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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Le rêve, une pensée fanée que l'on essaye de faire pousser dans un jardin de rocailles ?

Il est des rêves qui parfois rejoignent et même dépassent la réalité. Traits de génie ou savamment construits en tenant compte de tous les paramètres, ils n'ont rien de comparable avec ceux basés sur l'obstination ou la superstition.

Tout est possible...et rien n'est moins sur !

La différence s'inscrit dans un futur que nul ne connaît, à moins d'être un formidable devin...

Or, ce que l'on sait des choses, c'est que les mêmes causes provoquent les mêmes effets et que si les paramètres varient, les conséquences évoluent en fonction !

Donc, comme le soulignait A. Einstein, l'on ne peut trouver des solutions valables à des problèmes découlant du même état d'esprit qui en est à l'origine.

Le monde est tel qu'il est et non pas comme nous voulons le percevoir par nos pensées.

Le concept du "tout tourisme Alpin" est dépassé, non plus depuis que les conditions climatiques ont évolué, mais bien dés que nous sommes entrés dans une situation de crise mettant à mal les classes moyennes. Alors, ne faut il pas repenser autrement l'avenir qu'en s'obstinant à considérer que demain, c'est fini et que les classes moyennes retrouveront un surplus d'oxygène qui leur manque tant aujourd'hui ?

L'illusion communautaire du "tout le monde égal" a fait son temps !

L'échec du communautarisme Européen l'illustre parfaitement.

Les ressources d'avenir ne peuvent se fonder seulement sur un inventaire de celles du passé. Innover et s'adapter sont les maîtres mots en remède aux maux de la désillusion.

Non seulement la pensée devrait investir tous secteurs d'activités, mais surtout revoir le concept étiolé de la saisonnalité.

Lorsque je suis revenu au pays, malgré des concepts locaux basés sur le protectionnisme paternaliste, la "sur exploitation" des personnels et les bas salaires, c'était encore le temps des 5 mois de contrat en hiver et des 2 à 3 mois en "été". Le reste du temps, chantiers de maçonnerie, forestiers ou autres...J'ai toujours trouvé du travail.

Aujourd'hui, 3 mois de contrat en hiver et 1 en été...

Pour le reste, là où 25 bûcherons travaillaient, 3 emplois seulement... 1 à tracer, un conducteur de la "tête d'abattage", 1 conducteur de tracteur d'extraction...

Les chantiers de construction sont envahis de main d'oeuvre étrangère et n'offrent plus de possibilités aux jeunes du pays.

Voilà où nous a conduit le discours "protectionniste" de certains politiques qui ont tué l'emploi à vouloir le conserver sans rien faire d'autre que le conserver !

L'inertie de ce "super tanker" à la barre du quel personne ne pilote nous conduit inévitablement dans la falaise.

Car, si la pression politique n'avait pas été ce qu'elle fut, comme ce qu'elle est encore pour certains, au lieu de mettre le pilote en vacance, nous aurions réfléchi et anticipé pour développer d'autres activités que celle d'un tourisme voué à la mort.

Les menaces personnelles d'un certain chef d'État sur les Préfets quant à leur carrière n'ont conduit ces derniers qu'à un "conservatisme paralysant" qui faisait obstacle à la réalité et à tout développement futur.

En gardant les "vaches folles" au nom d'une certaine agriculture, ce sont toutes les exploitations qui sont en péril d'être, de devenir ou de naître...

Dans le secteur privé, deux ans de déficit et c'est la fermeture !

Lorsque les collectivités se prennent pour ce qu'elles ne sont pas...ça peut durer d'autant plus que c'est de l'argent public qu'on dilapide...pour faire plaisir aux copains !

L'histoire de la station de Puyvalador en est un des exemples les plus frappants, puisque ça fait 20 ans que ça dure !

Alors, derrière le rideau de fumée de la décentralisation, qui a décidément bon dos, le laisser faire est il plus évident que la complicité de "détournements" de fonds publics à des amitiés...privées?

Ah! S'il n'y avait pas eu ce mécanisme "mafieux", l'avenir aurait il pu s'envisager autrement que par tranches d'un saucisson ranci ?

Non seulement nous aurions pensé sur la durée globale de l'année, mais sur des projets à plus ou moins long terme en tenant en compte l'adaptation et l'innovation !

Aujourd'hui encore l'on se refuse à penser que la porte du passé est définitivement fermée et qu'il faut rapidement tourner la page pour s'orienter vers autre chose.

Plus on insiste, plus atroce sera la fin car elle ne laissera aucun échappatoire pour trouver d'autres solutions quand l'heure fatidique sonnera. Et, elle sonnera plus tôt que beaucoup ne le pensent !

Maintenant, parfois, à quelque chose de bon malheur se fait.

Mais, là nous sommes dans la fiction, car ce ne serait que pure spéculation de prévoir une clientèle de gens aisés et de puristes remplacer ceux qui déserteront sans remords le navire au moment du naufrage...

De quoi réfléchir et faire réfléchir. Quant à agir...

Verrons nous un jour s'allumer la petite loupiote de l'entendement au fin fond des inconsciences ténébreuses ?

Rien n'est moins sur et tout n'est pas impossible !

G.

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