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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

A quoi sert la règle ?

La stabilité repose sur la règle, oui, mais quelle règle...

Des règles, des Lois, des règlements, des interdits, des obligations, des devoirs, tout semble régir la vie par ces contraintes.

Il est cependant celles qui nous sont propres, celles qui sont naturelles et celles que l'on tente de nous imposer.

Civilisations, entreprises, sports, associations, se doivent d'organiser la contrainte légitimée autour d'un consensus commun définissant les interdits en encadrant les pratiques et comportements. Ces ensembles de codes conventionnés devraient être définis de façon évolutive devant s'adapter au milieu, à son histoire, à ses progrès, à ses valeurs, ce qui n'est pas toujours le cas. Alors s'établit le dogme figé sur des interdits inamovibles où l'on donne la priorité au cliché plutôt qu'au mouvement. En focalisant de façon obstinée toute l'attention sur "l'être", l'on empêche le "devenir" !

Les règles naturelles dictent des comportements adaptés en fonction du milieu, de son climat, de ses potentiels et de ses dangers. Ne pas les respecter peut amener à la disparition d'une espèce ou des individus qui les bravent. Notre monde est en train de dépasser toutes les limites naturelles et donc s'expose tôt ou tard à une possible disparition...

Mais qu'en est il de ces règles personnelles que l'on se fixe dans des objectifs précis et dont on est seul à connaître la teneur, l'organisation et la pratique ?

Chaque règle personnelle répond à un centre d'intérêt particulier. Selon l'un ou l'autre ces centres diffèrent et à partir du centre se trace la périphérie limitant la portée de l'action. Ainsi ces cercles trouvent souvent leur limites d'influence par ceux qui nous sont extérieurs, naturels ou simplement relatifs à d'autres domaines intérieurs...

De longue mémoire, l'une des plus anciennes règles est basée sur la course du soleil en ce sens qu'elle suit une logique d'éclairage basée de façon naturelle.

De même que le soleil parait en ouvrant la journée qui s'annonce, de même s'inscrit le temps des projets et de l'organisation éclairée tournée vers le futur. La journée voit la réalisation projetée ainsi éclairée, tandis que ce qui n' aboutit demeure dans l'ombre.

Le soir venu, se tournant vers tout ce qui a été éclairé, c'est le temps du bilan positif qui va nous conforter pour une bonne nuit de récupération...

Chaque jour suffit sa peine et si l'on inverse ces temps bien distincts, le chaos a tôt fait de s'installer. Faire ses projets le soir contribue à une nuit agitée et donc une moindre récupération. Faire le bilan le matin désorganise le restant de la journée.

Donc un temps pour tout et chaque chose en son temps...

A cette conception, il ne saurait y avoir de Paix sans Amour et donc avant même le premier des projets de la journée comme après le dernier des bilans positifs qui précède la nuit se pose le rouge de chronos, ce rouge d'amour qui veut que sans lui rien ne puisse réellement se réaliser.

Le grand accoucheur de l'humanité précède et finit ce qui ne cesse que dans l'illusion des apparences.

Sans l'intention et la culture de cet Amour envers soi même, rien ne peut aboutir durablement envers ni les autres , ni ce que l'on place au dessus de tout !

Au delà de cette règle pratique, il est un bornage personnel qui plante autant de repères que possible. Ces repères trouvent leur raison par les interdits que l'on s'impose librement.

Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose...

Or, chaque interdit a un besoin réel de rappel permanent pour forlonger son efficacité.

En effet, nous sommes dans le domaine du conscient, de la logique et donc de la courte mémoire...

Rien de tel donc qu'un petit repère pour nous rappeller à nos obligations...

Notre environnement en est constellé et nous l'ornons de ces petits riens qui pour nous sont si importants sans qu'ils interpellent ceux qui d'aucune manière y sont sensibles dans le sens que nous leur donnons personnellement.

Objets fixes, ils sont le cliché symbolique de "l'être" ouvrant au mouvement du "devenir". Autant de clefs ouvrant et entretenant un rituel auquel nous nous soumettons volontiers mais avec cette conscience de la contrainte qui n'est pas pour autant aisée...

Chaque interdit se pose un peu comme une borne fichée en terre dont elle limite ainsi l'étendue. Cependant, chaque borne n'est qu'un cliché qui peut être déplacé...ou franchi !

L'important réside peut être plus une fois encore dans le mouvement, car au delà de la borne peut se deviner le mécanisme qui nous l'a imposée, ici, à cet endroit précis, en ce temps bien déterminé. Alors, si l'on prend conscience du mécanisme particulier il peut s'avérer utile de pouvoir l'orienter vers d'autres fins que celle de l'exclusion, du rejet pur, de l'interdit basique.

Cette pierre du rejet, cette pierre rejetée peut s'avérer celle de l'achoppement ouvrant vers une nouvelle évolution. Là est la différence entre celui qui s'arrête à la borne et celui qui sait en extraire l'essence pour alimenter son moteur ou mieux maîtriser ses travers...

Toutes ces bornes fichées en terre déterminent ce que l'on est par ce dont on se donne la limite de faire et de ne pas faire. Vienne un temps où ces bornes sont arrachées du sol, remises en question par un changement brutal, alors c'est tout ce que l'on est et que l'on fait qui est remis en question. La crise identitaire !

Cependant même cette crise peut être bénéfique si au lieu de conforter les anciennes limites elle peut en donner de nouvelles ! Dans la transgression des anciens interdits peut se poser une nouvelle pierre, de nouveaux repères, lesquels amèneront de nouveaux comportements, de nouvelles attitudes avec les quels l'on peut se trouver en accord désormais...

Là peut être réside la différence fondamentale entre la révolution qui finalement entretient le même cycle pernicieux et l'évolution qui permet de donner de nouveaux développements à la vie en échappant au cercle fermé d'une tradition dogmatique...

Il ne faut toutefois confondre le champ de ces règles qui ne fonctionnent que lorsqu'elles s'appliquent au bon domaine, au bon niveau !

Lorsque l'on tente d'imposer à quiconque une règle qui sort de son champ, il ne peut en maîtriser la portée et donc les bornes finissent par s'effondrer...

Sans règle, pas de stabilité !

G.

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