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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Nous n'allons pas dans le mur, nous nous sommes emmurés depuis fort longtemps !

Lors de la constitution des premières communautés, sont apparues des formes de communication directes de plus en plus complexes. Non pas par plaisir d'échanger, mais sous la contrainte de la nécessité face au danger.

Chasser, certes, était une entreprise risquée, mais vivre ensemble l'était tout autant !

Avec de vieux réflexes de prédateurs, la domination et l'instinct d'appropriation amenèrent naturellement la jalousie, l'envie et les premiers meurtres pour d'autres motifs que ceux de la perpétuation de l'espèce.

Face à l'insécurité et à la suspicion permanente, le langage ou papotage, se développa pour reconquérir la confiance en des entités qu'il devenait difficile d'identifier comme amicales ou rivales.

La perte de repères surs amena naturellement les hommes à devenir "plus humains" !

Or, si cette évolution en marche ouvrait la voie à plus d'intelligence, par contre elle ouvrait la porte à la suprématie d'un concept unique imposé à tous sous peine de représailles.

Cependant, dans le doute...

Il fallait trouver un palliatif de justice équitable et donc sans preuve, sans certitude sur celui qui avait pu commettre "l'irréparable", la communauté cherchait un "coupable" virtuel en relation directe avec l'auteur présumé.

Le bouc émissaire était né pour mourir en sacrifice d'un retour à une paix garante de la continuité dans la communauté.

Trop de vengeance avait conduit jusqu'à l'extermination réciproque des opposants.

Cette attitude nouvelle de l'homme le différenciait de ses origines animales.

Le réflexe pris, il dure et se perpétue sous différentes formes au travers de notre histoire.

Là est justement le hic, ou plutôt le mur qui nous empêche d'évoluer vers d'autres fonctionnements que ceux d'utopiques dictatures plus ou moins déguisées en démocraties.

Si dans le monde du travail l'on retrouve chez beaucoup les réflexes de primates, il est aussi des gens qui ont compris et qui appliquent d'autres fonctionnements que les systèmes hiérarchisés, ce d'autant que les seuils de compétence ont justement révélé l'incompétence de dirigeants souvent devenus obsolètes de par leur capacité forcément réduite...

Si "l'intelligence" commence à deux neurones, chez certains, il n'est pas sur que ceux ci fonctionnent "normalement".

Donc la détermination du fonctionnement d'une équipe de travail repositionne le responsable au cœur du groupe comme un chef d'orchestre à l'écoute de ses musiciens pour que ne mieux leur laisser la meilleure expression de leur art se conjuguant aux autres pour la plus belle harmonie.

La richesse naît donc de la complémentarité et non de l'autoritarisme d'un soi disant dirigeant qui n'est ni chef d'orchestre, ni même géomètre d'un espace qu'il est incapable de concevoir tant le sien est limité.

Il est navrant de constater que l'ensemble des partis politiques soient bâtis sous l'ancien principe communautariste qui tente d'imposer un seul mode de fonctionnement, de pensée à tous !

Un pour tous... Tous pourris !

Bien sur, il y a eu des efforts conséquents pour instaurer "une certaine ouverture", mais in fine, le travers tentation du pouvoir centralisé revient toujours, d'où la "professionnalisation" de la politique républicaine ainsi que toutes les dérives abusives qui loin de garantir le mieux vivre ensemble ou celui de chacun parmi les autres, c'est bien sur celui d'une "élite" qui prédomine au détriment de tous les autres...

Qu'il s'agisse de népotisme comme dans certains milieux, de lobbyisme communautariste ou de pur intérêt concurrentiel, sans compter sur toutes les manipulations confiscatoires d'ouverture à d'autres fonctionnements, nous ne sommes décidément pas sortis de cette grotte meurtrière !

L'exemple Islandais qui intrigue beaucoup nos politiques se base non pas sur des élections locales, mais sur un tirage au sort de ses représentants parmi des habitants reconnus de bonne moralité et sans condamnation...

Évidemment, combien de nos "élites" ne pourraient légitimement faire partie de telles listes ?

