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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #nature
Voir autrement !
Voir autrement !

De la complexité de la demande naît la pluralité, mais c'est la complémentarité qui fait la cohérence !

La réalité peut évoluer en fonction des différents facteurs influents et c'est justement parce que la vie est mouvement que le cliché est vite dépassé !

Le problème majeur de nos secteurs de montagne est le manque d'une identité qui se différencie réellement de ce qui se fait ailleurs.

S'adapter aux changements, ce n'est pas copier, mais s'inspirer pour trouver sa liberté de vie dans une identité propre qui sache satisfaire les différences en préservant un milieu naturel qui doit jouer son rôle vital.

Une montagne sert entre autre à capturer l'eau, à la stocker et à la distribuer.

Si nous perturbons par notre action la perméabilité des sols, que par la pollution bactérienne ou chimique dues à un urbanisme mal maîtrisé le lac de Puyvalador soit en péril, non seulement c'est l'ensemble du secteur qui en pâtira par sa décrédibilisation de son authenticité, mais tout le piémont et les vallées en aval en seront également lésées...

(Je vous rappelle l'importance de votre signature sur la pétition demandant la dépollution du lac de Puyvalador. Le lien : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2015N48074 )

Peut on continuer à vivre en égoïstes sur une planète dont plus de la moitié des habitants résident en milieu urbain ?

La crise économique est une chance de repenser le développement durable par une concertation intelligente tenant compte de chaque localité comme d'une touche de couleur particulière sur la palette d'un peintre.

Egalement, le changement climatique nous enseigne là où la neige naturelle est plus présente qu'ailleurs. Nous savons les coûts invraisemblables de la production de neige artificielle et que l'enneigement ne peut se baser économiquement, ni écologiquement seulement sur l'artifice.

De plus, les potentiels clientèle du secteur ne peuvent rivaliser ni permettre une quelconque comparaison avec ce qui se fait dans les Alpes. Le massif Alpin est au cœur de l'Europe avec 500.000.000 d'habitants et nous n'en sommes que périphériques...

De plus, les coûts de séjour sont si élevés que seule une petite élite peut encore accéder aux plaisirs des sports de glisse mécanisés.

Si nous tenions compte de ces divers paramètres, il serait possible d'envisager non pas un seul projet de développement mais d'amener des réponses proportionnées et évolutives par l'espace et dans le temps. Il faut des stades d'attractions de qualité, mais il faut aussi qu'une clientèle autrement demandeuse puisse trouver d'autres occupations naturelles de découverte.

De plus, se limiter uniquement à la dépendance du secteur touristique, c'est s'aveugler de la réalité de la vie en montagne !

Sans le monde agricole, les paysages ont tôt fait de se recouvrir de végétations et de s'obstruer au passage. Les agriculteurs sont ces "jardiniers" indispensables à l'entretient de la montagne par un agropastoralisme protégé de la concurrence déloyale de ceux du piémont ou de la plaine. Vivre mieux plus que survivre devrait leur être octroyé par une politique consciente des réalités naturelles. De plus, la surabondance de troupeaux venus d'ailleurs est source de sur-pâturages préjudiciables à l'équilibre de la faune sauvage, de pollutions des ressources d'eau et de contaminations par différentes épizooties.

La fragilité des biotopes liée à un faible taux de régénérescence du à un climat rigoureux devrait inciter à penser à plusieurs fois un projet avant de détériorer les espaces naturels pour plusieurs décennies, sinon quelques siècles !

Si sur certains domaines, les équipements se doivent sans cesse d'évoluer, d'être toujours innovants et plus performants pour répondre non seulement à la demande, à la créer pour rester dans la course à la concurrence, le potentiel découverte d'espaces préservés est tout aussi vital à une identité originale qu'aux besoins d'une population urbaine en désir de se ressourcer.

Par ailleurs, occulter tout autre potentiel dans d'autres secteurs inexploités revient à une lobotomie imbécile !

La vie, c'est le bien le plus précieux qu'il nous est donné de savourer. Même si elle peut paraître longue ou trop courte, il faut savoir la préserver et l'enrichir car seul le sel de ce que l'on expérimente, de ce que l'on cultive donne le goût de l'apprécier.

La différence entre générations et imbéciles prétentieux réside en ce fait que ces derniers se croyant uniques, sont de fait cyniques, égoïstes et incapables de la moindre projection ni du moindre bilan réaliste. Ils vivent dans un déni auto entretenu et reportent toute carence sur ceux qui les contredisent.

Si nous pouvons changer d'élus, il nous est refusé de changer de politique car le pouvoir demeure confisqué par une mécanique de l'absurde qui se dit démocratie mais qui n'est absolument pas ouverte à l'écoute, ni à l'évolution !

Comment pourraient ils penser globalement s'ils ne se contentent que de suivre leur seule volonté réduite à leur misérable expérience ?

La vie de la Montagne est riche de diversités et nombreux sont ses potentiels, ses ressources, mais si fragile, ce qui en fait sa beauté, ce qui peut fonder son identité particulière...

Je doute que ce que je puisse écrire puisse enfin faire tomber quelques œillères, mais, si je pouvais enfin ne serai ce que voir s'installer une véritable concertation citoyenne, je pense que ce ne serait pas vain dans la possibilité enfin ouverte à l'évolution.

La vie n'a pas de prix, sinon la valeur de ce qui l'entretient, qui l'enrichit et c'est bien parce qu'elle est fragile et si belle parfois qu'elle vaut toutes les peines du monde pour la préserver !

Si nos erreurs n'étaient que des fardeaux, à quoi nous serviraient elles, si nous n'en tirions pas les leçons à ne pas les reproduire ?

Si nos erreurs devraient nous suffire, alors pourquoi tenter de copier, de reproduire celles des autres...

G.

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