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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Que se passe t'il outre Pyrénées ?

Est ce le contre coup, sinon lui même, de ces attentats qui sont venus pénétrer la conscience collective pour lui rappeler d'amers souvenirs, ou un effet de balance entre les versants Pyrénéens ?

Quand ça va mieux en France, sur l'autre versant, ça empirerait et inversement...

Une nette tendance s'ancre petit à petit dans les habitudes de nos voisins Ibères. Balance ou tache d'huile ?

Le Samedi, ils sont là, moins nombreux certes, mais ils viennent encore fréquenter les domaines skiables du secteur.

Mais, le Dimanche...La baisse est d'autant plus flagrante que les Français n'en sont que de plus en plus absents.

Ce manque laisse apparaître le besoin d'une gestion territoriale à géométrie variable avec la certitude d'un abandon de l'État confirmé par la baisse, via la probable extinction de la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) et de la réforme territoriale en cours.

Le clan des Jacobins recentre une fois de plus les deniers vers son nombril sous le prétexte "de diminuer" la dette Nationale...et d'assouvir des besoins "capitaux" sinon ceux de la Capitale.

Alors, ce Parisianisme égocentrique ne saurait cacher cet autre élitisme de parti, tout aussi néfaste, qui se sert de la décentralisation pour ne mieux que se servir soi même au détriment des collectivités locales. Loin des yeux, loin du cœur !

Dans la diversité des points de vue notables dans notre département, il est celui des trains. Il y a le train jaune dont la motrice transporte elle aussi des voyageurs. Il y a derrière, les Wagons, en dessous les trois rails dont un alimentant et il y a aussi le paysage...

Puis il est aussi d'autres trains dont certain TGV...si "rapides" qu'ils voudraient arriver avant d'être partis.

Le problème majeur de notre pays, c'est que chaque occupant croie que s'il est dans la loco, c'est elle qui est la plus importante et il en oublie le reste...

A quoi sert une loco sans wagons ?

Pour les Wagons, comment feraient ils sans locos ?

Sans le rail électrifié, pas de trains.

Sans trains, pas de gares, mais sans gares pas de train.

Et sans les barrages hydroélectriques et sans la population qui vit et travaille alentours...

Puisque nous sommes à un passage à niveau...

Lorsque l'on nous sert un plat froid de morue aux relents de hareng saur Européen et qu'en plus il faudrait l'avaler avec une mayonnaise fétide prônant par émulsion l'Union Nationale "Sacrée", comment ne pas constater cette volonté mafieuse de consolider les revenus et influences d'une gente s'auto créditant par l'événementiel et les subsides de nos impôts ?

Ceux là même qui voudraient être contrôleurs rémunérés et actionnaires bénéficiaires d'un argent qui ne leur appartient pas mais dont ils aiment tant à disposer...

Tant il en est qui voudraient être assis à la place du conducteur ou à coté, qu'il faudrait faire des locos plus larges que longues...D'où peut être certain hémicycle !

Évidemment, ça coince dans les tunnels.

Le "professionnalisme" de certains représentants nous ferait presque oublier que constitutionnellement ils ne sont que des amateurs devant s'appuyer sur les qualifications de leurs administrations pour décider dans le domaine de leurs compétences définies pour servir le Pays et ses entreprises locales.

Mais, fi de cette barrière, puisque limitative et gênante, ils vont la nuancer, voire l’annihiler.

La Clause Générale des Compétences définie en 1789 pour les communes et 1793 pour les départements va subir une désintégration bien singulière. En reflet de cette faim de pouvoir toujours plus centralisateur, ils se servent d'une certaine idée "communautaire" pour assouvir leurs appétits d'argent et de reconnaissance !

La population, prise en otage d'élections de plus en plus vidées de l'intérêt de proximité se démotive quant aux enjeux réels. Elle se trouve réduite à la masse inconséquente dont la mémoire est manipulée au gré de l'immédiateté.

Cependant, la peur construite et la méfiance installée se sont infiltrées plus profondément que l'épaisseur des bas de laine. Le sursaut orchestré de la réaction par l'attachement aux véritables valeurs humaines ne changera pas les réflexes insolents des récupérateurs de mémoire collective qui serrent les fesses devant leur possible éjection de la scène et des revenus publics.

Les requins ne se mangent pas entre eux sauf, survie oblige...

Le fond du problème est bien là !

Ce n'est pas que tout leur profite, mais plutôt qu'ils veulent profiter de tout !

Trop de "représentants" qui ne représentent bien souvent que leur égoïsme forcené et s'auto accréditent outrancièrement en décrédibilisant ceux qui sont les véritables artisans et travailleurs !

Le fait en est si banal, que presque on oublierait cette tendance qui chevauche tous les massifs frontaliers...et bien des lieux de travail.

Au lieu d'alléger une strate stratégiquement destinée au maintien au pouvoir, nous en sommes à faire le contraire en vidant de moyens et de proximité les territoires sous couvert d'arguments inverses.

Ah, la rhétorique !

C'est un véritable terrorisme politique orchestré de concert par la même élite qui installe à tous les niveaux ses couvées de technocrates si qualifiés que comme disait approximativement Coluche : -"Si tu leur confie la gestion du Sahara, il faudra inévitablement racheter du sable..."

Plus de 930 élus et retraités cumulards le plus souvent, pour gérer quoi ?

Il est temps que cet attachement aux valeurs humaines, qui s'exprima dernièrement, ne soit plus contraint par cet avide attachement aux deniers du peuple...

Aurons nous le plaisir de voir se dresser contre leur égoïsme certains "désintéressés" assez honnêtes pour amener une véritable réforme profonde de l'organisation politique et territoriale qui prenne en attachement la population et les entreprises au lieu de leur seul nombril ?

La confiance ramènera peut être de nouvelles perspectives de développement mais, elle sera forcément limitée tant que les problèmes sécuritaires, environnementaux, démographiques et autres réalités seront uniquement traités qu'au l'envers d'une lorgnette décidément obstinée !

Alors, la logique d'une gestion à géométrie variable pourra s'ériger vers la construction d'une économie partenaire et complémentaire de part et d'autre de nos massifs montagneux, si toute fois, elle est respectueuse des identités et réalités locales.

Ce qui se fait en haut trouve évidemment son pâle reflet à tous les étages de notre société et nous ne nous étonnons plus des mêmes réflexes "locos" exercés par les colonialistes de tous bords.

Pour faire évoluer le tout, il faudrait que chacun y mette du sien !

C'est pas gagné, mais c'est possible, même si l'on ne peut résoudre des problèmes avec le même état d'esprit et les mêmes personnes qui en sont à l'origine (A. Einstein).

C'est cette réforme profonde des valeurs et des comportements qu'espère en attente la conscience profonde du tissus démographique dont la trame subit on ne peut plus actuellement des tensions urbaines trop importantes et des relâchements ruraux si assassins.

La brioche ne remplacera pas le pain, nous l'avons déjà vu...

Bonne réflexion !

G.

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