoir sacré de ne pas accepter l'absurdité d'une Loi, d'une norme, mais le réflexe d'amnésiques volontaires qui vivent dans la crainte...

C'est la peur de perdre...la partie, les biens, son paraître, son confort chaleureux qui finit par nous étouffer sous cet édredon stérilisateur, mais si douillet.

L'édredon soporifique de l'uniformité et de l'égoïsme forcené, c'est bien lui qui nous isole de l'autre, de l'inconnu que l'on ne veut plus connaître. Il est cet "air-bag" permanent que l'on finit par croire naturel tant on l'oublie lui même pour ce qu'il est d'artificiel...

Puissions nous nous rappeler des lignes blanches pour ce qu'elles sont d'utiles et non plus comme ce que nous voudrions qu'elles soient !

Ha ! Si les élus et dirigeants de ce monde en faisaient autant...

Trouverions nous alors le sens dynamique commun de ce qui fait le bonheur de tous au travers d'une société respectueuse des différences de chacun ?

Là, le premier effort commence sur soi même pour qu'il puisse contaminer l'ensemble par l'exemple donné du Devoir à l'autre...

L'inverse, nous le vivons au quotidien pour ce qu'il est de totalitaire, d’infamant et d'injuste pour le nombre sans cesse croissant de peurs et de malaises qu'il cultive.

Par plus de respect, autant dans ce que l'on fait ou ne fait pas, non pas qu'il serait absolu, mais encore une fois le chemin vaut bien plus que le but de cette Utopie...réalisable !

G.

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