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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

On fait ? On fait faire ? On fait avec ? On fait pas ?

Le conceptualisme se limite le plus souvent de par les capacités de ceux qui s'y aventurent que par le champ des possibles. Le dualisme imprégné par le système éducatif foncièrement organisé au travers d'une thématique de "sélection-exclusion", pousse à l'opposition permanente entre des versions somme toute assez limitées. L'intuition créative se retrouve muselée par une comparaison avec des formes existantes que l'on tente d'imiter, voir parfois d'adapter aux conditions locales.

Or, ce réductionnisme qui a tendance a s'enfermer sur lui même finit par négliger la matière potentielle dans ses possibilités inexplorées.

L'empreinte profonde et conventionnelle d'un égocentrisme féroce nous provient de ce Jacobinisme révolutionnaire excluant tout autre mode de fonctionnement et de fait, paralyse le concept dans des structures de pensée fondées sur les rapports de "dominant-dominé".

Dans la nébuleuse des possibles, il y a ce potentiel incréé, inapparent et ce qui s'en dégage et que l'on peut constater. Puis, plus difficile encore à percevoir, les mécanismes et les forces contraignantes qui animent le créé et son potentiel évolutif.

Entre la pensée Jacobine, réductrice mais il faut le reconnaître efficace à court terme et la matrice de la pluralité, il se crée un décalage grandissant. Cet écart, si l'on pouvait le mesurer avec certitude serait certainement colossal si l'histoire avait penché sous l'impulsion du respect plus que celui de la compétition, de la rivalité permanente...

Si l'adaptation est le maître des mots dans la vie, la complémentarité se révèle plus souvent par son absence que par sa réalisation forcément limitée politiquement et humainement.

Le potentiel ne se limite donc pas à ce qui existe ailleurs, mais peut s'étendre à tout ce qui n'a pas encore été créé, ni tenté !

Toutefois intervient la donnée temporelle qui loin de réduire peut ouvrir à une progressivité dans la gestion de nouveaux concepts en fonction de la faisabilité de réalisation sans occulter ce qui hier ne se pouvait...

C'est là où justement l'une des problématiques importante se matérialise par le fait que l'on mette la charrue avant les bœufs surtout si l'on ne considère pas les facteurs évolutifs comme un changement climatique ou une crise économique se répercutant sur la pyramide de la clientèle !

Le "penser global, agir local", prend alors des tournures utopiques figées sur une image faussée car ne tenant pas compte de la dynamique, ni des variations induites.

Si l'on considère les projets d'aménagement du territoire actuels, l'exemple de la focalisation est particulièrement révélateur de clivages conceptuels excluant la logique de complémentarité intersectorielle économique, même si une mutualisation restrictive se limite à certaines activités.

Un peu comme grandit un arbre, chronologiquement, l’extension des partages complémentaires de ressources devrait commencer par le bas et poursuivre sa progression vers le haut...

Ce qui est désolant se révèle particulièrement dans la limitation qualitative qui focalise les efforts sur un tourisme Alpin en forte déliquescence sans chercher à explorer d'autres sources d'activités !

Dans ce secteur particulier, la compétitivité s'accroît au fur et à mesure que la clientèle diminue. L'on assiste à une forme exponentielle de la décroissance enfermant les collectivités dans une spirale infernale de déficits et de surendettements. Rajouter du domaine skiable et des charges va certainement accentuer ce phénomène.

Là où les collectivités se sont axées sur une politique fiscale défavorisant le tissu rural et la continuité par la complémentarité, le risque d'implosion par la désertification est extrêmement révélateur de l'illogisme du fait du faible potentiel conceptuel de ses élus... C'est une des conséquences directes du Jacobinisme qui axe son fondement sur la centralisation et donc fait reposer son fonctionnement sur les épaules d'un élu "dominant" plus que sur la complémentarité d'une politique démocratique participative impliquant et responsabilisant la population dans sa diversité et non pas sous le seul aspect d'un suffrage exprimé fondant légalement le pouvoir sur une soi disant "majorité".

Là où la proportionnelle ouvrirait de nouvelles perspectives respectueuses, l'on constate que le jeu favorise l'installation d'une minorité au pouvoir. Or, cette amputation restreint le potentiel créatif, d'autant qu'il repose le plus souvent sur la décision d'une seule personne...

Seul, l'on ne peut rien, ou si peu !

Même avec un conseil uni autour d'un "dominant", la pauvreté s'installe petit à petit de par une démotivation contagieuse ajoutant au désastre d'une telle politique.

Rentabiliser des activités déficitaires ne passe pas que par la réduction des dépenses de gestion. Il est souvent trop tard lorsque celles ci sont décidées. L'agitation fébrile relève alors plus des derniers soubresauts que du réflexe de survie !

C'est souvent alors que se décident les plus grandes utopies en dernier recours et bien sur sans tenir compte d'autres possibilités moins coûteuses ou liées à d'autres secteurs d'activité.

La collectivité subit le même phénomène que ce que vit une personne qui va périr de froid. Toutes les ressources se replient des extrémités vers les "organes vitaux" et l'on connaît la fin tragique qui s'en suit inéluctablement...

L'on vend ce qui peut l'être, sacrifiant tout à un seul domaine, jusqu'à épuisement total des ressources. Le point de non retour se situe au moment même où s'enclenche le mécanisme, bien avant la première braderie !

Il est fort regrettable, à l'heure des regroupements de communes que celles ci ne se soient pas penchées sur les potentiels de ressources énergétiques et leur exploitation inter-communautaires. En produisant de nouvelles richesses, elles auraient non seulement permis la réduction de coûts d'exploitation de leurs domaines skiables mais aussi développé un potentiel emploi permanent non négligeable. Ce sans compter sur l'incidence de la mise en avant territoriale par cette priorité rendant l'intérêt de développement des réseaux de communication routiers entre autres...

La focalisation de pertinence saisonnière axée sur le seul tourisme a finalement réduit la diversification en la limitant à une période hivernale diminuant et un été si court que les amortissements d'investissements en sont forcément difficiles.

Diversifier tient à cette conception de la complémentarité territoriale dans plusieurs domaines dont une recherche de nouvelles activités hors de ce qui est exploité bien mal aujourd'hui...

Gageons qu'un jour, si la désertification ne s'intensifie, la sagesse fera tomber les œillères et que nous verrons enfin une évolution de concepts réinvestissant l'ouverture et la responsabilisation de chaque citoyen au sein d'une véritable démocratie participative.

Il n'est jamais trop tard pour bien faire, du moins pas encore !

G.

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