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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Les anciennes traditions ont la peau dure !

Qui peut penser avec certitude qu'aujourd'hui l'on ait définitivement tiré un trait sur ce qui construisit durant des millénaires notre civilisation Occidentale ?

Basées sur le cycle de vie avec ses étapes jugées nécessaires par la similitude, le rythme de l'année comme celui de chaque chose correspondait en une succession d'alternances entre contraintes et retours à un chaos salutaire pour mieux en accepter le pendant restrictif du quotidien et extirper la violence individuelle en un feu de paille collectif plutôt que des sacrifices humains ou d'animaux sensés les représenter...

Combien de fêtes où les invités étaient sacrifiés ou emprisonnés contre rançon et dont le nœud sacrificateur se resserrait autour du cou de ceux désignés comme boucs émissaires expiatoires d'un subterfuge agissant en remède du mal collectif projeté et ainsi dévié des hôtes "si accueillants" ?

De par le passé les gens de Puyvalador en firent les frais au cours d'un "festin de réconciliation" durant le quel ils furent drogués et se réveillèrent rançonnés dans les geôles de Quérigut !

De sanglantes, ces fêtes carnavalesques où l'identité disparaissait sous le masque anonyme, ainsi que l'ordre établit s’effaçait dans un désordre encouragé, elles sont devenues d'abord symboliques puis un spectacle dans lequel seuls ceux qui savent identifient encore l’exutoire salvateur.

Un rite annuel, comme celui de la vie d'un homme suivait donc le chemin d'une nature à conquérir dont l'enjeu était l'évolution vers plus d'humanité et donc une certaine "paix sociale".

Ceux qui réussissaient étaient considérés comme héros ayant accompli leurs pénibles travaux libérateurs...

Donc, la nature animale de l'être humain est particulièrement bestiale au sens d'une violence et d'une agressivité qu'il retourne autant contre lui que contre ce qui l'entoure.

L'exutoire se répète en fêtes populaires, rites servant à expulser par un sacrifice quelconque les mauvais pendants ou à une "anti-fête" augmentant les contraintes pour répondre à une certaine montée de sève pouvant aller jusqu'au paroxysme de la destruction collective.

Si la nature nous montre son côté cyclique et qu'il est difficile d'y échapper, une solution travaillée de longue date réside dans une forme spiralée ascendante.

L'escalier en colimaçon permet de sans cesse repasser au dessus du même point sans se répéter puisque à chaque niveau correspond une autre perspective amenant une complémentarité de la vue précédente.

Au lieu du cycle infernal, la spirale permet de se dégager des contraintes d'un quotidien répétititf particulièrement infernal.

Échapper ainsi à la voie des pères ouvre d'autres possibilités conceptuelles qui pourraient nous libérer de rites sacrificateurs ou de dogmes nous contraignant à l'éternel recommencement...

Si les religions et sectes d'origine chrétienne ont amené un concept de terme par le dernier jugement ainsi qu'une échappatoire par le pardon, elles ont souvent dérivé par une obscurité remplaçant la fête sacrificielle par l'anti- fête de l'abstinence, de la restriction et de la contrainte augmentée...

L'effet inverse se faisant sentir perfidement dans une hypocrisie finalement flagrante, nous a amené jusqu'à une soi disant société permissive dans laquelle tout est basé sur les interdits, les Lois, les règlements et autres enfers rappelant étrangement un certain Jansénisme originel, le tout conjugué dans un quotidien sans plus de différenciation temporelle qui finalement efface tout repère salvateur de l'antique tradition...

Le ras le bol de la morosité religieuse a finalement ouvert des portes sur un monde soi disant plus libre mais qui n'est en fait que la réplique permanente d'un autoritarisme déguisé en "démocratie"...

Alors que le "fait religieux" n'était servi que par des officiants accessoires dont c'était l'unique fonction, cette caste avide de pouvoir a petit à petit gravi l'intérêt des masses pour finalement s'imposer par le pouvoir temporel dans l'exclusivité, mère de l'exclusion...

Finalement qu'ils soient d'église ou de cour, ou encore plus tard d'assemblée de soi disant "élus choisis", le pouvoir a totalement conforté des voyous se prenant au sérieux alors qu'ils ne sont que des danseuses ridicules ne comprenant que rarement le pourquoi du comment ils en sont là et nous autres particulièrement las...

Foutaises donc d'une soi disant "ecclésia" sensée joindre les deux bouts entre le haut et le bas, entre ce qui se passe au dedans et ce qui se passe au dehors, ainsi que de ces gens de pouvoir qui ne représentent qu'eux mêmes !

Fi donc des soi disant élites qui ne se gaussent que d'elles mêmes et qui si elles avaient du réellement améliorer le sort de l'humanité, la chose se serait remarquée depuis longtemps !

Échapper au cycle infernal des pères c'est finalement accepter la mort niveleuse dans laquelle nous perdons notre identité formatée pour retrouver notre identité propre et in fine,se fondre dans une identité collective constituant une partie du tout dans lequel tout est lié...

lorsque nous déplorons chaque jour l'attitude lamentable de ces "bien pensants" qui sont meilleurs conseillers qu'exemples à suivre, nous pouvons rire de leur ridicule prétention à soi disant "pouvoir" nous montrer l'exemple !

L'élitisme en la matière nous révèle la limite de l'incompétence qu'ont depuis longtemps dépassé les soi disant dirigeants du monde. La réalité quotidienne nous le démontre !

Il n'est pas besoin d'avoir fait de longues études pour constater les dysfonctionnements s'étalant au grand jour d'une actualité pourtant extrêmement filtrée...

La force première est celle du peuple et non celle des dirigeants !

En cela, la noblesse ancienne en était plus proche que ceux venus capter des biens et expulser même les démunis au nom d'une soi disant propriété "privée"...

Sans la reconnaissance de chaque individu, de chaque entité, de chaque tendance, nous retombons dans le travers de la division par l'indifférenciation qui mène au chaos délibérément entretenu par la caste de parasites qui se nourrissent sur notre dos.

Un véritable changement passe par la compréhension du pourquoi de la tradition avec une libération du système cyclique au quel nous sommes encore soumis par les dogmes qu'ils soient religieux ou politiques.

Échapper aux emprises ne se concrétisera que par le courage de faire face à notre propre identité pour pouvoir enfin la dépasser.

Chaque guerre, chaque répression, chaque jeu, chaque exutoire transcendé ne fait que nous enfermer et nous contenir dans cette voie des pères nous ramenant sans cesse à la condition animale justificative des contraintes et de l'asservissement aux pouvoirs entretenus par nos faiblesses...

Serons nous prêts un jour à relever le défi de la responsabilité de nos actes, de nos pensées et de nos paroles ?

Il y a fort à penser que ce n'est certainement pas demain la veille que nous puissions voir des gouvernements et pourquoi pas des "religions" respectueuses non seulement des libertés mais avant tout des identités sans aucune discrimination...

G.

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