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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Lorsque la main gauche ignore ce que donne la main droite...

L'être humain est si complexe que l'on peut arriver à vivre sa vie sans savoir, ni même chercher à sentir ce qui justement nous fait vivre ou mourir.

Or, si nous considérons que l'univers entier est constitué et créé de la même énergie simplement différenciée en formes perceptibles ou non, de même nous le sommes aussi.

Le corps humain possède des ressources si insoupçonnées que beaucoup en usent sans savoir ce qu'ils font et heureusement parfois...

D'une par, parce qu'il serait trop prenant de suivre tous les mécanismes (internes et externes) qui le régissent et que d'autre part l'on pourrait en faire de bien mauvais usages.

Mourir, cela n'est rien. Mourir, la belle affaire...Mais vieillir...Chantait Jacques Brel.

Vieillir c'est "vivre tout simplement" depuis sa naissance jusqu'à sa mort. Après, ce n'est qu'après...Longtemps après...Mais est ce si important puisque si nous n'en sommes conscients, de toute façon nous revenons à l'origine, c'est à dire au tout.

Si nous suivons ce raisonnement, la fin de nos entités biologiques périssables ne peut être qu'une fin en soi sans pour autant être la fin de tout, ni du tout d'ailleurs.

Que nous pensions n'avoir qu'un cerveau divisé en deux ou deux associés en un, peut être trois et pourquoi pas quatre, qu'il puisse en fait en exister d'insoupçonnables en des endroits insoupçonnés, ne change rien à la donne. Nous vivons ici et maintenant, voilà tout.

Cette conscience de l'inconscience est fondamentale en ce qui concerne la relativité dans la conception mentale de l'absolue vérité. Trop de certitude tue la vérité et cependant pouvons nous vivre dans l'incertitude si toutefois nous voulons progresser du moins de l'homme vers l'humain et devenir en fait ce que nous sommes en essence et tentons de réaliser en actes ?

De tous temps les humains ont cherché à progresser et à faire progresser eux mêmes et le reste de leurs semblables plutôt que l'ensemble de l'humanité.

Bien souvent, ne reconnaissant les causes qu'à leurs effets, nous nous limitons à ce que nous pouvons en percevoir. De là à en faire une certitude, il en naquit bien des dérives sectaires sinon totalitaires. Ces comportements extériorisent ce caractère limité et incapacitant l'évolution.

Pourtant, que nous le voulions ou pas, nous évoluons quand même et ce n'est que par orgueil que nous nous croyons au dessus de tout alors que nous en sommes qu'une partie ridicule sinon peu signifiante d'un tout qui nous échappe à chaque fois que nous pensons l'avoir enfin compris dans sa totalité.

Il est dans bien des paroles et des écrits, des sources non négligeables de ce qui dépasse la seule pensée. Mais, seulement, lire et écouter ne peuvent pour autant révéler ce qui dépasse le mot ou la lettre. Penser autrement, sentir autrement pour oser faire autrement n'amènent pas forcément à la révolution permanente, mais peuvent nous permettre de lire entre les lignes et de percevoir ce que l'on ne peut seulement avec notre esprit limité.

Savoir, vouloir, oser, se taire...commencent toujours par se taire pour se connaître.

Pour cela, bien des rituels furent expérimentés avec leurs avantages et ce coté limitatif du fait qu'il sont issus d'une partialité excluant la totalité. En conséquence, une progression fut envisagée pour palier en quelque sorte à cet aspect limitatif en temps et en espace.

Cependant, une vie entière ne saurait suffire, puisque n'étant nous même que parties infimes, nous sommes forcément limités et dans le temps et par l'espace que nous occupons, conscients ou non.

Si nous sommes un tout issus du tout et à "l'image" du tout, car en subissant et agissant par ses Lois communes, nous ne sommes pas le tout pour autant et notre image ne peut en conséquence être celle du tout, lequel ne peut aucunement en être réduit à un concept quelconque, somme toute limitatif.

En conséquence, la noblesse de l'oeuvre implique la noblesse de "l'oeuvrant".

Pour que soit reconnue cette noblesse qui en fait un exemple à suivre, elle ne peut résider que dans un désintérêt pratiqué envers ses intérêts et tout aussi intéressée de ceux que l'on partage avec l'humanité toute entière.

La main qui donne ne regarde pas celle qui reçoit et celle qui reçoit ne regarde pas celle qui donne lorsque ce qui est fait par l'une ou par l'autre est fait pour le bien de tous. Là est cette noblesse si déficiente de nos jours lorsqu'il s'agit notamment de politique ou de religions...

Pâques est peut être un de ces moments magiques dans les cycles de vie qui nous permettent de nous pencher particulièrement sur l’œuf contenant et contenu. Assis sur les rebords du monde, comme sur un rocher anciennement erratique, nous pouvons contempler le cours du Galbe et celui de nos existences.

Bonne réflexion et joyeuses Pâques !

G.

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