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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

La misère aime la misère, l’âne fréquente l’âne, la sortie est en haut !

Il n'est pas toujours aisé d'échapper à l'influence et à l'attraction exercée par son milieu, qu'il s'agisse de sa famille de son milieu professionnel, du cercle de ses relations ou de celui de ses habitudes découpées en tranches de vie, bien séparées les unes des autres et qui pourtant viennent bien du même saucisson !

Ce l'est d'autant plus que la force d'attraction est importante et que celle des habitudes éduquées en réflexes s'est développée en addictions.

Alors, chacun s'abandonne, lutte ou peut évoluer et développer d'autres niveaux de conscience et d'autres façons de vivre. Tout évolue entre lâcher prise, tenir bon et évoluer pour développer de nouvelles qualités, de nouveaux talents, de nouveaux états de conscience modifiés par l'expérience... La difficulté majeure dans ces accouchements réside que rien ne se fait sans douleur et donc que la recherche du plaisir n'est pas forcément de bon conseil.

Sans la douleur, pas de réaction, pas d'évolution possible !

Plus que l'utopie d'un bonheur permanent, être bien dans sa peau passe par le cheminement entre ces petites choses qui font du bien, qui réconfortent et que l'on apprécie pour ce qu'elles sont et non pas pour ce que l'on voudrait qu'elles soient...

Il est un facteur commun que le temps finit toujours par révéler, c'est l'usure. Celle du corps, de ses fonctions amoindries, de ses capacités, de ses motivations et in fine, le temps vient à bout de tout !

Chronos est le grand révélateur à qui sait ouvrir les yeux du cœur et apprendre à se méfier des yeux de l'esprit conscient ou non.

Lui que les Grecs situent à l'aube et au crépuscule vient embraser de sang le ciel de celui qui vient et de celui qui s'en va... L'usure est ce que l'on doit à notre banquier, à cette vie empruntée qui nous apporte tant de choses belles, bonnes ou douloureuses. Chronos est le comptable qui établit le bilan, celui qui tire un trait sur nos existences et qui fait accoucher les idées, les projets tout en maturant leur évolution. Si nous le percevons par ce rouge du matin de nos vies qui situe nos projets ou celui de notre dernier sang qui voit s'écouler ce que nous avons réalisé de beau, de bon et de juste, il n'en demeure pas moins qu'il est continuellement présent tout au long de nos journées éclairant de sagesse nos actes et nos loupés...

Pour mieux se le représenter, nous l'avons personnifié dans une forme anthropomorphique, chose commune qui fait que l'homme fait à son image le fond de ses représentations pour mieux se les approprier tout en les imitant ou les rejetant... Ce qui finit bien souvent par nous faire passer des vessies pour des lanternes en prenant l'énoncé pour la solution. D'autant que nous projetons sans cesse notre propre représentation que ce soit dans les cieux, dans les enfers ou sur autrui... Dieux et Diables projetés en références que nous créons sont fondamentalement complices de nos préjugés, de nos mensonges et du déni qui fait que nous croyons plus réel l'illusion de l'apparence projetée que la Réalité.

Les faits, c'est magique !

Comprendre passe donc par la recherche de la réalité plus que celle "des vérités" que chacun se construit en fonction du temps, de l'endroit ou du milieu dans lequel il évolue...

Ne parlons pas de tous les manipulateurs pervers, bien conscients de cette faiblesse et qui savent l'exploiter pour en tirer profit ou satisfaire leur intérêts, leurs besoins...

Patience et longueur de temps font donc plus que force ni que rage, car tout finit par se dévoiler, les masques par tomber et les boucliers miroirs par se retourner vers ceux qui les brandissent. Tout cela vient à temps à qui en fait l'effort d'ouverture et de compréhension...

Si nos milieux de vie constituent un maelström aspirant vers le bas et qu'il est difficile de se dégager de l'emprise de ce courant infernal, nos réponses visent à étanchéifier le navire par des cloisonnements artificiels. Pourtant ce qui fait avancer et permet de se dégager de toutes ces pernicieuses hydres réside dans le mat, bien centré, ses voiles réunissant les forces du vent ainsi que dans le gouvernail qui donne de nouveaux caps...Pour sortir de l'entonnoir !

La chose n'est cependant possible que si l'on a pris pour repère une étoile qui va nous guider tout au long de l'interminable manœuvre...

Le mouvement d'évolution situe l'issue vers le haut et ce n'est certes pas par hasard si les dogmes en font autant en sacralisant le ciel et en situant l'enfer sous nos pas hésitants...

Si l'ennemi des dogmes réside dans le doute, ce n'est pas par hasard qu'ils imposent "leurs certitudes" par la croyance !

Manipulation des mémoires par la quelle la fin justifie les moyens en traçant une autoroute à la place des chemins de vie, tortueux, empierrés et pourtant si riches de paysages !

Aux petits ruisseaux, ils préfèrent le fleuve qui unifie dans une même direction l'ensemble des vies plurielles en un seul flot que rien n’arrête de par sa force d'inertie. Cependant un fleuve n'est rien qu'une utopie asséchée de toute vraisemblance sans tous les petits ruisseaux qui l'alimentent...

Si l'âne fréquente l'âne, que les boucliers et les masques dissimulent nos fragilités, nos jardins secrets, nos infernales dépendances, il est une échelle ou une corde, voir une tour dont le chemin extérieur en spirale nous conduit vers le haut en nous faisant voir les choses d'en bas sous différents angles et époques. Si plus nous importe ce chemin de vie vers le haut de par sa conduite et ses repères, alors, celui intérieur y mènera lui aussi !

Bonne randonnée à toutes et à tous !

G.

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