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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Il me plait en cette ste Christine de leur souhaiter tout le bien qu'il leur faut.

Si ce prénom est rattaché au "Christ- messie", c'est à dire au "sacré oint", il faut se rappeler quelques "sacrements" notamment celui du "corpus" sensé amener une paix heureuse dans notre matérialité.

Donc, plutôt que de jeter de l'huile sur le feu, essayons d'en retrouver l'essence. L'huile et l'eau étant non miscibles n'y aurait il pas là source de confusion ?

Trois actes marquant trois étapes de rencontre.

Le premier acte, chez les chrétiens est symbolisé par l'eau du baptême qui vient consacrer l'âme. Ce fluide puissant de sensibilité qui nous guide par le cœur se voit rappeler son existence, son essence, par l'acte de l'immersion dans le fleuve de nos origines communes vers les quelles nous retournerons indifférenciées.

Il est étonnant ce rappel par un acte individuel qui marque la personnalité et qui pourtant la ramène vers la réalité de son universalité dans laquelle elle n'est plus qu'une composante indifférenciée et donc sans identité propre !

Or la crise qui agite l'homme réside dans cette perte d'identité que l'on appelle la mort ou dans une crise sociétale ou justement l'absence de reconnaissance amène à une sorte de petite mort qui appelle à la révolte et donc à l'instabilité sociale et l'irrespect des Lois et fonctionnements communément admis, c'est à dire guidés par une "certaine morale"...

Vient ensuite l'onction, c'est à dire la pénétration de l'huile dans le corps.

La matérialité et l'intelligence du corps reconnues en moyen de faire, de construire, de gérer ou de gouverner, de régner... L'huile marque le front pour pénétrer de bonnes conduites ce support éphémère voué à disparaître en se refondant dans la poussière non pas des rues mais en cette fameuse "farine" que les anciens signifiaient pour ce qu'il en est des atomes. Corps matériel éphémère et transitoire mais sans lequel rien ne se peut vraiment...

Le feu, par l'imposition des mains est certainement l'un des plus vieux baptêmes et l'un des moyens de redonner non seulement une bonne énergie mais de soigner et de guérir...

Il descend dans l'esprit du récipiendaire pour illuminer les pensées et orienter l'énergie vers un cheminement le plus positif possible. Le baptême du feu incite à l'harmonie et à la bonne vitalité de l'esprit, donc à de bonnes résolutions pour des actes sensés et sages...

Trois actes pour trois composantes à priori rassemblées en un seul être pour lui rappeler son appartenance à un principe créateur de toutes choses.

Or, en séparant, l'homme s'est séparé de son créateur pour créer orgueilleusement nombre de religions sensées "relier" l'homme en ses trois dimensions à son créateur.

En créant la dépendance par le refus d'admettre que tout est lié, cette séparation amène non seulement un enfermement dans une dualité du bien et du mal, mais une dépendance à un dogme manipulateur "pour le plus grand bien" d'une certaine stabilité dans la société.

La tradition enferme dans une répétition des actes le sacrifice séparateur du principe premier indifférencié. D'où la perpétuelle recherche de quelque chose que l'on croit extérieur et qui pourtant non seulement est présent en notre âme, mais aussi dans nos corps et nos esprits.

Le véritable problème étant pour se l'approprier de lui donner une certaine consistance permettant la prise de conscience et donc d'adopter la conduite la plus en harmonie entre l'âme, le corps et l'esprit avec le reste du monde...

Or ce principe ne peut se concevoir que dans sa totalité !

En conséquence, il ne peut y avoir séparément ni nom, ni forme, ni pensées que nous lui prêterions. Car, ce faisant, par notre si faible perception, nous le réduirions à ce qu'il n'est pas, c'est à dire une partie de lui même.

" Ventus ut amittit vires, nisi robore densae

Occurrant silvae spatio diffusus inani."

"Comme le vent, s'il ne rencontre d'épaisses forêts, perd ses forces et se dissipe dans l'espace vide"... (Extrait des "Essais" de Michel seigneur de Montaigne)

Si la force du vent s'exprime de façon égale, ce qui le freine en fait anime ce qu'il agite en matérialisant son action par la révélation du mouvement. Au delà des bois, le vent freiné perd de sa puissance et du moins est moins perceptible car rien ne matérialise son action.

