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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Les mêmes causes...les mêmes effets ?

Les années quarante sont elles de retour ?

Était ce un retour vers le futur après la débâcle signant le manque de courage, de modernisation et d'anticipation d'une classe politique vivant sur des acquis dépassés, le sabordage de la flotte à Toulon et qui sait la collaboration mais aussi la résistance ?

Un front "Républicain" utopiste et si irréel qu'il a vraiment du mal à prouver qu'il peut exister puisque nié avant que d'être par les uns et repoussé par ceux qui ont déjà connu cet affront de devoir voter contre nature.

Une guerre de concepts voulant imposer une unicité là où ne sont que multiplicité et différences, bref totalitarismes d'une gauche caviar hallucinée dans un confort du pouvoir, ayant oublié que ses fondamentaux se doivent à la défense du peuple et totalitarisme "bleu-clair" qui a contaminé le rouge sans arriver à imposer un concept réactionnaire et traditionaliste qui lui est propre...

A force de vouloir assujettir les citoyens pour refonder un élitisme de petits monarques locaux, plus aucune noblesse ne vient souligner un drapeau devenu terne et une culture stérile envahie de bruits, de cacophonies et de rumeurs plus que d'harmonie.

Bref, une crise identitaire forte qui fait oublier que les résistants de la première heure étaient plus à droite que d'une gauche empêtrée dans une alliance bolchevique internationale et contre productive au point qu'elle engendra la collaboration et la trahison de l'esprit gaulois de résistance. Il a fallu que l'envahisseur se retourne contre son allié de circonstance pour que la gauche française, du moins celle qui ouvrit les yeux, se mette elle aussi en résistance...

Ici peut être, les démons ont changé de camp et l'on sent bien cette tentation de dérive intégrant les idées irrecevables en d'autres temps, toujours dans cette quête de pouvoir rester ou accéder à nouveau au pouvoir.

Il y avait un "Charles De Gaulle" qui n'aimait pas les partis politiques mais qui a du en créer un pour arriver au pouvoir. Là aussi se révèle cet antagonisme porté en son sein par chaque tendance et qui veut que le devenir emporte avec lui les graines du passé... Le fruit ne peut nier ni la fleur, ni la graine, car avant tout il est graine et fleur et le redeviendra inévitablement !

Le champ de bataille comme en quarante se joue sur tous les fronts avec des stratégies de diversion qui échappent pourtant à des défenseurs amnésiques d'un précédent catastrophique.

Ceux de l' "anti-France" sont autant à l'extérieur qu'à l'intérieur des partis belligérants et du territoire !

Sauf, peut être que la seule invasion ne passe pas par les mêmes frontières, d'autant qu'il ne semble plus y en avoir et que la donnée démographique s'est teintée d'encore plus de différences importées plus par raison d'une main d'oeuvre bon marché que par humanisme purement désintéressé.

Sauf, aussi, que l'on pressent un danger intérieur radicalisé en un extrême, alors que l'autre est aussi nocif, d'autant plus que les ultras religieux sèment la terreur bien utile pour certains tout en étant le creuset de leurs adversaires !

Sauf, que la pensée se fige sur des concepts statiques et que nul ne perçoit ce mouvement amorcé depuis des années, forcément induit par la perte autant de courage que de références dans des partis politiques qui se sont sabordés eux mêmes au nom d'intérêts particuliers et personnels...et pas que d'aujourd'hui !

Il n'est pas surprenant lorsque, pour se justifier, l'on voit tirer à boulets calomnieux les tenants du pouvoir sur les cumulards du même parti et que ces derniers n'ont peut être pas tout à fait tort que de préférer résister parce qu'il n'est de combats perdus d'avance avant qu'il ne soient livrés et que par ailleurs renoncer encore une fois à représenter ce que l'on est véritablement c'est déjà abdiquer, céder et collaborer à ce contre quoi l'on est sensé s'opposer ?

Parce que même en cas de victoire, c'est déjà la défaite de concepts, d'attitudes qui ont toujours conduit d'une crise à l'autre aux mêmes désastres, la partie n'aboutira pas à une véritable remise en question des fondamentaux eux mêmes illogiques et totalitaires.

