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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Projeter, c'est tourner ses attentions vers le futur, sans oublier les leçons du passé...

Mais, il existe un frein, c'est l'inertie du passé, pour ne pas dire du passif !

Aucun avenir dans une commune sur endettée car plus de possibilité d'emprunts et donc d'investissement.

Ce ne serait cependant qu'un faux problème si au lieu de croire que le domaine public est le seul à pouvoir faire évoluer la vie, l'on se tournait vers la seule réalité.

Car, sans le secteur privé, pas de fonds publics !

A force d'impôts, les investisseurs fuient le pays et pour cause, ils n'arrivent plus à survivre car les charges dépassent leurs revenus lorsque le marché vient s’infléchir en période de crise...

Alors, on ferme !

Donc, si plus de revenus par moins de taxes, plus de taxes c'est moins de revenus !

Lorsque nous nous retrouvons dans un cadre de sur fiscalisation, qui voudrait venir installer une affaire, un commerce, un atelier, une exploitation, dans une zone sinistre et sinistrée de surcroît par la folie ?

Seul le secteur privé est source de richesses, d'emplois, de foyers et d'activités, car c'est de lui qu'émane la réelle productivité durable des hommes. Le service public n'en est qu'une émanation dont l'avenir ne dépend que de la prospérité de la sphère privée.

Fi donc de l'avenir, lorsque l'on oublie que l'impôt tue l'impôt et que l'on se borne de surcroît à fermer la porte à ce qui, plus que la complémentarité, est l'essence même de la vie !

Le tout tourisme a vécu ses heures d'illusions au son des cliquetis mécaniques des remontes pentes et de l'ivresse naïve de descentes qui ont mené le pays aux enfers de l'endettement.

L'obstination imbécile ne fera pas revenir autant de chalands dans le peu de commerces situés pieds de pistes. Beaucoup n'ont plus les moyens de se payer un tranche d'ivresse pour oublier les tracas du confinement citadin. C'est bien dommage pour eux comme pour nous !

Alors que reste t'il, sinon que se tourner vers ceux qui possèdent encore ce potentiel à l'insouciance de vacances onéreuses ?

Faut t'il pour autant pouvoir répondre à leurs besoins...saisonniers.

C'est certainement oublier que la complémentarité ne se conçoit que dans le cadre de l'année toute entière et sur une durabilité aujourd'hui absente et pour cause !

Si beaucoup de métiers sont devenus obsolètes et ont disparu de notre secteur, certains mériteraient une visite approfondie pour redécouvrir des potentiels exploitables.

Mais que peut faire la collectivité sur endettée sinon que de baisser ses impôts et subventionner l'installation ?

Impossible ?

Pourtant, il faut faire un choix et ce choix nous échappe car les banquiers sont tenaces à leurs bénéfices plus qu'à leur devenir. La preuve s'il en est une, c'est qu'en cas de crash, c'est encore nous qui payons. Alors pas de soucis pour eux !

Il suffirait qu'ils jouent le jeu de l'avenir en poussant réellement à l'investissement personnel, mais avec cette perspective bouchée de la sur fiscalité...rien d'encourageant !

Aucune viabilité, donc, aucun espoir de faire fructifier ses investissements.

Alors, sommes nous condamnés à revenir au moyen age, vu que la féodalité est déjà bien implantée dans les réflexes des décideurs ?

Ne faudrait t'il pas désengorger les consciences d'un passé proche mais révolu pour que le passif ne continue pas à nous condamner aux oubliettes ?

Mais qui peut se souvenir de ce qu'était l'activité rurale et humaine de ceux qui n'ont jamais vécu que cette période illusoire du tout tourisme ?

Sans revenir aux temps durs, il existe des principes de diversité, de valeurs, de culture et de complémentarité qui survivent encore ça et là dans bien d'autres contrées, d'autres massifs...Car plus que les métiers par eux même, c'est leur fondement qui peut représenter une nouvelle source d'avenir.

Plus que de quémander d'illusoires ressources à des administrations dont la préoccupation majeure n'est pas centrée vers la durabilité des zones montagneuses, ne faut t'il pas se rappeler la phrase célèbre de B. Franklin : -"Aides toi et le ciel t'aidera !"

Voyons, si la sagesse des anciens fait désormais partie du capharnaüm culturel dans le quel il serait devenu impossible de retrouver l'essentiel...

Gageons, utopique-ment, qu'un matin, la lumière vienne éveiller les consciences embrumées de nos dirigeants et que d'un coup se révèle à eux la teneur qui fait de l'action privée le moteur et le rétroviseur averti du progrès...

L'espoir fait vivre ?

Peut être... mais l'inertie tue à coup sur !

G.

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