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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

C'est dans les cartons et ça ressort quand ça va mal...

Toujours cette même rengaine des liaisons inter stations qui fait fi des faits et tente de nous faire croire à l'utopie récurrente de l'expansion alors qu'il en va de la survie de ce qui peut être encore "sauvable"...

Les "Neiges Catalanes" ont bien montré que l'uniformisation tarifaire des forfaits ski n'était pas compatible avec la diversité des sites et de leurs potentiels respectifs.

Même si la possibilité reste un atout attractif, un seul forfait pour toutes les stations, ce serait avant tout un seul et même type de gestion et d'exploitation. Même si la chose peut aujourd'hui paraître un peu plus envisageable par la fusion des communautés de communes, est elle réellement adaptée à bien des bourses de skieurs qui trouvent refuge dans des petites stations en ce que leurs forfaits sont moins coûteux ?

Qui plus est, lorsque l'on sait que sur une famille de cinq personnes seuls deux à trois pratiquent le ski Alpin...Les liaisons ne devraient elles pas se faire par le pied des stations plutôt que par le haut des pistes ?

La diversité ne se pose pas autant en matière de concurrence qu'elle ne constitue une complémentarité indispensable à tous.

C'est quand même dingue de voir l'entêtement se déchaîner sur un constat d'effondrement vers la négation des identités complémentaires.

Dingue de tenter de reproduire l'image mythique des "Trois Vallées", des grands complexes Alpins dans leur particularisme, sans bénéficier ni des mêmes bassins de clientèle, ni des mêmes infrastructures routières, ni de cette implication centralisatrice qui fait du Pouvoir Parisien le complice et le fer de lance des investisseurs qui souvent ont un pied sur le massif Alpin et l'autre dans la capitale...

Dingue de nier la réalité Pyrénéenne, son particularisme transfrontalier et sa capillarité somme toute limitée quantitativement et qualitativement en matière d'influence commerciale.

Pourquoi tenter de reproduire la même chose que dans les Alpes et les mêmes erreurs ?

C'est à croire que non seulement nous sommes en manque d'imagination, mais aussi que plus personne ne sait ce que sont LES PYRÉNÉES !

Forcément, vu l'invasion des sites et des collectivités par des ambitieux peu scrupuleux qui tentent d'obtenir une reconnaissance électorale qu'ils n'ont jamais eu chez eux avec des moyens qu'ils n'ont jamais eu mais qu'ils puisent volontiers dans les poches des autres...Il ne faut pas s'étonner qu'ils veuillent réinventer ce qui existe déjà sans en tirer les leçons !

Est ce cependant la seule racine pourrie de cet arbre malade du désintéressement et du dénigrement Jacobin ?

Même dans les Alpes ça va mal et nous serions étonnés du contenu d'un rapport de la Cour des Comptes basé sur l'exploitation touristique dans les vallées d'outre Rhône.

Faire mieux, ici, c'est peut être faire différent !

Là où le regard se pose envieux en concurrent de quelque chose fondamentalement impossible à imiter, ne faudrait il pas visiter ce qui est compatible qualitativement en y appliquant la touche Pyrénéenne ?

Nous sommes Pyrénéens !

Basques, Béarnais, Toys, Bigourdans, Louronnais, Aspesiens, Arrannais, Andorrans, Pallarrès, Ariégeois, Aragonais, Catalans, Occitans, autant de variétés de peuples, autant de richesses culturelles d'échange dans la diversité de versants qui font un monde là où le parisien ne voit qu'une frontière.

La pluralité nous montre qu'au lieu de la fusion amalgame, genre mondialisation locale, nous devrions cultiver nos différences pour en faire un atout majeur de complémentarité.

"Laisser à César, ce qui appartient à César", c'est concevoir les territoires comme la palette de couleurs du peintre paysager.

Bien sur, il est des mélanges, mais il est aussi des couleurs pures qui donnent l'attirance de l’œil sur la toile montagneuse.

La proximité des grands bassins de population se limitant par l'espace et le temps, lorsqu'on ne peut rapprocher par l'un, il faut rapprocher par l'autre.

Faut il savoir avant toute intention et investissement à qui l'on s'adresse et quels sont les moyens de la clientèle recherchée...

