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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Humour

L'on peut rire de presque de tout, mais pas avec n'importe qui !

Méfies toi de tes paroles, elles peuvent devenir tes pensées, méfies toi de tes pensées elles peuvent devenir tes actes, méfies toi de tes actes, ils peuvent devenir tes habitudes, méfies toi de tes habitudes car elles conduisent ta vie !

Rire, le propre de l'homme !

Si rire est un effet purgatoire exprimant un déversement d'un trop plein d'énergie, la cause souvent se réduit à une caricature qui elle même n'exprime qu'une réduction de l'essentiel ressenti, une vérité qui n'est pas forcément la réalité...

Il y a quelque chose qui tient plus du rejet et donc de l'exclusion soit qu'il soit projeté, soit qu'il soit ressenti, qui pousse le rire dans le ricanement.

Entre la hyène et l'humain, là se situe la différence qui déshumanise le rire par l'irrespect !

Même s'il faudrait rire six minutes par jour pour entretenir sa bonne humeur et sa santé, ce rire naturel peut toutefois nuire lorsqu'il devient cruel et irrespectueux.

Enjamber la barrière de la décence, c'est ouvrir sa porte inconsciente à tous les abus, à la haine, à l'exclusion tout en normalisant un comportement inhumain et à vrai dire plutôt bestial.

Même si les "humoristes" de nos jours s'octroient ce type de comportements et qu'à force de les entendre sans que nul n'y vienne à redire, l'on finirait par croire que ce qu'ils font est normal !

En surfant sur des déferlantes particulièrement polluantes, ils contribuent à la contamination de l'espace naturel du rire.

La haine est un moteur de la violence et se nourrit d'exclusion, de rejet. Bien qu'il puisse y avoir de quoi nourrir du ressenti envers des situations difficiles que l'on subit, la dérision qui passe par la positivation demeure plus saine que son inverse. A force de vannes racistes, l'on finit par le devenir...

Le ridicule peut être meurtrier que ce soit par l'atteinte directement ressentie ou par la banalisation de de la caricature péjorative et dénigrante qui finit par justifier l'exclusion et légitimer le processus du bouc émissaire en expiatoire de tous les travers qui nous sont propres ou par leur projection sur la victime innocente.

En fait il n'y a jamais rien de tout à fait innocent dans le rire, le tout c'est de demeurer conscient de ce qu'il peut entraîner de grave et donc d'essayer d'y palier par l'attitude et la correction la plus adaptée.

Puis et heureusement il existe ce rire de contentement, cet humour qui fait du bien sans faire du mal, cette libération de bien des stress, si saine qu'elle apaise et contribue au bon fonctionnement de l'organisme. Mais, l'enfer est pavé de bonnes intentions et selon avec qui l'on rit, tout peut vite tourner au cauchemar. Une vanne en entraîne une autre et de fil en aiguilles acérées, le piquant peut devenir douloureux... Chassez le naturel et il revient au galop !

Rire avec des hyènes finit toujours dans le ricanement.

L'on finit par s'en vouloir d'avoir lancé le premier éclat dans une mare si vite devenue opaque...

L'auto dérision ne demeure dans la limite du positif que lorsqu'elle ne finit pas par déboucher sur une globalisation débordant vers un ensemble de personnes facilement identifiables par les mêmes caractéristiques.

Dernièrement dans un dessin animé, les fonctionnaires étaient représentés par des paresseux et la lenteur de leur élocution en disait long sur la perception de dysfonctionnements plus liés à l'incompétence des élus qui sont les seuls décideurs responsables et qui sabordent les services publics sous prétexte d'économies budgétaires. Les conditions de travail sont devenues si désastreuses que le taux de suicide grimpe en flèche autant que le nombre de malades intégrés à de l'absentéisme, certainement par humour... La carence, la lenteur, la démotivation, et même la maladie sont souvent liées au surmenage ou à du harcèlement de la part d'une direction dont le seul objectif est d'éjecter des fonctionnaires tout en gardant des privilèges même illégaux !

La stratégie de la menace, le recours à des méthodes de pression dignes de la gestapo n'ont rien de comique lorsque l'on en est la victime !

Si en plus le fonctionnaire doit supporter les propos xénophobes du chef de service, de ses "lèche culs" tout aussi antisémites que racistes en fermant sa gueule sous peine de placard ou du rejet d'une équipe soudée par la complicité dans le vol...

Cependant, comme il est devenu banal de se moquer des fonctionnaires parce qu'ils auraient une sécurité de l'emploi, alors que ce n'est plus vrai depuis longtemps...

Pendant que les élus se multiplient comme par l'effet d'une génération spontanée liée à des mutualisations, des regroupements qui devraient normalement permettre la réduction de leur nombre et qu'ils nous coûtent de plus en plus cher car eux n'ont pas oublié d'augmenter leurs indemnités pendant que le salaire des fonctionnaires est bloqué depuis huit ans, il doit certainement y avoir quelque chose de comique là dedans qui m'échappe !

Pendant que le grand public grogne sur les petits fonctionnaires qui doivent dormir dans leur voiture parce qu'ils n'ont pas de logement de fonction ni les moyens de se payer un loyer exorbitant et que les logements sociaux sont tous occupés par une population majoritairement sans travail ce, pendant que le haut du panier se prélasse en palace et rafle la majeure partie de l'enveloppe dévolue au régime indemnitaire, s'en vont d'un poste grassement payé avec un parachute doré, il doit être certainement agréable de balancer quelques insanités bien grasses comme le font si souvent les "chevaliers du fiel" ou d'autres "comiques" qui se moquent des travailleurs alors qu'eux même ne savent pas vraiment ce qu'est le travail d'un salarié !

Le pire réside dans cette complicité du rire gratuit, imbécile parce qu'on ne sait pas de quoi ni de qui l'on rit, mais l'on rit d'autant plus belle que l'on ne comprend pas qu'au travers des fonctionnaires matraqués, c'est tout le service public qui souffre et que les élus se tapent sur le ventre tout en protégeant leurs petits cousins, leur femme, leurs enfants qu'ils ont placé en attachés "détachés" avec un salaire qu'ils n'auraient jamais pu obtenir vu le niveau réel de leur qualifications fantomatiques à des postes normalement affectés à des agents qualifiés et qui ont réussi des concours d'un niveau élevé pour un salaire nettement inférieur à l'équivalent de qualification dans le secteur privé et qui de surcroît se retrouvent privés de postes et qui perdront la validité de leur concours avant qu'une place ne se libère !

Comique ?

Lamentable !

Il n'y a pas de quoi rire et pourtant c'est devenu chose courante d'enfoncer un peu plus le clou à chaque fois que ça va mal... c'est les fonctionnaires !

Il n'y a plus le"bébête show" mais une pâle imitation acidulée qui ajoute à la tristesse tout le poids convenu de sa médiocrité...

Même les politiques ont perdu ce sens du comique qui les humanisait en les rendant plus proche du peuple. Ils ne supportent plus la moindre égratignure alors qu'ils saignent le pays à blanc !

Franchement, ça vous fait rire ?

Allez, pour finir une petite blague :

Deux puces regardent le soleil se coucher et tendrement, l'une dit à l'autre : "- Dis chéri, si on gagne au loto, on achètera un chien ?"

Pauvre chien !

G.

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