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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Derrière le masque de l'anonyme, la réalité du choix !

Face au père créateur et à son oeuvre, nous nous trouvons souvent contraints de nous enfermer dans le champ restreint des possibles et de ce qui ne l'est pas. Une réalité que l'on nous impose comme duelle et qui par conséquent tourne inévitablement au tragique "To be, or not to be" !

Faire comme lui, ne pas faire comme lui ouvrent sur l'adaptation créatrice de l'identité humaine ou sur une perversité mélangeant tragiquement le créateur, son oeuvre et l'homme sous l'emprise d'un désir qui se mue en jalousie et surtout au rejet de l'autre qui n'est autre que ce soi que l'on ne veut assumer tout en le réalisant...

Supercherie du subterfuge et hypocrisie érigées en système de société analgésique et cultivant les amnésies pour conforter le cycle infernal de mort régénération....

Faire comme l'autre, mais surtout que l'on ne puisse pas l'identifier comme le modèle. Sinon cet inacceptable est subi comme un rejet de sa propre personnalité qui entraîne en retour un accès de violence. Dont le rejet-assassinat du modèle que pour ne mieux le remplacer. De là à se prendre pour un dieu...L'orgueil n'est jamais bien loin de la cupidité.

Les publicistes savent bien manier ces dépendances d'envie et de rejet qui nous font croire que nous sommes uniques même en étant totalement sous l'emprise de modes qui gomment notre réelle identité.

Or, cette perversité monstrueuse ne conduit par la perte de sa propre identité qu'à une construction hallucinatoire dans la quelle nous projetons la synthèse de nos états chamboulés. Le masque multiforme construit d'oppositions et de désirs prend une coloration toute sulfureuse...L'anonymat fait d'inconciliables concepts tend à justifier une violence refoulée sous l'écorce primitive des masques quotidiens. Il traduit également le fait de rejeter cet inacceptable réalité de notre vérité profonde basée sur notre identité propre que nous refusons ainsi d'assumer ! Puisque ce n'est pas moi...C'est forcément un autre.

Que ne ferait on pas pour se "déculpabiliser" !

Soit nous sommes capables de nous adapter en développant des comportements qui nous sont propres et font de nous des humains, soit nous retombons dans l'animalité accentuée par une perversité dont nous cultivons le poison depuis fort longtemps. C'est un piège tendu entre le sang versé et le poison distillé que de refuser de s'assumer en tant qu'humains.

Un piège qui est déjà piégeur dans l'absence d'une troisième voie...ou plus.

Car si le créateur nous a créés à partir de lui même, même s'il n'est pas humain, il ne peut que l'être aussi puisque faisant partie de lui, ce que nous faisons, il le fait aussi, ce que nous devenons il le devient aussi...

Donc en devenant plus humains, nous "humanisons" un peu plus le créateur. Ce qui se fait en un sens peut agir aussi à l'inverse. En échappant au cycle de la violence, nous ouvrons une brêche vers d'autres perspectives échappant à un destin qui toutefois ne se révèle qu'en s'acomplissant. Donc peut être en nous humanisant, nous réalisons la volonté secrète du créateur

Un animal dans son milieu est voué à s'adapter ou à disparaître.

Dans nos sociétés dévoreuses et dont la violence s'est donné un cadre légal d'uniformisation par "exclusion-sanction" face à celle des hommes, ce sont les règles qui sont sensées subvenir par la contrainte au manque "d'adaptation" prise en fait comme acceptation de la perte de sa réelle identité...

Puisque la perte d'identité constitue le fond de commerce de ceux qui nous manipulent, les Lois ne manquent pas pour en quelque sorte masquer aussi leur incompétence à s'adapter tout comme leur volonté à nous en empêcher également.

Or, l'ensemble de nos réactions conditionnées nous enferme dans un cycle déguisé en continuité "évolutive" de l'Avoir en lieu et place de l'Être. Tant que nous ne cultivons pas ce qui fonde notre véritable identité, nous sommes sous l'emprise d'un diabolique mécanisme hallucinatoire qui nous fait prendre des vessies pour des lanternes...

La culture du désir de ressembler, de faire, d'être, d'avoir comme le modèle nous enferme dans le modèle sans que nous ne puissions être, avoir, faire et ressembler forcément au modèle.

Il n'y a qu'en s'assumant que nous sommes nous mêmes et forcément en tant qu'individus tous différents les uns des autres qui cultivent leurs différences en une richesse commune.

Toute modélisation visant à l'uniformisation nous colle le masque de l'anonymat tout en voulant nous faire croire que nous sommes reconnus pour qui nous sommes et non pas pour ce que nous représentons !

Le communautarisme empoisonne notre devenir en tant qu'êtres humains diversifiés en empêchant tout essor vers une humanité individuelle, fondement de la diversité complémentaire.

La société consumériste entretient le désir pervers sous le cadre de la légalité crédibilisant et détruit notre planète en nous faisant croire qu'elle veut la sauver !

Bien des discours et des rassemblements de dirigeants, pour organiser non pas la cessation des pollutions, l'arrêt des destructions, mais la possible continuité aménagée et la rentabilité répartie entre gens de pouvoir et d'avoirs !

Le verbe Être s'est fait Avoir ! (dans tous les sens...)

Ceux qui croient Avoir sont pourtant dupes de ne pas Être ce qu'ils pourraient devenir et donc ils s'enferment dans un cortège funèbre dans lequel l'on n'a jamais vu un coffre fort suivre un corbillard !

La véritable richesse n'est pas de leur monde assurément.

Cependant en entravant la marche d'adaptation vers l'évolution humaine ils se condamnent à la destruction inévitable. Rien de ce qu'ils possèdent ne pourra racheter ce qu'ils n'ont jamais été.

Prendre en main son destin passe par l'investissement sociétal dans une lutte contre toutes les formes d'emprises qui nous réduisent à l'uniformité et donc au refoulement de nos véritables identités. Il faut briser les cycles infernaux des sacrifices perpétuels de boucs émissaires sur les quels se fondent la crédibilité et la continuité du véritable enfer sur terre !

G.

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