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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Lorsque l'objet est dépassé par le modèle, seul le déni tisse l'illusion d'une "vérité" !

Plus que le rival en lui même, il y a cette rivalité qui fascine dans ce fol besoin d'imiter pour exister. La première défaite devient le modèle de toutes les défaites que l'on baptise illusoirement "victoires".

En fait, l'on s'installe dans une spirale infernale qui mène de déchéances en déchéances tout en s'amplifiant d'autant que le modèle perd de sa valeur et que l'objet se fait diffus.

Dans la folie du conflit s'installe le déni, cette "vérité" qui devient supérieure à la réalité !

Ce déni s'entretient de ses défaites aux quelles, l'on ne peut que projeter la responsabilité vers "les magiciens" qui n'existent pas plus que l'illusion de "victoires" qui ne sont que des défaites s'ajoutant aux défaites...

Bien des cas de figure sont là pour rendre témoignage à qui se donne la peine du recul pour voir les faits et seulement les faits, face au déni permanent entretenu à grand coups de projections sur des victimes innocentes.

La "grande guerre" de 14-18 est émaillée d'exemples de folies commises sous le couvert du déni et qui ont envoyé la fleur de la jeunesse aux abattoirs de Verdun, de la Somme, du chemin des dames ou érigé le génocide des Arméniens en sacrifice pour déporter la responsabilité de l'échec sur un peuple innocent !

La spirale infernale attire toujours plus de participants dans une rivalité duale sous le couvert de promesses fallacieuses, de pieux mensonges, orchestrés par la propagande et aux quels l'on finit par croire bien plus qu'aux motifs du prétexte originel...

Il n'y a pas besoin de chercher bien loin des exemples d'actualité reflétant cette triste mécanique fracassant l'innocence en lui faisant porter tout le fardeau de la défaite !

Tant dans le monde du travail que dans les aberrations de la politique communautariste, voir même les rouages du terrorisme ou du tourisme érigé en divinité, l'on retrouve cette mécanique infernale qui ne s'épuise que par le manque de participants, la destruction des ressources et donc la carence qui s'en suit.

Le premier menteur se ment à lui même si souvent qu'il fuit lâchement toute réalité fondée !

Ensuite, par la manipulation, la contagion gagne autour de lui en adhérant au mensonge. Bien souvent sachant que c'est un mensonge, il est bien arrangeant d'y croire pour se faire connaître et reconnaître dans une identité artificielle toute neuve bâtie autour et par le modèle manipulateur sur son ego surdimensionné qui fait lui même référence à un modèle qu'il envie et tente de détruire tout à la fois pour être et devenir l'être divinisé unique objet de son désir. L'imitation, mère de tous les vices...

Plus c'est gros et mieux ça marche !

La publicité, bien que quelque peu encadrée par une morale en déliquescence, est basée sur le mensonge conventionné et trouve dans le dépassement de l'objet et finalement du modèle toute la raison de consommer, même ce dont on n'a pas forcément besoin...

Dans le monde du travail, le report de l'échec vers des modèles dont on tente vainement d'imiter la conduite entraîne le cycle du dénigrement lâche pour ne mieux que déifier ce qui échappe à l'entendement d'une direction appauvrie, voire dénuée de fonctions cognitives supérieures...

Ce qui est désastreux dans ces conditions de travail, c'est l'augmentation de la pénibilité par la dégradation systématique due à la culture de la haine dont les patrons se rendent complices par le seul fait du laisser faire. A moins, qu'ils ne le fassent parce qu'ils se reconnaissent dans ce modèle dont ils reproduisent eux aussi les comportements en d'autres occasions !

Chaque manipulateur est victime et auteur du déni qu'il orchestre, les autres ne sont que complices plus ou moins volontaires du massacre permanent, mais y trouvent toute la jouissance, le plaisir de faire le mal pour le mal !

