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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Plus de 50% d'abstention... 59 suffrages exprimés sur 145 inscrits, où sont les manquants ?

Beaucoup n'ont pas fait le voyage pour exprimer leur vote, dommage ou tant mieux ?

C. Delga (PS) 20 =33,90 %

L. Aliot (FN) 12 =20,34 %

D. Reynié (LR) 10 =16,95 %

G. Onesta (VEC) 8 =13,56 %

D. Lempereur (DLF) 6 =10,17 %

P. Saurel (DVG) 2 =3,39 %

S. Torremocha (LO) 1 =1,69 %

J.C. Martinez (EXD) 0 =0,00 %

C. Cavard (DIV) 0 =0,00 %

G. Fabre (ND) 0 =0,00 %

Y. Hirimiris (UPR) 0 =0,00 %

La vague bleue marine ou noire selon les bords vient de couvrir par son score sans précédent les mots pitoyables de ceux qui l'ont provoquée...

Ceux qui pointent du doigt une défaite cuisante sont pourtant encore à l'affût d'un retournement ou d'un retour futur aux affaires.

A vrai dire, ils ne veulent pas ni comprendre, ni admettre leur faute ni le mécontentement d'une France exsangue, d'une jeunesse sans espoir, d'un paysage économique dont leurs amis ont déserté l'espace pour aller s'empiffrer ailleurs, là où les charges salariales sont bon marché, là où l'on peut virer qui on veut quand on veut !

Une France en mal d'identité face à l'immigration, à l'insécurité, à la précarité. Une France dévaluée par un Euro qui a gonflé les prix à outrance et laminé le pouvoir d'achat des Français moyens. Une France des Français épuisés par trop de fiscalité et qui crie sa douleur dans la douleur d'un vote extrême ou du naufrage de l'abstention.

Une France aux salaires gelés depuis trop longtemps pour les petits et moyens fonctionnaires qui en ont assez de porter le chapeau des exactions criminelles commises par les élus de tout bord avec la complicité des cadres supérieurs !

Une France qui bricole l'avenir et dont 27 % des jeunes sont en emplois "aidés" pour ne pas dire en chômage déguisé et dont le secteur privé ne veut pas embaucher le moindre...

Une France qui porte en elle son contraire et qui ne se reconnaît plus dans un paysage politique dont les couleurs ne donnent que la même douleur.

Mais une France au caractère fondé par ce désir de libre pensée et qui se révolte contre ceux sensés les représenter, parce que justement ils ne représentent plus qu'eux mêmes et leurs "copains" financiers !

Une France qui en a marre que l'on méprise ses valeurs, son tissu culturel, ses origines multiples et qui est prête au grand plongeon dans un absurde chaos, juste parce que plus rien ne vient en recours à son mal être, à sa crise identitaire que personne plus ne la comprend et dont l'amour du pays est trop souvent jugé comme une tare !

L'esprit Gaulois n'est pas mort et si il se rebiffe, ce n'est pas forcément pour tout détruire de ses bases démocratiques trop souvent détournées par des soi disant démocrates.

Le souffle des libres penseurs n'alimente plus les voiles de tous ces partis de magouilleurs qui d'un extrême à l'autre ne sont que méprisants pour le peuple de France !

Leur seul but semble de se goinfrer un peu plus à chaque élection, à chaque mandat. Eux ne se sont pas serré la ceinture et qui plus est, ils sont encore plus riches et plus nombreux à chaque fois !

La faute à qui, pas besoin de chercher, ils ornent toutes les têtes d'affiche de tous les partis !

Qui se rappelle aujourd'hui pourquoi le rouge et le bleu enserrent le blanc de notre drapeau ?

Il n'est pas une couleur qui soit légitime, ni la seule qui doive dominer. La France n'existe que dans sa pluralité et c'est bien pour cela qu'elle est unique !

Chaque fois que le pouvoir confisque la légitimité au nom d'une soi disant majorité, elle porte en elle le germe de son contraire, sa négativité dans une affirmation illusoire.

La peur et l'égoïsme ont pris le dessus de la raison et de cette juste proportion qui ne peut s'établir faute à un système dictatorial partageant entre deux partis un pouvoir de nuire plus que de représenter.

Le Jacobinisme s'est imposé sous toutes les factions et le paysan, l'ouvrier, le fonctionnaire, les travailleurs en général, les jeunes, les retraités, ne se reconnaissent plus en elles.

Alors, si le vote FN est un mal, il existe pourtant bien plus que tous ceux qui ont préféré croire au vote blanc ou à l'abstention.

Qui donne crédit aux partis écolos, malgré ou à cause de la COP 21 ?

Tout s'effondre et seule l'extrémité d'un vétuste iceberg semble dominer un paysage en chaos identitaire...

Pourtant la vérité est sous la surface, immergée, silencieuse, en attente d'autre chose que ce combat de marionnettes qui ne fait plus rire personne.

Notre société est malade de l'unicité qu'impose le dualisme "bi parti"...

La véritable pluralité, celle qui donne le ferment et solidifie l'édifice de notre pays, cette pluralité ne peut ni s'exprimer, ni exister politiquement car le communautarisme confisque l'espace d'un hémicycle obsolète.

Plus que le renouvellement de ce cerveau ne fonctionnant que d'un seul coté, n'est il pas venu le temps d'une autre politique dans laquelle chacun peut se reconnaître dans la diversité essentielle et dans le respect qui lui est du ?

Pourquoi ne voit on pas une nouvelle Loi type 1905 qui défendrait le peuple des outrecuidances dogmatiques de tous ces partis centralisateurs et antidémocratiques ?

Il manque toute l'ampleur de la diversité et de la complémentarité qui elle seule montre le visage harmonieux d'une France telle qu'elle est réellement et non pas ce masque que l'on nous sert à chaque élection.

Masque derrière le quel se cachent toujours les mêmes visages, des mêmes milieux, profiteurs de tous bords se gavant sur le dos du peuple de France !

Pros d'une "énarquisation" de toutes les échelles de la société, rejetés par leur médiocrité, leur manque de noblesse du cœur et qui pourtant se prennent pour des princes...

Tant que la France sombrera dans le système actuel, tant que nous ne reconsidérerons pas le fonctionnement du pays au travers d'une organisation fédérale, alors nous serons sans cesse en bute à des crises identitaires et le paysage politique ne cessera de se teinter de brun, de noir ou de rouge...

G.

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