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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Capcir, le 23 janvier 2016, 06h30, +4°C...C'est encore le re, re, re, re, re, re...redoux entre deux coups de froid !

De -10°C Jeudi dernier à +4°C aujourd'hui, l'on constate un écart de pratiquement 10°C par rapport aux températures d'un hiver "normal"...

En dehors du yoyo entre les masses d'air froid et d'air chaud, la différence est la très nette augmentation de ces dernières. Nous sommes dans une constante évolutive qui veut que si les saisons, c'est à dire le positionnement et l'inclinaison de la terre sur son orbite vis à vis du soleil demeurent semblables. En revanche, difficile de contester l'augmentation des masses d'air chaud dont l'action de l'homme par sa présence et ses activités ne fait qu'aggraver l'influence.

Dans des contrées aussi hostiles que nos hauts plateaux, ce dérèglement climatique peut paraître néfaste pour les farouches adeptes de la glisse, par contre, la note de chauffage s'en ressent et ce n'est pas désagréable compte tenu des charges fiscales en hausses perpétuelles...

Ce qui aura raison de la folle confusion d'envie et d'imitation entre des sites aussi différents que nos massifs Français, ce ne sera peut être pas l'ouverture d'esprit, mais le changement climatique !

L'amalgame entre "la tradition" touristique obstinément "Alpine" passera inévitablement par la réduction d'activités. D'autant plus que "l'excellence" de revenus requise pour la pratique du ski sélectionnera encore plus en révélant l’obsolescence du parc hôtelier et de l'immobilier du secteur qui ne répond plus aux besoins d'une clientèle amaigrie par la crise.

Alors, plus qu'un "supermarché" de la neige, nous risquons de revenir à l'épicerie "Chic" des beaux quartiers !

Du cassoulet au caviar, l'excellence aura frappé les bourses !

Ce n'est peut être pas la moins mauvaise des situations pour les zones sauvages qui ne subiront finalement que moins de pression et aussi moins de chasseurs citadins !

Moins d'emploi, mais mieux rémunérés, donc des travailleurs saisonniers qui ne seront plus obligés de vivre dans des camions aménagés et dont on sait les drames que cela peut entraîner comme nous venons de le voir il y a peu à Chamonix.

Sans évoquer ces regroupements tribaux qui font de parkings des villages de migrants avec leurs chiens en vagabondage perturbant autant le milieu naturel que les bourgeois en promenade !

Lorsque nous entendons parler "nos très chers barons" qui nous "balivernent" de 5000 emplois liés à "l'excellence" de leur "quichottesque" projet, il s'agit bien sur d'une grande majorité d'emplois précaires et mal rémunérés !

Donc, à moins de camps de transit entre deux saisons... quel avenir réel et stable pour une contrée comme la nôtre ou pour des jeunes voués à la migration permanente ? Ne parlons pas des "incompatibilités" avec une clientèle aisée venue chercher un certain calme, une certaine sécurité si rares de nos jours...

Alors oui, il est une confusion qui est d'autant plus absurde que les sondages entrepris il y a quelques années ont bien démontré que la clientèle d'hiver n'était pas la même que celle des autres saisons. Donc, la prospection ne pouvait cibler les mêmes tranches du public, ni les mêmes besoins.

La complémentarité entre les saisons touristiques nous montre bien la carence en matière d'amortissement sur les équipements coûteux à déployer sur des périodes de plus en plus courtes avec une clientèle en nette diminution.

Si la fonction crée l'organe, en matière de marchés, créer le besoin ne suffit pas toujours à attirer le public, ce d'autant que celui ci voit ses moyens fondre comme neige au soleil.

"Excellence", peut être, si l'on repense autrement les projets "touristiques" en matière de complémentarité d'autres activités dans d'autres secteurs économiques susceptibles de stabiliser dans la durée une population de jeunes travailleurs et donc de familles potentielles et indispensables au bon fonctionnement des services publics !

Penser "grand domaine", c'est mettre la charrue avant les bœufs si, globalement, l'on ne tient pas compte de tous les autres aspects indispensables à la durabilité temporelle et spatiale d'une zone fragile par sa taille que mal desservie par ses réseaux.

La sous exploitation des énergies renouvelables, de l'agriculture, des ressources du sol en général et des nouvelles technologies en particulier, montre bien l'étendue d'une carence provoquée par cette focalisation obsessionnelle qui place en prédominance un seul secteur d'activité dont tout le reste dépend sans pouvoir évoluer.

Si nous pouvons saluer la mutualisation des services entre deux "communes station" du Capcir et celle forcée sous l'égide d'un gestionnaire privé, en revanche l'ambition d'amalgamer les quatre sous prétexte de "l'excellence" relève d'une folie des grandeurs dont nos "Salustre" locos devraient se raviser pour se rappeler qu'ils ne sont pas seuls sur le secteur.

Là où le bas blesse est bien sur cette croix qu'ils ont posée tacitement sur toutes les autres communes déficitaires qui peuvent bien continuer de plonger tant que durera cette notion concurrentielle qui les voue à la désertification...

La précarité et la limite conceptuelle réside peut être aussi dans le fait que le pouvoir est devenu l'apanage des résidents secondaires en majorité venus pour le ski Alpin.

Même si beaucoup n'ont plus les moyens d'antan, l'esprit n'en demeure pas moins axé sur ce qu'ils peuvent concevoir dans la limite réduite de leur expérience de touristes saisonniers...

Une contrée vit grâce à la continuité de présence et d'activité qui font une dynamique nécessaire au fonctionnement de tout service public ainsi qu'elle fonde et entretient, la culture, l'identité locales, seules véritablement garantes de la préservation des milieux vivants.

Sans l'originalité, l'intérêt et donc l'attrait deviennent inconséquents dans une course à l'équipement, d'autant plus stupide que les revenus d'activité ne peuvent plus équilibrer une situation devenue trop dépendante de la fiscalité ponctionnée défavorablement sur des foyers implantés durablement, compte tenu aussi de la "tricherie" de loueurs de meublés peu scrupuleux de déclarer leurs véritables revenus !

Plus donc que l'amalgame dans la confusion, la complémentarité dans un projet multi facette tenant compte de tous les potentiels inexploités et à créer !

G.

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