Le vent c'est la cause invisible et la forêt agitée matérialise l'effet. Or c'est bien par l'effet que l'on prend conscience de la cause.

Pour prendre conscience nous avons besoin de matérialiser par quelque chose ou quelque acte ce que nous ne percevons que par l'effet.

Ces trois "baptêmes" sont sensés nous y ramener en nous marquant au plus profond de l'âme, du corps et de l'esprit. Ces tentatives d'individualisation nous renvoient par l'appropriation au concept de la matérialisation pour la prise de conscience et donc ouvrent un cheminement de comportements initiateurs d'une certaine harmonie dans la collectivité.

Cependant en séparant ce que le principe créateur a unifié dans sa diversité, les dogmes ont ouvert la porte de l'enfer.

Sur de pieux mensonges, la volonté de pacifier les âmes, les corps et les esprits, l'effet inverse se produit par cette séparation justifiant des comportements qui ne tiennent pas forcément compte de l'unité dans la diversité.

Dans ce crime de séparation, il est l'essence du premier crime collectif initiant le communautarisme primaire.

Rappelons nous la fameuse sourate du :- "méfies toi de tes paroles car elles peuvent devenir tes pensées. Méfies toi de tes pensées, car elles peuvent devenir tes actes. Méfies toi de tes actes car ils peuvent devenir tes habitudes. Méfies toi de tes habitudes car elles conduisent ta vie"...

Nous ne pouvons que constater les interactions seulement possibles entre ces différentes composantes que justement par le fait qu'elles sont intimement liées donc interdépendantes et forcément interférentes les unes sur les autres...

Ce qui pourrait paraître les différencier est en fait ce qui les associe et les tient unifiées...

En conséquence, bien des maux pour des mots qui pavent l'enfer de bonnes intentions et ne conduisent que de crises identitaires en crises sociales parce que nous rejetons la nature diversifiée et complémentaire des choses en une hégémonie égoïste et vaniteuse de l'individu qui n'accepte pas que sa mort puisse advenir en perte de sa personnalité...

S'il est un temps pour tout et un temps pour chaque chose, le mélange des genres ne conduit qu'au chaos universel et donc forcément au désordre social.

Un chaos provoqué par le fait de faire l'inverse de ce qui est naturel et conforme au principe créateur en respectant ici bas les différences complémentaires des individualités et comprenant que la refonte n'est qu'un mouvement permanent. Concevoir la mort comme telle et non comme une fin en soi, revient à respecter l'origine et la normalité première des choses.

Seul l'orgueil est ce pêché originel qui nous fait croire à la survivance de ce qui non point périt mais retrouve sa forme et son essence originelle.

Par là même l'humain se dégage de l'enfermement dans un système communautariste qui maintient l'homme en asservissement d'un cycle l'obligeant sans cesse à reproduire le crime collectif de la séparation du principe créateur en diverses composantes...

Églises qui finalement ne sont que des sectes sectatrices, coupant ce qui ne peut l'être que pour mieux nier la diversité dans son ensemble...Éternel vice du pouvoir temporel qui prend immédiatement le dessus vaniteux sur son inverse pour lequel l'on nous dit vouloir tant rassembler finalement en divisant !

Ce sont finalement ces erreurs volontaires qui font de la terre un enfer et pour retrouver un "éden" originel, il ne suffit pas d'espérer en ce que s'achève la méprise, mais en dirigeant sa vie autrement que conformément à ce qui nous oblige en croyant ces pieux mensonges dogmatiques réduisant à l'inverse ce qui est diversifié et divisant ce qui est unifié !

Politiques ou religieux, quand ce n'est pas simultanément les deux, il ne tient qu'à nous individuellement d'y échapper en reconstruisant l'inverse de l'inverse imposé !

Au communautarisme donc l'inverse tendrait plus vers un fédéralisme respectueux des individualités dans un penser global, agir local et aux dogmes religieux séparateurs, l'inverse de ce qu'ils prêchent...

C'est à dire de rassembler ce qu'ils ont divisé !

Lorsque même le parvis des églises sera considéré comme étant aussi sacré que leur intérieur, que tout ce qui compose l'univers, "il n'y aura plus que paix sur terre. Les soldats seront troubadours et nous nous serons morts, mon frère"...

G.

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