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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

-"Etre libre, ce n'est pas pouvoir faire ce que l'on veut, mais c'est vouloir ce que l'on peut".

(J.P. SARTRE "l'être et le néant 1943)

Que sommes nous, sinon ce que nous sommes en particulier et en commun, ce qui est du propre de notre nature et ce que nous devenons par nos choix ?

Enfermés dans ce qui définit les formats et modes de fonctionnements naturels et pourtant "libres" d'évoluer, de nous adapter dans la mesure des possibles par nos engagements, nous pouvons développer d'autres attitudes.

Cependant, il est une différence fondamentale entre le commun et le particulier qui réside dans le fait d'une prise de conscience !

A force d'habitudes, la lassitude finit par s'installer là ou les désirs inassouvis se sont échoués sur les récifs de la réalité. Pourtant ces épaves jonchant la mer peuvent augmenter la force de la haine par le flot de paroles construites sur ces rochers affleurant.

L'écume rageuse des mauvais jours, c'est une réalité première qui se déforme par le flot et qui sème le trouble profond en appelant au rejet existentiel.

Reste un radeau de survie qui change bien des choses en soi dans ce qui fait la motivation, son entretient et dont la beauté n'a d'égal que la sincérité, l’honnêteté par ce désintéressement "intéressé" origine et ferment de l'humain. Un radeau qui peut apaiser la mer entière !

Plus que de lutter avec des clips vidéo ou des Lois, la prise de conscience est enfouie ailleurs sous le sable des habitudes, dans le désert de plages abandonnées sous la contrainte d'un quotidien, véritable ogre de nos vies !

En soi, les hommes, pour ce qu'il en est. Pour soi, leurs choix et toutes les dépendances qui font d'eux des esclaves...ou ceux dont les chaînes se brisent par les couronnes de vertu.

Or, sans ordre, pas de cohérence et sans ciment point d'édifice qui tienne !

La France noctambule serait elle "debout" toute entière que le naturel et les habitudes la domineraient encore. L'illusion d'être Libres pousse à accepter celle de vivre à genoux.

S'il est une nausée, plus que celle d'exister dans ce qui nous réduit, elle est dans le refus d'une prise de conscience, enchaînés par lassitude à nos habitudes et refusant la responsabilité d'exister et de se prendre en charge réellement contre toutes dépendances d'un pouvoir centralisé et centralisateur.

Notre pays est exacerbé sous les mensonges et les conduites odieuses de tous ceux qui sont sensés montrer l'exemple et qui pourtant sont à l'inverse de ce que l'on est en droit d'attendre d'eux !

PANAMA PAPERS le lien icij :https://panamapapers.icij.org/20160403-panama-papers-global-overview.html

Le canal du "Panama Papers" n'est qu'une partie émergée d'un iceberg dépassant par sa réalité la convenance d'une illusion que nous avalons dans l'insouciance de notre renoncement.

Combien d'autres paradis fiscaux, combien de canaux brassent t'ils les eaux troubles de ces gens fortunés dont l'humanité est le moindre des soucis ?

Une trahison orchestrée de longue date et qui se perpétue par la lassitude tout en créant le rejet, l'exclusion et le venin d'une haine qui n'a pas su mettre un nom sur ce qui la crée !

Les démons sont au pouvoir dans cet empire des désirs échoués.

Faut il créer une prison pour se libérer ?

Est ce la structure que l'on crée qui finalement nous réduit non pas à une organisation mais à la soumission ?

Au delà de "l’existentialisme", courant philosophique dont J.P Sartre faisait partie, il est bien des réalités sur les quelles les illusions "humaines" se sont fracassées. Les mêmes causes amenant les mêmes conséquences, les mouvements anarchistes et d'une certaine gauche incertaine vont conduire au naufrage ces "nuits debout" en bouts de nuits alanguis par l'ennui de la réalité.

Cette réalité du "bordel organisé" sous couvert du rejet d'une certaine organisation ne représente finalement qu'un reflet inversé d'un système qui n'a contribué qu'à toujours plus de contrainte, de lassitude et de haine !

Mai 68, comme cette révolution de 1789 avortée en 1793, ne sont que des échecs de haine, de rejet et d'exclusion dont ceux qui les dénoncent ne sont souvent que les servants inconscients du mal qu'ils ont eux même entraîné.

La symétrie inversée entretient les ferments de l'absurde et si la structure peut être une prison, sans contrainte que serait la Liberté sinon une autre prison dont on ne verrait pas les murs ?

Entre contraintes organisées démocratiquement, hors des "systèmes" des partis politiques centralisateurs et celles qui nous montrent toutes nos faiblesses, il est une réalité qui n'est pas une utopie.

Cette réalité n'est pas un cliché mais une évolution fédératrice vers laquelle nous refusons d'aller de peur de ne plus être nous mêmes... Lâches, serviles, soumis, tous "assujettis" et non pas citoyens d'une possible démocratie !

Serions nous somnambules que de vouloir la mise en marche d'une réalité que nous refusons tout en rêvant qu'elle advienne ?

G.

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