Mais plutôt qu'un seul type de choix pour tous les niveaux d'intérêt, si chacun de ceux ci trouvait son mode le plus approprié, le paysage politique serait moins morose et la corruption finirait par disparaître petit à petit, si toutefois une véritable éducation commençait par une prise de conscience dans l'intérêt de chacun et de tous...et que l'effort soit réellement effectué et entretenu.

Lorsque l'on reconnaît que le jugement ne concerne que celui qui le porte, l'on comprend aisément que la complémentarité des points de vue amène une vision d'autant plus étendue que l'écoute et l'expression de chacun dans le respect deviennent les plus grandes possibles.

Il parait évident que les niveaux et capacités de chacun sont si variables qu'il ne saurait y avoir ni un seul discours, ni une seule méthode qui puisse être totalement universelle.

Ce qui prouve bien entre autre la nécessité territoriale d'avoir des entités homogènes tels les pays, les régions, les communes, etc.

Que ces entités se regroupent sous la contrainte ou par besoin, il demeure primordial qu'elles ne perdent pas leur identité propre sous peine d'une crise sacrificielle déployant à nouveau son cortège d'exclusions et de boucs émissaires...

Dans le "branle" du monde comme dirait Mr Michel de Montaigne, c'est la douleur qui conduit le navire de l'effort. Il n'est pas impossible donc que de passer par le pire n'engendre pas le meilleur, si toutefois réaction il y ait !

Or qui ne dit que nous ne soyons pas dans le pire ou qu'il arrive à grand pas ?

Ce qui est certain, c'est que tous les efforts voulus ou involontairement consentis par la caste dirigeante sont vains à sortir d'une crise qu'elle a créée et entretenue pour son plus grand profit.

La grande offensive néo libérale qui porte atteinte aux droits acquis de longue lutte sonne le glas d'un fonctionnement archaïque totalement en inadéquation à la réalité et en fait à toute possibilité d'évolution de l'humanité. Le glas du peuple, certes, mais par conséquent aussi celui de ses dirigeants !

Le vieux réflexe totalitariste de Louis XIV est encore vivace, tant dans l'esprit des tenanciers économiques que politiques ou religieux de ce monde.

Même si la contrainte imposée donne un semblant de cohésion, elle ne sera jamais à la hauteur d'un fédéralisme respectueux, à l'écoute et permettant d'évoluer par l'adaptation !

Donc, nous sommes dans le mur et rien ne sera fait par ceux qui ont intérêt à nous y maintenir pour que s'écroulent les préjugés, superstitions et habitus de ce monde en perpétuelle crise identitaire et sacrificielle.

Si aucun des partis politiques n'est enclin à une véritable réforme fondamentale, soit l'évolution s'imposera d'elle même par une extinction de notre espèce, soit la réaction risque d'être aussi violente qu'elle repousserait encore plus loin toute tentative de progrès humain.

Un parfum de soufre monte déjà en pointant du doigt une exclusion encore plus systématique, ce d'autant qu'aucune autre alternative ne soit initiée et que les partis se murent dans leurs décevantes attitudes d'incompétence et de manipulations gesticulatoires...

L'état climatique et la dégradation écologique de notre planète sonnent le tocsin depuis que la démographie galopante et la ruée vers les centres urbains prédominent au déclin d'un monde s'auto détruisant.

"Je laisse à César ce qui appartient à César" disait un messie dans une colonie soumise au joug romain. Si justement nous continuons à laisser faire, l'inévitable holocauste se produira.

Pour que l'humanité retrouve un chemin qu'elle a consciencieusement évité depuis ses origines, il appartient à chacun d'y prendre part active.

D'abord en travaillant sur soi même, puis en se mobilisant autour d'un système fédératif qui reste à créer entièrement.

Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, il n'est pas dit que le mouvement prenne rapidement de l'ampleur pour sauver ce qui peut encore l'être...

Bonne réflexion !

Et plus si vous êtes conscients d'être conscient et conscients et que votre volonté vous amène à vouloir retrouver la route de l'évolution plutôt que l'échéance d'une disparition pure et simple !

G.

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