Au lieu de revisiter une histoire qui nous a enseigné le mouvement et la stratégie, nos politiques se sont retranchés dans des salons cossus pendant que le peuple se faisait étriper à leur place !

Là, cette "haine ième" répétition de l'histoire nous confronte une fois de plus à cette révolution détournée par les gens de salons vers un bain de sang dont ils sont les auteurs véritables.

Parce qu'ils sont avides de pouvoir, ils sont incapables de comprendre qu'il n'existe pas de vérité qui ne soit multiple !

En voulant s'accaparer pouvoir et rentes, non seulement par complaisance ils ont ruiné le pays dont il est devenu difficile de payer l'intérêt de la dette, mais ils ont fait le lit d'extrêmes finalement aussi antidémocratiques qu'eux mêmes.

Il est peut être bien tard pour ouvrir les yeux sur ce désastre annoncé d'une histoire qui répète les mêmes actes de la même tragédie, mais loin de cette Europe des finances qui veut écraser les différences par l'indifférence, il existe d'autres solutions que celles qui ont toujours engendré les mêmes effets. Loin de l'Europe des finances, il est l'Europe des peuples, des cultures, celle qui a visage humain et qui est la seule réalité éternelle tant que la botte totalitaire ne l'a pas entièrement écrasé.

Ils ont eu tôt fait de réformer dans "l'urgence" notre constitution face au terrorisme religieux radicalisé, mais aucun n'est impatient de le faire pour donner un autre élan à une véritable démocratie établie sur le respect des peuples et de leurs cultures respectives.

Point de pluralité !

L'utopique unicité accouche sans cesse du même monstre et faut il que le pays avorte enfin pour qu'il en soit délivré ?

La crise identitaire que nous traversons ne trouvera une issue véritable que lorsque nous changerons réellement d'attitude personnelle pour que de sujets subissant nous redevenions des citoyens agissants en responsables et que la politique redevienne la chose de tous plutôt que la chasse gardée de quelques uns.

Lorsque la politique cessera d'être "professionnelle" pour redevenir représentative proportionnellement, lorsque les partis pris et les préjugés sombreront dans l'impossible retour enfin encadrés par la Loi et la Constitution, alors, riches de nos erreurs, nous pourrons enfin aller vers un futur qui n'est pas écrit à l'avance par les mêmes folies.

Le secret espoir de se maintenir au pouvoir, non pas forcément de façon personnelle, mais par un concept d'origine communautariste n'accouchera de toute façons que de la même horreur, avec ses lendemains ayant le même dégoût de l'expérience échouée.

Je ne souhaite pas plus que la plupart un régime liberticide et certainement pas le chaos, mais plutôt que de continuer ce qui mène au même serpent qui se mord la queue, ne faudrait il pas une fois pour toutes lui couper la tête ?

Indécis comme beaucoup, sachant peut être tout le mal qui vient, la seule chose qui puisse encore motiver un choix acceptable n'est pas le sabordage, ni le fameux "Ni, ni...", il passe par assumer une crise identitaire par la quelle le sacrifice vain n'amènera pas de solution échappatoire. Le seul refuge demeure peut être encore dans l'affirmation de ce que l'on est tant qu'il est encore possible de le faire...

Le FN n'est pas "la solution", il demeure une contradiction induite dans la portée politique par la quelle il trouve son origine et son dynamisme, c'est à dire une contre vérité qui n'est qu'un mensonge de plus !

Ne pouvant compter ni sur une droite "bling-bling", ni sur une gauche "caviar", au lieu de voter par dépit ou par peur, j'assume le renoncement de ce sabordage organisé et je ne me prononcerai pas. Il n'est pas lieu de fuir, mais d'espérer un réveil suite à un électrochoc douloureux mais qui peut enfin devenir salutaire.

Si les politiques actuels s'assumaient réellement, ils iraient en première ligne, mais ce n'est pas le cas...

Alors, advienne que pourra...

G.

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