Cependant, à force de détruire ce et ceux qui les entourent, les loups finissent toujours par s'entre dévorer, car ils ne savent rien faire d'autre que de détruire. D'échecs en échecs, de défaites en défaites, le culte les dépasse jusqu'à ce qu'ils finissent par s'immoler eux mêmes, jusqu'au dernier sur l'autel de l'absurde !

La fascination n'est plus exercée par le modèle, ni par l'objet premier, elle réside dans une réflexion permanente sur elle même qui finit toujours par effacer l'individu qui s'y soumet pour n'en faire qu'un esclave d'autant plus docile que la difficulté s'accroît et que les références primaires s'estompent !

Dans le trio composé du manipulateur, de ses complices et des victimes innocentes, l'enfermement ne s'auto entretient que par le déni permanent. Si l'une des composantes venait à disparaître, aussitôt les autres se mettraient en quête de la partie manquante jusqu'à l'impasse fatale ! Ce bien sur sans oublier que la quatrième partie de cette logique symétrique est invisible et cependant permanente, puisqu'il s'agit du désir et de ce besoin identitaire permanent d'être reconnu pour seulement exister !

Avec un minimum de recul, il est facile d'identifier ces mécanismes destructeurs, mais, la prise de conscience n'est pas toujours abordable à qui n'en a ni la capacité et encore moins la motivation...

En conséquence, le monde n'est pas prêt d'évoluer tant que l'on n'aura ni pris conscience, ni développé suffisamment de motivation pour évoluer vers d'autres comportements, d'autres états de consciences modifiés. Il ne suffit pas d'envoyer des inaptes suivre des formations sous prétexte de se donner bonne conscience, plus que pour les faire réellement évoluer. Tant que la médiocrité sera le guide de la manipulation permanente, aucune motivation ni dynamique ne pourra émerger de comportements basés sur le déni.

Il n'est nul besoin d'être visionnaire de ce qui suit inévitablement ces attitudes irresponsables, la destruction par la structuration symétrique autour du sacrifice est inéluctable...

Toutefois, les anciens qui avaient subi maintes fois ces mécanismes, les avaient bien identifiés et c'est dans la substitution ritualisée autour d'objets détournés de leur réalité première qu'ils édifiaient le sacrifice après la projection de tous les maux sur un mannequin de paille ou de cire...

Carnaval est avant tout cet exutoire et ce rite d'exorcisme palliatif en réponse à la carence d'une réelle prise de conscience qui ne se produit que dans le subconscient et qui ne peut trouver sa résolution que par l'acte conscient.

La fascination du déni organisé en fête populaire exerce un réel pouvoir de cohésion sociale et il vaut mieux brûler un personnage de paille que de trucider tant d'innocentes victimes comme nous le voyons trop souvent encore !

Plus que le carnaval d'un quotidien basé sur la virtualité, c'est à dire le déni ritualisé à partir du mensonge originel, il suffirait de vouloir se défaire de ces réflexes mécaniques par la prise de conscience et d'adopter d'autres stratégies basées sur d'autres repères de valeurs que celles qui sont devenues aujourd'hui nos affreuses chaînes d'un esclavage volontaire.

Cependant, la chose parait impossible d'autant que le réflexe est plus dur à effacer qu'il est ancré profondément dans notre culture, jusque dans les comportements sexuels, de pouvoir et de propriété découlant d'un désir érigé en divinité de la consommation qui détruit et divise tant et plus !

Plus que l'argent, le pouvoir et plus que le pouvoir érigé en dieu, c'est la peur de perdre son identité et donc de périr sur le bûcher de l'indifférence qui guide et fascine au point d'oublier la réalité et de lui substituer une vérité bien mensongère !

En fait, c'est la recherche de l'éternité par la sacralisation qui pousse les mortels à se prendre pour des dieux !

Un peu de modestie serait la bien venue pour nous rappeler la réalité de ce que nous sommes et placer au cœur de notre civilisation l'Amour désintéressé en lieu et place de la violence.

Brûlons donc Carnaval, mais dans une joie du partage bâtie autour du respect des uns et des autres... Ce serait un bon début !

G.

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