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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Fables

Les vertus...

Force étant de singer sous des masques de cire ces grimaces insolentes du quotidien qu'ils déchirent, leurs ombres sont en peine que de devoir les suivre.

Elles s'étirent de honte en douleurs qui chavirent, vivant et ressentant le mal qui les précède.

Elles pleurent en silence tracas et crissements de ces pas métalliques, résonnant sans talent.

Comme elles sont amères de devoir inutiles devenir ce linceul abimé qu'on déchire !

Mais dans la nuit venue, se fondant en la mère géante, elles puisent l'eau de leur calme par la raison d'aimer.

Détachées de ces ogres à qui elles n'ont rien fait, sinon que de souffrir ce qu'ils ne peuvent entendre par cette voix intérieure qu'ils taisent à force de parler.

Unies dans ce qu'elles sont différentes, elles croissent en grandissant et multiplient par le Nombre d'un verbe si présent que leurs maîtres sanglants font mine d'ignorer.

Les sots qui vivent inconscients en semant derrière eux les traces du tourment retourneront à la cendre, tandis qu'elles retrouveront la lumière qui les a enfanté.

Ces ombres sont ces vertus qu'on ignore et que les vices détournent du regard par le fait qu'avançant ils forcent l'inconscient à ne jamais vouloir se retourner.

Lorsqu'elles nous précèdent, alors se tait cette voix d'un esprit maladif détruisant le silence, l'amour et la sagesse.

Parfois dans la cour d'une école, une ronde se tresse d'enfants qui jouent innocents et radieux, main dans la main unis. Ils grandissent d'un sourire éloquent qu'ils partagent tout en tourbillonnant.

Sans savoir ce que disent les hommes, ni ces paroles si vaines, ils connaissent la joie et la beauté, par cette force intérieure glissante de ce doux mot d'aimer.

Le courage est en eux comme cette sincérité puérile qui font qu'à leur age, l'on ne sait toujours pas ce qui blesse nos âmes et que nos ombres pleurent désormais en silence.

Plus que la tempérance ou même la bonté, ils grandissent de l'amour qui est seule vérité.

Leurs mots n'ont pas de prise par cette tournure abstraite et détournée, du fait qu'ils écrivent la vie par des éclats rires généreux et gratuits.

Couronnes fleuries, les rondes de notre enfance unissent encore la mémoire des ombres à celle du passé.

Sous le soleil puissant bien plus que sous les néons de la ville, sachons nous retourner vers ces valeurs d'antan qui sont éternité.

Devant nos yeux intérieurs, plus que de noires images montrant tous nos défauts, qu'il est bon de faire le voyage enluminé de vertus étoilées. Dans ce ciel infini et si profond, nos ombres s'y fondent en plaisir de vivre et de danser.

Plus que ces jugements lourds de chaînes et qui entravent de peine la beauté souveraine, autant se détacher du néant qui broie les ombres et les âmes languissantes.

Par ce jeu de miroir qui projette sur les autres ce qui nous fait souffrir, aucune vertu ne s'y reflète sans laisser le goût amer d'une immense défaite.

Sachons nous pardonner autant à nous même qu'aux autres nos écarts de conduite avant que de subir maintes fois le reproche d'avoir, plutôt que d'être. Car nous sommes unis à une ombre tirant sur nos pas, qui tente vainement de résister au chemin tortueux où nous l'avons menée.

Écoutons son silence grandissant qui baigne de sagesse notre raison de vivre par la force d'aimer. Point de mots, sinon cette harmonie ravivant nos chemins en rondes enfantines ivres de liberté.

G.

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