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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Mettre en commun ce que l'on a de différent !

Lorsque l'on rassemble sous une contrainte des gens qui se ressemblent, tout au plus il est possible de créer un clan, une tribu, un parti politique fortement communautariste.

Mais à trop se ressembler, l'on finit toujours par se détester.

Le fait de se retrouver en permanence face à sa propre image ou de ne plus savoir si c'est un autre soi même qui vous regarde devient gênant car à ce jeu l'on finit toujours par y perdre sa propre identité.

Inutile de chercher plus loin le pourquoi de tant de clones qui finissent un jour par détester leur modèle après l'avoir si longtemps adulé...

La question de base est purement existentielle. Elle situe le niveau de rupture par cette limite de l'identitaire perdu...

Être ou ne pas être ?

Or pour être, il faut pouvoir se reconnaître, ce qui amène forcément le regard de cet autre extérieur ou intérieur.

Vivre pleinement en collectivité implique un autre regard que sur son nombril. C'est la prise en compte de l'ensemble de ceux qui la constituent et forcément le respect qui doit établir autant les limites de comportements individuels que la cohésion commune.

Lorsque nous ne sommes plus en phase avec nous mêmes ou avec le modèle que nous nous sommes fixés vient une crise de loyauté envers soi même et donc avec les autres.

Car peut on véritablement être loyal envers les autres si l'on ne se sent pas loyal envers soi même, si l'on ne se reconnaît plus...

Charité bien ordonnée commence par soi même !

Si notre société actuelle dérive d'une culture entretenue par la perte d'identité individuelle, elle n'en reconnaît pas moins son inverse en sanctifiant, voire sacrifiant, ce qui lui permet de se reconnaître elle même en ce qui est différent.

Le faites ce que je dis et ne faites pas ce que je fais n'en transparaît que d'autant comme attitude de certains dirigeants...

A ce jeu de cache cache, même si l'on peut se tromper, soi même ou entre nous, l'on finit toujours par se reconnaître dans ce que l'on a de commun en ce qui est différent...

Or, ce qui pousse au rejet autant qu'à une certaine attirance réside justement dans ce jeu de dupes de dits et de non dits, d'apparences et de fausses vérités.

Nous croyons vivre dans une société évoluée alors qu'il en est souvent le contraire par des réflexes primaires sempiternellement subjacents, à l'origine notamment du rejet et de l'exclusion.

Nous croyons être "Libres" alors que nous vivons sous la contrainte soi disant librement consentie, alors qu'elle n'est imposée que par une minorité soi disant représentative d'une majorité à la quelle elle s'applique à l'appliquer !

Nous croyons vivre alors que nous sommes des morts vivants !

Nous ne vivons que par nous mêmes, par ce que nous sommes, ce que nous faisons, alors que nous ne sommes considérés pas en tant que tels, mais pour ce que nous représentons par des gens sensés nous représenter et qui finalement ne représentent que l'intérêt de ceux qui ont intérêt à ce qu'ils nous représentent...

Si l'imitation fonde un des premiers principes pédagogiques observés chez l'enfant de moins de huit ans, nous pouvons le retrouver chez de nombreuses espèces animales comme le Gypaète barbu. Même d'anodins jeux comme les pratiquent les jeunes Isards fondent ce qu'il reproduiront plus tard dans les courses poursuites de leurs modèles, lors de la chasse aux prétendants pendant la période du rut.

Dans les racines du jeu il y a toujours ce principe d'imitation éducatif et fondamental, qui, s'il se retrouve chez les animaux, est aussi primordial dans nos sociétés dites civilisées.

Or, ce qui fonde l'évolution dépasse le fait de l'imitation. Le principe est l'adaptation. Une fois créatrice de nouveaux comportements, l'imitation reprendra sa place dans l'ancrage sociétal, autant chez les animaux que chez les humains...

Donc la richesse est amenée non pas par le fait de l'imitation mais par ce qui est à sa source, c'est à dire la nouveauté, la différence par l'adaptation réussie !

Les clones n'amènent rien de nouveau sinon qu'une triste répétition d'une leçon stérile puisqu'elle se limite à imiter et non pas à tenter de créer une nouvelle richesse basée sur la complémentarité des différences issue de nouveaux comportements.

Donc, le système de crise sacrificielle si fondateur de la cohésion sociétale prouve bien sa limite dans ces comportements incapables de déployer de nouvelles adaptations face à de nouveaux problèmes !

C'est pourquoi le système communautariste n'est plus adapté et sinon occasionnant un obstacle majeur dans toute perspective potentielle d'évolution.

Tant que nos systèmes politiques, dogmatiques, religieux, sociétaux, persévéreront sur cette obstination primaire, nous n'irons que de plus en plus vite vers un anéantissement total et irréversible, non seulement de nos identités, de nos devenirs, autant de la biodiversité que de l'existence même de notre planète !

Bonne réflexion !

G.

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