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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Sans le tout, il n'est rien !

Que ne voit on trop souvent que ce qui nous intéresse ?

Ce n'est que cette partie apparente des choses qui limite notre regard au feuillage, à la ramure, quelques fois aux oiseaux ou à leurs nids délaissés pendant les migrations hivernales...

Sous terre sont ses racines comme les nôtres au fond de nous.

Que ne sent on pas le flux montant et descendant, les symbioses des radicules et des mycéliums ?

Pressés, pressurisés par nos modes de vie et de vision, nous effleurons une surface dont nous ne percevons qu'un éclairage restreint sous le soleil ou sous la lune.

C'est précisément là, que par paresse ou par manque de motivation, nous nous faisons une idée de ce qu'est la réalité qui forcément nous dépasse.

Troublés dans nos petits tracas du quotidien, rien n'a plus d'importance que cette futilité de l'accessoire "si indispensable" que vient d'acquérir le voisin, de ce rien qui fait tout, que sans lui tout va si mal !

Sans manger, nous pourrions tenir plus d'un mois.

Très peu ont une idée précise de ce qu'est la faim et cependant, il y en est trop encore ici et si près...

Par contre, sans boire, deux jours et c'est la mort assurée. Qui se rappelle d'avoir vraiment eu soif jusqu'au délire ?

Pourtant, sans chercher ce qui est derrière le seuil des apparences, certains sont morts sans pour autant qu'ils ne s'en soient aperçu !

Ces "zombies" continuent chaque jour leur train-train quotidien...

Pour comprendre un arbre, il ne faut pas seulement le voir, croire connaître son fonctionnement, il faut aussi le sentir et vivre avec lui, de ses racines jusqu'au bout de ses plus fines ramures.

Il faut visiter avec lui les saisons et leurs rigueurs, les oiseaux et leurs migrations, les vents et leurs sources, les pluies et l'aridité, le soleil et sa course. les astres et leurs orbites.

Aujourd'hui, certains, armés d'une "chignole à accus" se ruent sur l'écorce et perçant à cœur, viennent puiser l'eau forte de vie des bouleaux, par bidons entiers.

Malades imaginaires d'un monde de consommation, ils portent atteinte à la vie de cet arbre sacré sur le quel grimpait le chaman et avec lui les esprits des bois, de la terre et des hommes...

Au nom d'une santé si délicate que l'on en oublie l'essence et l'essentiel, ils engloutissent des litres comme des irresponsables vampires insatiables jusqu'à ce que dépérisse et meure la victime.

Ce ne sont plus des "saignées" mais un "hold-up" orchestré par des mains avides d'argent et des bouches qui boivent sans avoir soif !

Prendre juste ce dont on a besoin, sans nuire.

Mais, nous en sommes loin...

Si loin que d'en parler donne le vertige à ceux qui n'en ont jamais eu la moindre idée !

Pourtant, que seraient ils aujourd'hui si les anciennes peuplades avaient dévasté ce dont ils précipitent la fin ?

Sommes nous encore capables de nous remémorer les principes qui conduisaient les tribus de génération en générations, de terres en terres tout en respectant les unes et les autres ?

Alors, si l'arbre n'est arbre en tout sans le tout dont il fait partie, que ne le respecte t' on pas comme étant également une partie de nous mêmes ?

Bonne réflexion !

G.

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