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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Imiter, répéter pour reproduire et reproduire pour contrôler...

Contrôler ce qui nous domine pour devenir plus "humains" au nom de cette Liberté d'échapper aux contraintes de notre nature, se pose comme réalité fondatrice de notre évolution.

C'est au nom de la Liberté que se posent les contraintes et à celui de l'intégration et de la reconnaissance identitaire que se fonde l'exclusion et le rejet.

Cependant, dans nos sociétés, l'un ne va pas sans l'autre car nous oublions la source de tous les maux, c'est à dire ce mal d'être ce que nous sommes et cette volonté de se dépasser pour devenir autre chose tout en demeurant ce que l'on est...

Cette mécanisation de l'évolution tend à passer par un ensemble de ritualisations dont le contenu originel finit par se perdre dans des répétitions de plus en plus éloignées de ce qui l'a réellement initié.

Au lieu de mettre plus de vie dans la vie, nous nous soumettons à répéter des actes de mort qui conditionnent par la contrainte l'ensemble des libertés perçues au travers du filtre des interdits.

Au lieu d'assumer, nous projetons ce mal que nous voulons exclure sur et par ceux que nous voulons exclure en victimes potentielles sensées le matérialiser. Il nous semble que nous soyons guéris de ce qui en fait ne cesse de se répéter.

Cette vision axée dans ce sens unique met un voile sur un ensemble de réalités dont nous feignons d'ignorer le fondement, car plus que la résolution des problèmes, nous sommes bien trop attachés à l'image que nous nous faisons de nous, "vivants et existants comme tels".

Cette éternelle confrontation à notre fin ultime dicte l'ensemble de nos conduites et de nos ritualisations de nos quotidiens...

S'il nous semble échapper au fait religieux, en fait nous en sommes d'autant plus dépendants que nous en oublions le fondement et les mécanismes sensés canaliser la violence dans un sacrifice ritualisé.

Cette violence exprime par le refus de finir qui fait de la fin un but et tend à effacer la réalité du chemin qui mène inexorablement à elle...

En matérialisant sur la victime le projet, nous en faisons l'objet du désir de transgresser et en même temps nous établissons le rejet qui expulse momentanément notre vindicte, notre violence.

Par la violence nous tentons de nous débarrasser de notre violence.

C'est toujours se méconnaître que de poursuivre cet antique réflexe conditionnant nos piètres existences. Même si le système judiciaire et "l'appareil de la Justice" des hommes est sensé se substituer à cette violence ainsi légalisée, ritualisée et codifier un ensemble de peines devant correspondre au cas par cas à ce que nous rejetons et qui se matérialise "à notre insu", rien n'est jamais remis en cause dans ce cannibalisme qui nous pousse à nous nourrir de ce que nous rejetons et qui est une partie de ce que nous sommes.

Les prédateurs ritualisés que nous sommes se sont enfermés dans un cycle duquel il faudrait prendre conscience pour s'en libérer ou du moins arriver à en maîtriser les causes pour échapper aux effets répétitifs.

Or, que voit on sinon que la violence des attentats, le stress engendré par la violence d'un quotidien entretenu par des petits caporaux, celui d'un monde de consommation pour ne pas dire un monde de cannibalisme forcené qui se nourrit de ses maux et de sa propre chair !

Tout ce que nous érigeons se pose en temple dédié au cannibalisme permanent et au refus de cette mort qui nous fait si peur que nous l'entretenons en la projetant sur tout ce qui nous entoure et dont nous nous nourrissons...

L'idée que nous nous faisons de nous est faussée par cette peur et justement parce qu'elle est fausse, elle rejette ce que nous ne voulons admettre. Cette "haute idée" projetée sur un double, nous en avons fait cette inaccessible chose qui n'est autre qu'un dieu auquel nous sacrifions en permanence la Vie et ce qui n'est pas conforme à nos normes.

Ce qui nous fait si mal parce qu'il nous rappelle trop ce que nous sommes, nous avons tendance à le rejeter, sinon à l'enfermer dans un cubisme érigeant toutes sortes de prisons et d'abattoirs.

Chaque idée artificielle, vient se juxtaposer ou se superposer à d'autres semblables qui finissent par occulter la réalité multiple et ce reflet permanent d'une fin inacceptable.

Nous cultivons la mort dans le seul but de la rejeter...

Paradoxe d'une espèce qui ne veut pas mourir en perdant son identité, elle même symbole d'une vie que nous détruisons par nos attitudes de cannibales.

Lorsque nous croyons avoir maîtrisé un domaine économique, en fait il nous renvoie inexorablement à nos réflexes de primates qui se nourrissent non pas pour vivre mais pour ne pas mourir.

Pourtant, il y a du bon dans ce qui est mauvais...

C'est en mourant à nos mauvais penchants que nous pouvons vivre mieux et évoluer et donc trouver une autre identité que celle qui nous emprisonne et nous réduit à la matérialité de singes imitant le singe qui imite le singe qui détruit pour ne pas mourir...Quitte à se sacrifier !

Nous sommes trop attachés à l'essence de l'arbre vertical dont nous descendons au point que nos systèmes politiques et de gestion le reproduisent sans cesse par une hiérarchie matérialisant les branches et les fruits. Mais nous oublions nos racines et le fait qu'avant de descendre de l'arbre, nous y avons grimpé.

