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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Depuis l'aube de l'humanité, nous sommes confrontés au terrible choix des deux royaumes !

Si tout était si simple que de trancher entre le blanc et le noir...

Pourtant, rien n'est plus compliqué et difficile que d'admettre qu'il n'y a pas de possibilité de choisir et qu'au final, le mauvais choix nous sera forcément fatal !

Toute la culture développée nous fait miroiter la liberté de choisir entre l'un et l'autre des royaumes, mais ce leurre n'est qu'illusion fatale.

Soit, nous nous résignons dans la voie des pères et nous courrons au chaos final, soit nous devons évoluer si nous voulons vivre autrement pour ne serait ce que survivre au chaos immanquablement placé à notre rencontre et dont nous alimentons sans cesse le feu !

Tout notre système actuel se réfute de la violence et donc devrait s'en éloigner. Pourtant en la rejetant elle ne fait qu'y ajouter la sienne !

Nous n'avons plus le choix, nous ne l'avons jamais eu !

L'apocalypse, la grande révélation a déjà eu lieu dans le sens où depuis la nuit des temps elle règne sur notre monde de violence. Toutefois, ses soubresauts n'en seront que plus intensifs et ses victimes de plus en plus nombreuses, peut être jusqu'à l'extinction complète du genre "humain".

Seul l'homme est au centre et à l'origine de son destin. Dans ce qu'il place au dessus de tout réside le pourquoi et le comment et pourtant il se fait l'aveugle et le sourd qui ne veut ni voir ni entendre...

Il est d'un versant de la montagne toute l'ombre de la violence et de l'autre l'éclairage de l'Amour désintéressé, libre de toute contrainte.

Si nous pensons qu'un versant ne peut aller sans l'autre, nous nous trompons lorsque le soleil est à son apogée, car il éclaire les deux versants...

A midi plein, nait l'heure de l'Amour qui éclaire le monde.

A minuit, l'ombre a regagné sur la Paix et le néant engloutit tout sur son passage.

Il est le royaume de la Lumière et celui de l'ombre. Entre les deux le ciel devient rouge pour accoucher dans le sang de l'un ou de l'autre...

Or, nous sommes plus prés du crépuscule des dieux que de l'apogée de l'humanité.

Autant la marche du progrès s'est accélérée, autant nous courrons à notre perte !

Nous sommes dans l'heure de tous les dangers, dans celle de toutes les révélations et nous courrons vers l'abîme les yeux bandés et sourds à tout avertissement.

Parce que nous sommes incapables de nous débarrasser du lourd serpent qui se mord la queue, de la violence moteur du monde, nous allons périr tous ensemble dans l'absurdité d'une lobotomie que nous nous sommes imputés à nous même.

Il est dans la survie, l'extrême limite de la vie où l'on renonce au superflu pour ne garder que l'essentiel. Là est le vital qui nous maintient, nous anime et nous permet de franchir ce qui nous serait impossible autrement.

Or nous sommes comme celui qui se noie dans le désert, fébrilement attachés à une bouée de violence qui nous entraîne vers la mort, nous gesticulons en entraînant avec nous ceux qui voudraient nous sauver...

L'Amour ne s'ouvre que par le renoncement à toute autre forme de concept. Charité bien ordonnée, comment aimer les autres si l'on ne s'aime pas soi même et comment s'aimer si l'on ne place pas l'amour au plus haut de nos considérations, de notre projet de vie ?

Sans Amour, il n'y a que la mort !

Rejeter la mort est vain si l'on est incapable d'aimer...

Notre histoire qui s'achève est celle d'un épi de blé et d'un poisson surplombés par une étoile brillante.

Dans cette étoile qui éclaire tout, il est tout l'amour rayonnant qui se diffuse et transmet.

L'épi est venu par le semeur de vie, lorsqu'il répand ses grains, certains tombent en bonne terre et d'autres sont perdus. Pourtant les grains ne cessent de germer et ils ne peuvent couvrir la surface du monde sans le travail quotidien qui entretient la terre...

Le poisson dépend du fleuve qui le porte. Hors de lui, il périt. Pourtant c'est en mourant qu'il nourrit les hommes pour en faire des humains...

Or, aucune nourriture qu'elle soit du fleuve ou du blé ne peut rassasier la faim d'amour et d'espoir. Seule la lumière de l'étoile rayonne et satisfait l'humain qui germe en bonne terre et nage entre les eaux tumultueuses des apparences.

Mais que serait l'étoile s'il n'y avait l'épi de blé, son semeur jardinier, le poisson et le fleuve qui le porte ?

Car, sans les humains et la vie, point d'amour ne peut exister...

G.

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