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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Tout le monde ment !

Conditionnés, nous le sommes souvent à un point de refuser la réalité dans le confort du mensonge organisé auquel nous nous sommes docilement habitués au point de le croire plus réel que la réalité. Ce qui n'enlève en rien notre part de responsabilité dans ce naufrage volontaire !

Il m'a fallu presque deux années pour commencer à émerger du conditionnement militaire auquel j'avais volontairement souscrit parce qu'il me confortait dans une identité reconnue au travers de valeurs dont finalement peu partagent la considération. Peut être le constat d'un décalage entre ce que je croyais servir et une réalité décevante inscrivant une corruption mensongère comme fonctionnement de société m'ont aidé à reconsidérer le pourquoi et le comment de telles manigances si facilement acceptées. Peut être aussi ce petit mot d'un ancien qui disait :-" l'essentiel dans la vie, c'est d'être bien dans sa peau..."

Une des différences fondamentales entre ces deux mondes civil et militaire, réside peut être dans l'authenticité des rapports entre frères d'armes dans la difficulté. Plus que dans la "grande muette", le malaise provient du monde civil qui initie la fausseté des rapports et la dérive des valeurs. Le conditionnement militaire, le plus décrié par la société civile, n'est cependant pas le plus important, il n'est qu'une infime partie du grand jeu mensonger.

Au delà du conditionnement néfaste qui porte une atteinte nocive à l'intégrité de la personne, il existe des formes d'utilisation de ce procédé qui peuvent faire éclore de nouveaux états de conscience modifiés par les quels l'homme peut évoluer vers plus d'humanité...

Il ne faut tout de même pas confondre éducation et manipulation !

A la différence de celles pratiquées par de sombres pervers narcissiques, ces jeux initiatiques d'auto conditionnement révèlent plus qu'ils ne masquent la difficulté et l'effort quotidien pour évoluer.

Beaucoup de manipulations commencent dés l'enfance, faites de ces fausses vérités assénées à grand coup de certitudes, de croyances imposées si naturellement par des référents d'autant plus convaincants qu'ils en sont con vaincus...

En fait, je dirai que le conditionnement se révèle être plus la nature actuelle de ce que nous sommes que celle qui devrait être la notre si nous étions libérés de ces contraintes acceptées au nom d'un soi disant apaisement sociétal.

Du "connais toi toi même !" de Socrate au "deviens ce que tu es" de Pindare se révèle l'architecture obstructionniste de la dénégation organisée pour le plus pur des dénis !

Ah, qu'il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de soi !

Surtout ne bougeons pas, n'évoluons pas, nous pourrions ne plus être nous mêmes !

C'est dire l'hébétude soumise dans la quelle nous baignons par le fait de refuser toute prise de conscience ouvrant vers la réalité et, donc, nous remettant totalement en question dans un malaise que nous refusons par anticipation...

Plus que la douleur, le plaisir, même illusoire, à tout prix !

Dire qu'"à quelque chose malheur est bon" ne suffit certes pas si la démarche initiée par la prise de conscience ne conduit à un véritable changement d'attitudes.

Dois je encore exprimer ce fondement non pas révolutionnaire mais évolutif, si difficile à tenir qu'une seule boussole ne peut y suffire !

De nombreux repères sont indispensables pour étayer une démarche évolutive et, loin des yeux, loin du cœur !

Par expériences multiples, j'ai constaté l'installation dans un confort du déni, non pas seulement propre à certains criminels, mais à de véritables castes de soi disant citoyens...

En fait la sujétion et le conditionnement sont si profondément imprimés dans nos habitudes qu'il paraîtrait difficile de s'en défaire. Enseignants, administratifs, policiers, politiques, petits chefs de service, ..., tant de catégories se croyant dans une vérité absolue qu'ils se noient dans un mensonge permanent. Jusques dans le langage, le dérapage n'apparaît flagrant qu'à ceux qui ne le pratiquent !

Vous remarquerez aisément la diction "spontanée" de ces classes bien éduquées qui ne se comprennent seulement qu'au sein de leur groupe restreint. En fait "diviser pour mieux régner" n'a jamais été aussi au goût du jour que de nos temps !

Le pire étant que ces "élites" sont persuadées d'utiliser le seul langage réellement "compréhensible" !

