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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Ce n'est pas parce que le conscient tente d'occulter la triste vérité que pour autant notre subconscient en reste dupe !

La meilleure façon de tuer son ennemi, c'est de l'ignorer disait Staline...

Ce qui ne l'empêcha nullement de joindre le geste à la "non pensée" en organisant le génocide permanent...

Dans notre société consumériste, lorsque quelque chose dérange, l'on a tôt fait de l'ignorer ou d'exclure comme nous l'apprenons si bien dans nos écoles et le subissons avec crainte si souvent...

Cependant si nous nous croyons abrités par le "bien penser", au fond de nous le malaise fait son chemin sur des situations de déséquilibre, de rejet ou d'exclusion de ce que nous ne voulons endosser car nous préférons le projeter sur les autres.

"Il est plus facile de voir la paille dans l’œil du voisin que la poutre dans le sien..."

Or, il est ce sur quoi nous pouvons agir directement, ce sur quoi nous pouvons agir indirectement et ce sur quoi nous ne pouvons rien faire d'aucune façon car cela relève uniquement de la perception des autres ou d'un mécanisme de forces que nous ne pouvons contrôler.

Le "bien penser", contrairement à la Libre Pensée, en fait relève de l'emprise que nous voulons bien laisser s'exercer sur nous par des facteurs extérieurs de façon permanente ou alternative...

Mode, dogmes religieux ou politiques, gourous en tout genre...(petits caporaux, chefs de services, collègues, élus manipulateurs, époux, "amis" ou conjoints égocentriques, etc.).

Même si nous faisons semblant d'ignorer les atteintes à notre personne par un soi disant "lâcher prise" de circonstance, il n'en demeure pas moins que chaque agression fait son travail de sape sur notre subconscient, souvent en nous empêchant de faire le lien par la pensée.

La pensée propre, qui est le fil conducteur, la ligne de vie, ne peut alors exercer un discernement suffisant pour renvoyer à son bourreau l'émission de ses tentatives d'assassinat mental, voir pire !

Sans elle nous sommes paralysés, sans concentration et sans volonté motivée.

Réagir alors peut se traduire par l'action de repousser toute tentative de broyage ou de noyade empêchant de penser par soi même ou en évitant ce genre d'individus...ou tout simplement en comprenant bien que tout jugement ne concerne que celui qui le porte !

Un vieux proverbe dit bien et le montre, que lorsque nous pointons d'un doigt accusateur, il en est trois qui pointent vers soi !

Si l'on croit choisir "ses amis" et non pas sa "famille" c'est parce que nous croyons toujours que ces amis se situent en dehors d'une sphère d'influence qui nous protège et à la quelle ils participent extérieurement... Une certaine vue de l'Esprit...

Or, nos "amis" deviennent en quelque sorte notre "famille" lorsqu'ils en font partie.

Ainsi la misère aime la compagnie et dans un milieu où chacun se complaît à répandre la sienne dans une volonté de décharge et d'excuse par un certain partage à sens unique car elle se projette et se cristallise sur les autres, l'inverse est aussi vrai et l'on finit contaminé par celle des autres !

Fuir ce genre de milieu donne un peu d'oxygène et permet par la distance de comprendre le mécanisme qui nous y a un certain temps attiré, maintenu et contaminé.

Si ce n'était réellement conscient, c'est souvent parce que l'attrait se fondait sur les réminiscences de choses enfouies au plus profond de nous et de notre enfance. "l’âne fréquente l'âne", mais aussi les extrêmes s'attirent...

S'éloigner par la pensée, sinon physiquement de ces mécanismes peut permettre alors de comprendre leur fonctionnement et donc de trouver remède en relativisant leur action. La fuite pure ne faisant que reporter un travers dans lequel nous pouvons retomber avec encore plus de dépendance tant que la démarche de "deuil" n'a pas été accomplie. Il faut savoir "mourir" à ces voix et voies pour mieux vivre sa vie en la nourrissant de belles, bonnes et saines choses...

Cultiver sa culture passe par l'ouverture à l'émerveillement et à l'optimisme.

Intérieurement, il faut sans cesse réapprendre à se mieux connaître pour mieux comprendre et soi et les autres !

Sans ce travail, point d'harmonie possible et point de pardon réel sinon que cette indifférence nous maintenant dans le suicide permanent de la "non pensée".

Le pardon pour être sincère doit être réellement vécu par la conscience et la pratique, non pas comme une excuse à l'amnésie volontaire mais comme une démarche de compréhension qui permet de rendre à César ce qui appartient à César...

Or sans être capable de se pardonner soi même, comment peut on avoir la prétention de vouloir le faire pour les autres, d'autant que l'on à rien compris à ce qu'est le pardon et surtout pour l'avoir confondu avec une forme d'amour qui peut être aussi entièrement égoïste...

Si le conscient fait semblant d'y croire, le subconscient n'est pas dupe !

Là, le pardon, l'Amour, s'ils ne sont sincères, volent en éclats devant le moindre imprévu...ou la moindre critique.

Hypocrisie ?

Peut être, peur construite de soi et des autres en soi et sur soi, plus certainement...

Si la peur se bâtit sur des raisonnements, le véritable sentiment lui est plus profond et sur lui, nous n'avons pas prise sinon que de le mieux vivre. L'écarter devient vain et d'autant plus blessant qu'on le repousse par la conscience alors qu'il surgit du fin fond de son subconscient.

Faut il ne pas être dupe non plus de ce que notre subconscient peut nous jouer de tour en nous faisant prendre des vessies pour des lanternes... N'oublions pas que nous ne sommes que des animaux "évolués" soumis aussi aux besoins naturels de leur espèce et que notre subconscient y travaille dans l'intérêt de l'individu mais aussi de l'espèce !

Bonne réflexion !

G.

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