Lorsque les TGV traverseront la chaîne dans tous les sens comme passaient les palombes dans les cols, nous ne serons plus dans le monde actuel...

Si les aéroports drainent une lointaine clientèle, ils ne sont ni assez nombreux, ni assez proches, ni assez achalandés pour que nos Pyrénées prennent de l'altitude.

A tout vouloir, la mixité nous montre ses limites et ses incompatibilités. Il est des besoins si différents et des moyens si variés qui font que la même réponse ne peut s'adapter ni aux uns, ni aux autres. Bilan, c'est le bide !

Une clientèle en fait fuir une autre et il faut se rappeler de l'arrivée massive des "Espagnols" qui poussa hors des sites une clientèle moins nombreuse mais tellement plus aisée !

De plus dans un monde en crise, il faut admettre que la démocratisation du ski en a pris un sérieux coup dans l'aile.

Les chantiers abandonnés et les changements de politique locale l'ont démontré également.

Ici, Font Romeu sera toujours Font Romeu tant qu'il restera Font Romeu. Au delà de la légende est la réalité de l'adaptation par la prise en compte de valeurs répondant à une demande réelle.

Les Angles, c'est différent autant que Formiguères dont l'exposition est plus favorable à l'enneigement naturel. Ces stations drainent un type particulier de clientèle familiale qui ne cesse de diminuer, ne parlons pas des autres sites qui ont voulu copier les voisins sans la même desserte routière ni les mêmes atouts, ni moyens...

L'avidité, ce désir sournois est mère de tous les vices qui pourrissent actuellement tout espoir d'avenir. Là où certains promoteurs de petite envergure ont vu les neiges d'or, il ne reste que la grande désillusion des petits épargnants floués dans un orgueil mal placé.

Or, si l'obstination persiste à chasser un même gibier devenu plus rare, il est fort à parier qu'il finira par disparaître totalement ou qu'il finira par n'y avoir que moins de "chasseurs" et peut être même ni gibier, ni chasseurs...

Dans un monde aussi complexe que nos Pyrénées, n'est il pas d'autres domaines que les pistes de ski en mal de fréquentation ?

Au lieu de jeter deniers publics et illusions locales dans une bataille perdue d'avance, ne serait il pas encore temps d'ouvrir les yeux, le cœur et les portefeuilles vers d'autres secteurs économiques et culturels ?

La fiscalité doit elle encore servir uniquement à éponger les dettes abyssales d'erreurs obstinées ou devenir un attrait à l'initiative de nouvelles énergies si cruellement absentes ?

Le débat est somme toute limité, car confisqué par "l'élite" de représentants dont certains sont trop impliqués par leurs intérêts personnels pour réellement représenter les intérêts de ceux qui les ont élus...

Peuvent ils évaluer honnêtement la moindre réalité lorsqu'ils sont investisseurs, propriétaires, exploitants dans un site en déperdition dont le fonctionnement coûteux impute plus la population contribuable sédentaire qu'eux mêmes ?

Comment ne plus s'étonner, qu'à l'abri des Lois de décentralisation, une complicité du "laisser faire" contribue à des réflexes mafieux de discrimination fiscale. Ce faisant, en "Oubliant" par là même de contrôler presque la moitié des foyers fiscaux d'une commune qui sont en illégalité et en magouille permanente sur des dysfonctionnements administratifs, des vides de gestion par manque de moyens et de personnels. De là à justifier la poursuite de la faillite organisée sous d'autres prétextes tout aussi illusoires que la défense de l'emploi ou le devenir sans avenir d'une activité à bout de souffle...Bravo !

Si en plus, ça doit s'aggraver en étendant le problème à toute la contrée par l'implication obligatoire des autres communes par des liaisons d'autant plus obsolètes qu'elles contribueront à la défiguration de paysages encore préservés, alors là, chapeau !

Non seulement la médiocrité devient une référence, mais lorsqu'elle se cultive et se renforce par l'ignorance volontaire, il devient quasiment certain d'une désertification doublée de la ruine paysagère et économique de tout le secteur.

Du tourisme, certes, mais plus celui qui détruit et ruine une économie locale et ses potentiels paysagers au lieu d'en être le générateur d'énergies nouvelles et complémentaires !

Bonne réflexions.

G.

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