Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Silence !

Vous l'avez senti sur vos épaules et dans vos cœurs, lorsque baignant dans la fraîcheur nocturne d'une nuit étoilée, vos yeux se sont mis à voyager d'une étoile à l'autre sous la voûte étincelante.

Parcourant bois et futaies, l'esprit libéré des tracas quotidiens, il est ce compagnon d'un fidèle et si joyeux chemin.

Alors que votre attention se porte vers les cimes, la porte de vos profondes pensées se détourne que pour mieux se livrer.

Tel un souffle léger, soudain un frisson parcourt votre échine et sans que rien ne vienne troubler la quiétude ambiante, chaque chose se met à parler la langue méconnue des hommes. Elle n'est plus un secret ni pour vous ni pour ceux des bois qui vous accompagnent dans ce voyage éternel entre nuages et ciel, entre terre et rochers, si bien que vous pourriez glisser vos doigts entre l'arbre et l'écorce...

L'odeur de l'humus qui monte de la terre vient à la rencontre d'idées qui ne vous sont pas familières.

Alors que vous seriez surpris, plus rien ne vous étonne et vous laissez venir à vous l'harmonie du vent dans les feuillages qui murmure à votre oreille les doux sons que nul ne peut entendre.

L'inspiration voyage sans efforts de la terre aux nuages et celle qui vous vient là s'en ira nonchalante si vous n'y prêtez guère attention et ne la cultiviez dans le jardin sauvage de vos belles pensées.

La muse du poète, celle du tailleur de pierre ou la douce plume qui caresse la page de notes enchantées fut d'abord cet oiseau sans sa cage dorée...

Vous ressentez ce chant qui enchante et égaie plus que celui d'un pinson ou même d'une alouette montant vers le soleil radieux dans un ciel azuré. Vous venez d'entrer dans ce qui nous échappe et nous domine. Ici est ce jardin secret, cet Eden perdu des fous de trop de raison que la cervelle déforme de bien trop de questions.

Aussi légers que l'air, tout vous inspire et si le souffle manque à la course des hommes, celui ci vient sans peine vous baigner de bonheur et livre à vos oreilles les secrets enfouis et ceux qui traversent le ciel comme comètes discrètes que peu savent, bien qu'elles soient connues de tous.

Bienvenue au pays perdu que cherchent désespérément les avides rôdeurs aux ventres étouffants et aux humeurs perfides...

Ici ne baignent que ceux dont l'attention se pose ailleurs que sur leur énorme nombril !

Plus que de se noyer, les âmes virevoltent sous la grande futaie.

L'écureuil devient le complice de la nymphe charmeuse et si la pie ricane, le geai alerte des sournoises pensées qui n'auraient pas leur place au sein de cette divine harmonie qui naît et grandit en vous comme lierre léger enlaçant le vieux chêne d'un baiser langoureux et puissant.

Si vous n'y prenez garde, le trésor à peine découvert se dissipe et lorsque l'arc en ciel disparaît bien triste redevient le pauvre farfadet...

Vous n'aurez pas deux fois la chance de trouver et si vous quittez le chemin, rien ne peut un jour vous y ramener.

Tant d’œuvres se sont perdues et tant d'inachevées pour un simple sourire ou le parfum d'une fée...

Car il est bien fragile ce fil de soie qui fait d'une pensée que l'on vous offre, le plus beau des bouquets !

G.

Commenter cet article