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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Diviser, c'est s'enfermer !

Nous vivons tous dans des situations différentes notre vie qui se partage entre des temps souvent bien différenciés.

Il y a le travail, la famille, chaque loisir, nos domaines géographiques, nos milieux de vie...

Souvent, par réflexe ou par habitude nous cloisonnons ces temps et ces espaces en les différenciant les uns des autres, tout en subissant leurs influences réciproques.

Cette organisation des dehors débouche sur un cloisonnement de la personnalité donnant des attitudes différentes en fonction des sollicitations provoquées par les secteurs de vie et d'intérêt.

Ainsi, tel qui serait le parfait modèle dans sa vie familiale peut aussi être le pire des salauds lorsqu'il dirige une équipe de travail ou lorsque de par sa fonction, il exécute froidement des actes de refus tout en sachant ce qu'il provoque de désastreux chez ceux qui subissent ce retour négatif ou de contrainte.

C'est ainsi que l'on a vu certains bourreaux "SS", certains tortionnaires, être de "parfaits" pères de famille bien intentionnés envers les leurs...

Le pire dans ces attitudes cloisonnées réside dans un certain plaisir vicieux et pervers dans une inaptitude naturelle ou construite égoïstement à ressentir le mal provoqué.

Dans tous les cas de figure, aucune empathie envers ceux qui subissent les conséquences de tels comportements. Le bourreau se conduit comme si ce qu'il faisait appartenait à une autre personne.

Froids, déterminés, méthodiques, ils pratiquent leurs actes sans sourcilier !

Lorsqu'ils changent de registre, c'est à dire lorsqu'ils se retrouvent dans un autre domaine de leur complexe cloisonné, alors l'attitude change et peut autant pencher vers le mensonge que le déni !

Sans verser dans l'extrême du bourreau, nous scindons aussi nos vies en comportements différenciés créant des attitudes qui le sont tout autant.

Un malaise permanent peut s’immiscer alors en provoquant maladies, stress jusqu'à la schizophrénie, le dédoublement de personnalité, voir plus... dépression, cancers...

Le fait de ne plus avoir une référence stable, une ligne de conduite cohérente conduit à une crise identitaire grave.

Pour autant, si l'on se rassure dans certains domaines, dans d'autres, le chaos peut l'emporter.

Si nous naviguons entre plaisirs et douleurs, cette dernière, lorsqu'elle devient insupportable provoque une violence que nous devons extérioriser, sinon maîtriser en la canalisant sous peine que ce poison confiné, entretenu en nous, ne nous détruise petit à petit jusqu'à définitivement.

Selon l'usage de cette violence d'énergie débordante, elle peut être dévastatrice ou permettre de faire émerger de nouveaux comportements, de nouvelles évolutions humanisant par la réconciliation ce qui nous divise dans chaque secteur compartimenté.

Le plus difficile, peut être étant de trouver son centre d'intérêt personnel commun à tous les domaines...

Avoir une règle de vie, une continuité organisant la temporalité et l'espace ne suffit donc pas si le point de conjonction n'est pas réalisé.

Lorsqu'il se révèle, alors la règle peut agir et Pierre est Pierre dans tous ses actes ainsi que dans le fil de ses pensées et celui de ses paroles...

Donc les habitudes changent et la vie s'harmonise !

Voilà, presque facile, si ce n'est que la chose ne se peut sans une prise de conscience de ce que l'on est, de qui l'on est et de dégager l'objet motivant une évolution par l'ouverture.

Cet objet va au delà de la forme puisqu'il est présent en chacun et ne demande qu'à se révéler.

Il est dans ce regard que l'on porte sur les autres avec cet amour fraternel si souvent refoulé par crainte que l'autre soit un autre soi même. Face au double inversé, le rejet !

Cependant, si nous considérons que plus que ce qui constitue la nature de la différence, c'est notre propre image que nous projetons, alors tout peut s'expliquer dans l'insupportable image nous renvoyant à nos douleurs propres, à nos colères, à notre violence !

Il ne suffit donc pas de savoir mais de faire le premier pas vers l'autre et de le faire sans ce que nous ne supportons pas en nous, conscients de ce qui nous est propre et qui ne relève que de nous !

Je dis aux enfants que vivre en société, c'est arrêter de regarder son nombril pour porter son regard vers les autres, comme s'ils étaient nous mêmes, mais, dans ce que nous y trouvons le plaisir de nous retrouver personnellement, de nous réconcilier avec nous mêmes...

En nous réconciliant avec l'autre, nous nous réconcilions avec nous mêmes.

En nous réconciliant avec nous mêmes, nous nous réconcilions avec les autres !

Alors, tout devient plus clair, plus lumineux. Les choses les plus pénibles finissent par ne plus être un fardeau et la société peut retrouver son harmonie...si chacun faisait cet effort du regard amoureux de la vie !

Comme quoi, charité bien ordonnée commence par soi même !

Plus que de vouloir vainement imposer aux autres, cultiver l'amour de soi tourné vers les autres, c'est s'ouvrir pleinement à un confort harmonieux qui permet de traverser toute situation en bonne maîtrise de nos mauvais penchants...

Nul besoin de victime expiatoire sur la quelle nous reportons nos vindictes, nos manques, pour conforter les cloisonnements infernaux dans les quels nous naviguons sous la contrainte et la douleur.

Les anciens l'avaient découvert depuis fort longtemps, mais à cette sagesse, les dogmes ont substitué des mythes sacrificiels enfermant les conduites sous la houlette d'une discipline intransigeante qui développe plus le rejet de ce qui est différent que véritablement l'amour désintéressé, ouvert et conscient !

Même si ces contraintes donnent l'illusion d'un retour à la paix civile ou du moins un relatif maintien, elles ne solutionnent en rien un cycle de crises identitaires se perpétuant en projections, en décharges sur des boucs émissaires, parce qu'elles les entretiennent et s'en nourrissent.

Comprendre cet enfermement, c'est déjà ouvrir la porte à sa propre reconstruction, libre des addictions du pouvoir, de l'argent ou de bien d'autres tentations.. illusoires !

Bonne réflexion !

G.

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