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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Champ fleuri...

Souvent de ce mois doux il en naît en avance ce septième qui annonce l'hiver...

Apparences trompeuses qui font que l'on ne voit que l'imaginaire en somme d'un envers quotidien. Mais, revenons en arrière de la prime saison qui couvre d'illusions les parterres fleuris.

En saison printanière l'air aussitôt s'emplit de senteurs enivrantes qui rivalisent en somme que de se concurrencer et nous lancent leurs barrières à ne les distinguer.

Mille fleurs épanouies donnant tour à tour chacune son savoir faire, attirant par leurs sens les serviteurs malhabiles que sont les butineurs de pollens et de rêves d'enfant.

Surpris d'une senteur que l'on croyait connaître, il s'étale devant nous tant d'essences magiques que de l'une ou de l'autre l'on ne sait à qui est le parfum rimant à la couleur.

Odorantes saveurs qui nous tournent la tête emmêlant nos esprits dans nos corps enivrés au point de ne pouvoir quelque peu distinguer à qui est celui ci et qu'elle est celle là.

Alors, laissant le ciel aux alouettes et calices aux ouvrières, nous nous asseyons sur la pierre offerte à tous les vents. Libérés d'aller, nous allons recevoir tour à tour les senteurs que le zéphyr nous amène en bouquets colorés.

Là, sur la roche, apaisés, plus que la raison vient seulement l'âme de chaque fleur qui pose sa présence en divine prêtresse.

L'une et l'autre suintent à leur tour pour mieux nous imprégner jusqu'au plus profond de nous même afin que sans juger la nôtre s'en inspire.

Tant de variétés sont aussi nécessaires à la beauté parfaite qui fait force de Loi de par cette unité liant chacune en somme.

Quittons le champ fleuri et si le ciel permet par l'exemple qu'il donne, que ne pourait on voir les hommes comme ces fleurs au champ épanouies.

Hélas sur le chemin l'une secrète par ses racines le venin qui tient l'autre éloignée. Car, s'il est une concurrence, elle s'établit partout de par un territoire naturel qui trouve ses limites par les capacités des unes à pouvoir résister. Ainsi en est il de ce parfum qui trompe seulement le passant rêveur dans sa bucolique promenade.

La lutte est engagée qui sépare les uns des autres en contrées réduites et fait qu'il ne s'échappe que ceux qui ont su évoluer pour pouvoir s'en libérer.

La nature est bien faite et si elle parait cruelle ou parfois un Eden, ce n'est que le reflet de ce qui nous dépasse et dont elle est issue.

Apparences trompeuses ?

Il suffit de sentir et de voir plutôt que de le croire car c'est le jugement qui éloigne des lèvres le calice floral et son divin nectar.

Si les hommes semblent évoluer, ils sont pourtant semblables et seul le parfum qui s'en exhale peut nous les distinguer ainsi les uns des autres.

Car c'est bien l'esprit qui porte la matière, que d'éphémère en sorte il est constitué.

Assis dessus la pierre nous pouvons distinguer alors, pervenche et violettes, primevères et pensées...

Mais c'est en un bouquet d'émoi qui rejaillit telle une source vive que nous l'offrons à la Dame qui nous l'a enseigné.

Ne soyons pas ingrats et sachons reconnaître celle qui tout nous donna et dont nous ne savons que peu souvent admettre et respecter le fruit de ses talents en nous dissimulé.

Mille fleurs sur le chemin qui nous mène à l'hiver et qui déjà se fanent que de ne pas avoir pu se faire aimer.

L'automne versera, comme larmes, de toutes petites graines qui germeront à nouveau dans une autre saison, donnant cet éternel qui fait continuité.

Ainsi passent les années qui nous verront assis sur une roche à contempler le ciel et à nous enivrer des parfums de la terre, sereins et rassurés qu'ils ne finissent pas, tout comme nos pensées.

Ainsi l'homme passant finit de trépasser et il ne reste que sont talent pour nous faire rêver. Si nous sommes des fleurs, alors soyons de toutes les couleurs et que nos parfums attirent de belles ouvrières qui sachent butiner !

Qu'il en soit fi des guerres de talus et de toutes barrières qui troublent le salut faisant de champs en terre d'atroces jardins qui puent. S'il en des des limites naturelles, plutôt que de les faire, sachons les respecter.

Alors, belles balades sur les chemins du monde qui nous ouvrent le cœur autant que l'appétit de toutes les saveurs qui feront de la terre un simple paradis.

Promenez vous, alentours et en toutes saison. Profitez des apparences en êtant vous aussi de ces fleurs éxhalant leur parfum en toute discrétion, que le vent frippon emporte la senteur au delà l'horizon...

G.

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