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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Tels deux colonnes, ils nous gardent...

Le premier est logique, c'est le gardien de notre esprit. Rien de ce qu'il n'est ne peut être admis. Il est force de raison sans jugement.

Le second est instinct, c'est le gardien de notre âme. Rien de ce qu'il ne ressent ne peut avancer. Il établit et fonde ce que l'esprit ne peut percevoir.

Le premier est le gardien de notre conscient.

Le second est le gardien de notre subconscient.

Pour aller au delà et s'ouvrir vers le ciel, il faut que le gardien de la porte d'entrée, celui du corps soit apaisé. Lui, est le cerbère. Derrière lui les deux colonnes.

Si le premier gardien se tait, alors le second se met à éclairer l'espace et le temps qui s'effacent devant le rideau qui se lève.

Pour entrer dans le temple, la clef est le silence.

Le silence du corps, celui de l'esprit et la paix de l'âme.

Si le corps s'apaise par son attitude et sa respiration, toute l'attention de l'esprit peut s'ouvrir en se taisant et l'âme entend, comprend et s'épanouit en ressentant ce que le cœur lui dicte.

La porte de la plénitude, c'est le vide d'un vase sacré.

Alors tout résonne et s'entend dans le silence vivifiant...

La pensée est le fil à tisser, la couse du soleil qui nous éloigne en nous rapprochant et qui nous rapproche en nous éloignant...

Seule cette fleur, si elle est belle, permet de nourrir le silence, d'apaiser le corps, de libérer l'esprit et d'ouvrir la porte de son âme.

Sans cette fleur, le corps n'a de repos, l'esprit est tourmenté, le cœur reste fermé et le voile se ternit. Nous restons à errer dans le labyrinthe de nos vies et de toutes les prisons engendrées par nos jugements et nos partialités.

Apprendre à désapprendre commence dans le silence.

Si la pensée éclose se nimbe de rosée, alors le cœur léger laisse couler fleuve de miel qui s'ouvre à nous comme la mer partagée laissant voir ses poissons et le fond de ses abysses sous un soleil éternel.

Mais, avant de s'élever il faut descendre en soi pour gravir la montagne des choses accumulées. Sans le silence l'inutile plongeon voit l'intrépide se fracasser sur les récifs de ses certitudes. Vouloir approcher de trop près le soleil sans s'y être préparé fait fondre l'espoir d'atteindre la lumière. Icare aux ailes trop fragiles gît la cervelle fracassée tout en bas de l'abîme...

Le corps apaisé, cerbère endormi, l'esprit qui se tait et l'âme qui vole au delà des sommets retrouve enfin le ciel d'où elle était issue.

En se perdant enfin, elle s'est retrouvée...

Non plus seule mais multiple son chant n'est plus son chant mais celui de la multitude de fleurs épanouies, déversant leurs parfums à qui veut bien sentir plutôt que croire ou même imaginer.

Alors, l'éternel ouvre ses bras aux cœurs simples, offre enfin la paix aux âmes et la justice à ceux, devenus des humains au lieu de n'être que des hommes...

Mais tout cela pourquoi ?

Peut être parce que le bonheur est un trésor trop grand pour n'être que celui d'un seul à moins que celui ci ne soit ce tout ce qui existe depuis qu'il est... Éternité.

Dans ce labyrinthe saurez vous vous retrouver ?

Il est un fil pourtant, fragile et si léger...

Celui peut être d'une fleur qui se fane si l'on ne prend soin d'elle et de la cultiver...

Sans amour que seraient les bouquets sinon ridicules intentions et futiles pensées ?

Bonne réflexion !

G.

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