Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Duel ou pluriel ?

Toute symétrie amène une opposition égale de part et d'autre d'un axe la définissant.

L'asymétrie respecte un ordre particulier respectant la pluralité.

Dans tout conflit s'installe une symétrie des réponses basée sur l'opposition de doubles inversés. Les répliques peuvent aller jusqu'à la destruction des deux opposants...

Cette dualité entretient le conflit, d'autant que chacun reste campé sur sa position et finalement ne réagit que inversement à ce que son opposé lui adresse. L'on se trouve dans une situation où la seule chose partagée est le désir de dominance de l'un sur l'autre. Une position d'envie de l'identité du possédant qui peut, elle aussi par sa double latéralisation se substituer à l'objet primaire du conflit tout en poursuivant cette opposition primaire dont on ne se rappelle plus l'origine...

Les dérives psychotiques s'installent pour aboutir sur des psychopathologies allant jusqu'à l'hystérie collective et pouvant déboucher sur la destruction totale des parties concernées.

La composante asymétrique induit une organisation respectueuse des identités composant l'ensemble.

Dans un conflit bilatéral, il suffit qu'intervienne une troisième partie médiatrice qui décentre l'intérêt de l'objet conflictuel d'origine et l'on peut aboutir par cette asymétrie à un équilibre, voir, une complémentarité des identités.

En aucun cas la fusion des identités bilatérales ne représente un réel apaisement vis à vis de la source conflictuelle, car le ver est dans le fruit et aussitôt un conflit masqué, peut en surgir un autre encore plus violent, plus destructeur...

C'est pourquoi la mondialisation qui tente de niveler les cultures par la violence, tel qu'on le voit aujourd'hui, ne peut engendrer que de la violence en retour, surtout si l'opposition qui surgit est tout aussi incapable de s'adapter de part son fondamentalisme aveugle et sourd !

Lorsque l'on tente d'imiter une entité différente, ce besoin de ressembler à l'autre fait disparaître l'identité première pour lui substituer un statut d'infériorité qui devient un véritable réflexe d'abaissement, tel un syndrome de Stockholm...

D'autre part la position du "dominant" s'établit dans un irrespect devenu un réflexe à tout va et dont il est difficile de se séparer...

Le "First América" de Barrack Obama démontre bien cette situation de dominance qui conduit forcément par la priorité non seulement à l'entretient du rapport dominant- dominé, mais à l'effondrement par le repli sur soi même.

Lorsque l'on voit des élus Pyrénéens lorgner vers le massif Alpin en croyant par le fait de l'imiter pouvoir développer la même identité, il y a erreur fondamentale qui réside plus dans l'envie que dans la réussite proprement dite...

En tentant d'imiter, s'opposer au géant Alpin, c'est développer une stratégie symétrique ne pouvant aboutir qu'à la perte de l'identité Pyrénéenne et à l'indifférence de l'entité Alpine, bien au dessus de la piètre réalité locale !

Là où l'erreur monumentale réside, c'est justement dans la confusion de l'origine du succès Alpin et de toutes les erreurs qui s'y sont développées.

Outre les effets de bassins versants, les réseaux de communication, il y a avant tout la forme du massif centralisé au cœur de l'Europe avec un rayonnement ambivalent vers des secteurs stratégiques riches et complémentaires d'une économie qui se décentre petit à petit du seul tourisme hivernal. Avant qu'il y ait les grandes stations, il y avait une industrie. Maintenant là où il ne reste que les grandes stations et qu'il n'y a plus les industries, soit de nouvelles unités se sont implantées en complémentarité ou alors la vie s'est placée sous la dépendance d'une hibernation inversée qui finalement réduit les potentialités et la continuité de vie tout au long d'une année.

Si le massif Pyrénéen se pose comme un fil tendu entre Nord et Sud, il ne faut pas oublier que nous sommes dans le Sud de l'Europe. Sud qui est le parent pauvre d'une économie malade, mais dont le cœur est bien trop loin de nous pour que nous en profitions, ce qui n'est pas le cas du massif Alpin...

De plus avec des hivers se réduisant comme peau de chagrin de façon encore plus flagrante ici que dans les Alpes, la comparaison et le fondement de toute imitation tourne au délire et à la psychopathie !

Eux c'est eux et nous c'est nous !

Mais qui sommes nous au juste ?

Il ne semble pas que cette question cruciale ait traversé l'esprit dérangé de certains allumés de la poudre à tout va... Si le slogan disait que "Font-Romeu, c'est formidable !", aujourd'hui ce serait plutôt "Font-Romeu, c'est stupéfiant !" Tant il est hallucinant d'oublier à ce point l'identité particulière liée à toute l'histoire et aux potentiels de nos Pyrénées !

Avant que de suivre la ligne blanche séparant la raison de la folle hystérie, il serait bon de se poser sur le bord de nos chemins de vie pour établir un panorama réaliste de qui nous sommes, de quoi nous vivons et pouvons vivre et de quand il est propice de s'organiser pour que le cycle de l'année ne se réduise pas à une seule saison !

La dualité entre les "pro-grand domaine" et le reste du monde n'engendrera que la fin des parties qui s'opposent. Même si certains croient tirer leur épingle par quelque traîtrise dont ils sont coutumiers, s'ils ne mouraient pas tous, tous seraient atteints et au final disparaîtraient !

La désertification inéluctable permettra t'elle au pays de se ressourcer naturellement par un retour originel vers d'autres valeurs ?

En tout cas, si nous glissions vers une gestion politique respectueuse de l'asymétrie de l'ensemble des identités locales et judicieusement investie par l'ouverture à d'autres domaines que "le ski pour le ski", alpin de surcroît, il est évident qu'il ne pourrait en naître qu'une certaine harmonie dans une identité fondée sur et par le respect mutuel.

Tout serait là, si ce n'était l'aveuglement d'un projet qui finalement réside plus dans l'imitation que dans une identité locale perdue dans les limbes d'une hystérie de pouvoir et d'argent !

Nos dualistes finiront bien par se tirer une balle dans le pied, mais que restera t'il d'une nature si fragile, s'ils venaient à réaliser ce projet de fous qui laissera une forêt rouillée dans un désert empierré ?

G.

Commenter cet article