En descendant de l'arbre nous avons établi une transversalité tout en conservant la verticalité de la dominance.

Ce qui est en haut, comme ce qui est en bas et ce qui est en bas, comme ce qui est en haut !

Cette continuité d'appartenance dicte les apparences de comportements aliénés à l'inacceptable.

Même si nous nous construisons une fin qui n'en est pas une, que d'y croire réconforte et pousse à mieux l'admettre, le mensonge reste un mensonge au point que nous en avons fait une vérité d'un "Don Quichotte" qui croie que le réel n'a pas eu lieu (Lire Michel Onfray, le principe de Don Quichotte).

Mais revenons à nos moutons de Panurge et aux falaises dont ils se sacrifient au nom d'illusions qu'ils croient si réelles qu'ils finissent par en mourir en croyant se sauver...

La société de consommation est construite sur la réalité de marché et lorsque nous dérogeons à ses principes, nous finissons par créer plus de dette que de profit.

Vouloir croire une fois de plus que ses rêves sont plus réels que la réalité empêche de voir la réalité et donc nous conduit à la ruine, c'est à dire au chaos organisé en crise identitaire qui elle même s'entretient par de nouveaux sacrifices...

Si le principe créateur de l'Univers a créé ce qui existe, il est une logique de construction que nous nous acharnons à détruire parce que nous ne voulons pas être détruits et pourtant c'est bien parce que le monde est monde que nous sommes ce que nous sommes.

L'harmonie est dans le respect de ce qui est et nous n'offrons que le chaos, car en tant que prédateurs nous n'arrivons pas à nous débarrasser de ce réflexe de prédation destructeur.

Certes, nous sommes des prédateurs, donc des destructeurs qui se sont adaptés à différentes évolutions, à des changements importants, mais dans la limite de nos possibilités...

Il peut toujours advenir des changements dont nous n'aurions pas la capacité de pouvoir nous y adapter. Les nier ne changerait en rien leur réalité.

Lorsque nous nous obstinons à ne vouloir poursuivre que la même chimère que celle d'un tourisme en niant non seulement tout le potentiel non exploité d'autres secteurs économiques ou du cycle des saisons imbriquées et inductrices d'adaptations multiples, nous nous condamnons irrémédiablement par notre égocentrisme halluciné.

A celui qui ne voit que d'un œil, difficile de lui faire ouvrir le second, surtout s'il n'en a pas...

Mais, dit on, la fonction crée l'organe !

Ce que nous voyons de façon tout aussi égoïste, c'est la détérioration d'espaces naturels qui ont fait l'attrait et l'identité d'une contrée bien avant que le "ski Alpin", imitation d'une imitation, ne se pose en référence unique. Or s'il y a du passé et du passif, rien n'empêche de concevoir l'avenir par d'autres projections que celles qui aujourd'hui ne font plus recette faute de clients !

La seule carence est dans la carence obsessionnelle à s'enfermer dans une fiction qui consiste à amplifier une erreur par l'espace dans un temps qui n'est plus le même.

Non seulement les réseaux routiers sont dans un piètre état, mais ils ne correspondent plus ni à une qualité, ni à la conduction d'un flot dont l'axe ne dessert plus autant les stations de ski, faute de clientèle, crise économique oblige, comme crise climatique...

Ne parlons pas des axes ferroviaires pitoyables ni de l'inexistence d'aéroports...

Les liens font la vie autant que l'intelligence et il semble bien que nous en soyons dépourvus !

Compter sur un Etat qui ne fait pas mieux par sa politique centralisatrice et son monstrueux déficit, c'est également se leurrer sur des intentions tout aussi irréelles que celles que nous tentons de déployer en projets "Don Quichottesques".

A regarder les niveaux des collectivités territoriales telles que départements et régions, pour l'instant, rien ne laisse augurer qu'elles puisent faire mieux que l'Etat dont elles dépendent et qui est en piètre état !

Je reprendrai cette maxime qui dit "Le bonheur est plus souvent dans les petits plaisirs que dans les grands événements"...

L'avenir est plus souvent dans les petits projets que dans les grandes illusions !

Ne serait il pas venu le temps d'être plus sages et de nous servir de nos outils raisonnablement, sinon d'en créer de nouveaux lorsque les anciens sont usés ou ne correspondent plus à l'usage ou aux besoins réels que nous avons ?

Dans l'énigme du sphinx, la sagesse appartient à celui qui sait s'appuyer sur la terre avec son outil qui lui permet d'avancer autant que d'en mesurer l'étendue...

Si les seuls liens doivent passer par le ciel en oubliant la terre, les téléportés ne donnent aucune garantie ni d'un fonctionnement annuel, ni que ce qui se passe en dessous puisse répondre à la réalité de besoins et de moyens qu'ils survolent.

Je terminerai cette réflexion bien Catalane par le petit proverbe qui dit "Entra poc y massa, la vida passa".

Souhaitant que la sagesse du bâton permette de s'appuyer sur la raison et que l'initiative particulière puisse ouvrir un chemin qui nous sorte de l'impasse dans la quelle nous nous sommes engagés...

G.

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