Plus triste encore, s'il ne s'agissait que d'un langage, mais en fait il s'agit d'une véritable forme de penser, uniquement dans le sens "unique" d'une volonté totalement éloignée de ce que l'on voudrait totalement "transparent" !

Le Stalinisme n'est pas mort !

Mais, regardons nous en face, au fond de nos "habitus". Qui n'utilise pas un code indéchiffrable par un commun "non initié" ?

Alors que la population se densifie dans une urbanité déshumanisante, devant une pénurie entretenue et délibérément lucrative, l'on ose encore "croire" aux chimères venues du fond des ages et continuer obstinément une voie sacrificielle qui ne peut nous mener qu'à l'impasse !

Même lors de "rassemblements citoyens", les tentatives de manipulation sont bien présentes.

Les groupuscules extrémistes, comme ceux qui sont au pouvoir organisent parfois de concert la décrédibilisation de l'initiative démocratique.

Le mensonge doit être préservé par tous les moyens possibles !

Chaque 65.000 ans, une catastrophe majeure survient et diminue le potentiel vivant à sa moindre expression. Il n'est pas dit pour autant que si telle chose advenait de nos jours, nous serions en état de conserver une apparence humaine. La bête aurait tôt fait d'imposer une violence dont elle ne s'est jamais départie grâce à son déni organisé. Peut être parce que l'humain se situe dans le mouvement de l'évolution et que l'imbécile reste figé sur un cliché...

Alors, certes, la démographie galopante est un réel problème, mais bien moindre que ce blocage de la compréhension si commun de nos jours et qui nous gèle dans une attitude suicidaire faute de sacrifiables boucs émissaires efficaces !

C'est un véritable "Seppuku" consenti sur l'autel de l'irresponsabilité qui conforte le Crésus dans son égoïsme et le pauvre dans une sagesse décidément trop éloignée de Job.

Le bon sens paysan n'est plus à la mode...

Plus que "malheur aux vaincus", ce serait plutôt "malheur aux obstinés" du déni permanent !

Sont ils heureux ces imbéciles aux mines fières qui toisent de leur débilité le citoyen lambda ?

Le bonheur est bien subjectif, car, oui, en apparence ils le sont, se croyant les dominants. Mais dés que le vernis se craquelle devant une restriction budgétaire, devant une nouvelle tromperie de politiques sadiques qui dépolitisent la politique en serviles esclaves du monde de la finance, alors c'est l'enfer qui déchire le sol sous leurs pas devenus hésitants...

Ils se rendent compte qu'ils sont dominés !

Lorsque leurs égoïstes petits besoins de "petits chefs" ne sont plus satisfaits, que leurs impératifs quotidiens ont pris le dessus envers ce pour quoi ils devraient être là, ils n'hésitent pas à dénigrer quelque bouc émissaire pour se décharger de leur incompétence, de leur manque de qualification. L'habitude étant, ces mensonges aux quels ils finissent de se persuader font force de "vérité" !

Même la météo devrait leur obéir !

La rapine n’apparaît alors que plus naturelle, d'autant qu'une complicité s'établit un peu plus par la force du déni partagé ! (Lire "délits d'élus", "Pilleurs d'état" et "Du goudron et des plumes" de Philippe PASCOT.)

Dans cette société on ne peut plus incertaine, décidément rares sont les gens réellement heureux alors que tant de raisons de contentement sont délaissées pour se focaliser uniquement sur des nombrils remplaçant le cœur et le cerveau. Peut être les lobotomisés volontaires y gagnent la paix de l'inconscience collective...

Cependant, au lieu de saisir la chance d'évoluer, chacun se renferme sur sa douleur convoitée comme preuve d'une existence précieuse, bien qu'à la dérive !

Les jours sont cruels et seule la réalité temporelle crie son nom à des sourds et des aveugles volontairement auto mutilés.

Alors, avant le grand massacre, n'y aurait il pas la moindre chance de s'octroyer cette minime espérance d'évoluer ?

Peu resteront debout, mais tant habitués à vivre à genoux ne se redresseront pas à temps.

Au moins, à ce qu'une infime partie de ce que l'on qualifie d'hommes et de femmes survive, pour peu qu'il en reste, ne serait il pas salutaire qu'ils soient plus humains que ce que nous ne le sommes ?

Pourquoi recommencer sans cesse les mêmes erreurs ?

G.

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