Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Que et qui faut il croire, si ce n'est ce qui se cache derrière l'apparence et dont on n'est pas toujours surs que ce soit une vérité essentielle et encore moins si elle est si bonne que ça...

Don Quichotte et Sancho Pança se promènent dans un monde imaginaire qui est plus réel que le réel pour l'un et tout à la fois dans une fiction dont on ne perçoit que l'évidence pour l'autre.

Le chevalier à la triste figure allonge le pas vers des moulins qui ne brassent que du vent et des promesses qu'ils ne tiendront jamais. Son valet, lui ne voit que des chiffres dont il est aisé de les changer de ligne pour qu'ils trouvent un équilibre bien réel !

Pour autant, bardé de bonnes intentions, l'un est intolérant par ses principes qu'il veut imposer à tous et surtout pas à lui même, car s'il est couard, ce n'est point de sa faute mais celle d'enchanteurs qui déforment son perpétuel mensonge en l'étalant comme vérité trop réelle celle la !

La nécessité du mensonge permanent est plus impérative que ce que peut bien sous entendre les nombreux rapports d'une "cour des contes" aux quels Maître Sancho fait dire ce qu'il entend de pragmatique et qui donc doit être aussi vrai que nos moulins à impôts...

Ces deux personnages d'une fiction permanente se promènent dans un conte de Noël dont ils ne sont pas les premiers à s'amuser de jouets laissés par d'autres, certainement par lassitude ou simplement parce qu'ils ont découvert que ce n'était que des jouets coûteux dont ils n'ont plus ni le rêve, ni les moyens.

Ceux là s'en sont allés ailleurs, penauds et discrets sur le désenchantement de la fiction qu'ils avaient créé et que par force, ils ont quitté. Ils ne se vanteront certes pas de leur aventure si ce n'est qu'en termes élogieux et en d'éblouissantes menteries épiques qui seront toujours plus réelles que la réalité d'une commune assassinée et d'un taux record de fiscalité.

Que faut il penser du sadisme et du cynisme de ceux qui se sont bien amusés d'avoir encouragé nos aventuriers en taillant un "royaume" sur mesure à la folie de leurs piètres ambitions. Certes, qu'il est doux et distrayant de s'amuser du malheur d'autrui, car le fond même des pédants est de cette matière que naïfs, puisque ne sachant rien de réellement vécu si ce n'est de leur monde isolé du réel quotidien, ils profitent et exploitent la crédulité d'autres naïfs sincères dont en fait ils ne diffèrent guère...

"Est ce que ce monde est sérieux ?" comme le chante F. Cabrel. S'il l'est, ce ne l'est que pour ceux qui y croient d'autant que la réalité ne les touche pas !

Lorsque le pragmatisme empirique de Sancho devient complice du déni permanent du chevalier à la triste figure, les petits caporaux exultent et éructent de zèle déplacé.

La "pub", ça a du bon, tant que ça marche !

Voici donc nos farfelus s'exciter et souvent les curieux d'en ajouter comme l'on pare de boules les sapins au point que l'on finirait par croire que le sapin sauvage n'est pas réel s'il ne porte pas les fameuses parures festives...

Cela ne dure que ce que durent les fêtes et pourtant, lorsque tombent les aiguilles et les factures, tout devient démuni. Encore un coup des enchanteurs si ce n'est "désenchanteur" !

Si Don Quichotte prône d'être fort exigeant avec le fort, de l'être moins avec le faible, l'on reconnaît pourtant que par le jeu de la fiscalité tout se modère et se décline...

Ainsi, ce qui se ressent indique que le faible subit finalement plus que le fort et que ce dernier, s'il conteste a encore les moyens de payer...jusqu'à ce qu'il quitte lui aussi la scène !

Donc forts et faibles sont dupés mais selon non pas leur richesse ou leur pauvreté, mais dans l'essence de leurs croyances...

Tout ce conte ment et si les uns rient et que les autres payent, tous finiront peut être un jour de se rendre compte que le compte n'y est pas et que cette fable est finalement bien amère !

Au final, tant que la cruche dure, il viendra d'autres "Don Quichottes" et d'autres "Sancho Pança", tant que le moulin à impôts tournera sous le vent de folie que soufflent autant les contribuables que les sadiques intéressés par tout ce remue méninges !

Le conte et la contesse se bernent pourtant en jouant de la sorte, car un jour peut advenir ou leur rôle lassera un public dont la place est devenue trop onéreuse pour assister à ce piètre spectacle.

Qui sait si d'autres sadiques plus puissants encore ne s'amusent déjà du spectacle de cette salle vide et d'un rideau miteux retombé sur l'illusion permanente de cette amère tragédie...

G.

Commenter cet article