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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Ne pas être pour devenir...

Avant toute chose importante chacun se prépare, se concentre, fait le vide pour se décentrer de ses préoccupations, pour chasser ses mauvaises pensées et pouvoir se concentrer sincèrement sur ce qu'il doit réaliser ensuite.

Faut il encore laisser remonter à la surface ce qui nous trouble ou nous révolte pour pouvoir maîtriser ces obsédantes pensées, cette voix de la conscience qui doit laisser la place à la plénitude par le vide.

L'on est que ce que l'on n'est et refuser de l'admettre, c'est déjà plonger dans les affres du déni.

Plutôt que de se mentir, ne vaut il mieux pas ouvrir les yeux du cœur et clore ceux de la tête dans une bienveillance à tout ce qui nous compose, à nous pluriel et aux autres nous mêmes ?

Il ne s'agit peut être pas de se juger, ni de se condamner, mais de comprendre, d'évoluer pour adopter de nouvelles attitudes qui rectifient nos habitudes...

Le secret réside peut être dans cette construction qui nous permet de ne plus nous appartenir, d'accéder à une autre dimension de notre existence supérieure dans la quelle nous ne sommes plus individu, mais baignés profondément dans une existence multiple, dans un éloignement qui nous rapproche de la plénitude, de l'ouverture, de la porosité...

Faut il vouloir se soumettre à une discipline pour se libérer du superflu, du superficiel, de la partie émergée de l'iceberg tout en gardant cette attention bien réaliste des choses.

Pour mieux voir, Odin, dieu Nordique, s'était sacrifié d'un œil. Ainsi gardait il une ouverture permanente sur deux domaines, l'un superficiel, l'autre intérieur tout en vivant dans un troisième, celui des dieux, dit on. Ce domaine existe en chacun dans ce qu'il place au dessus de tout...

Si la nature du principe de vie est en chacun de nous, puisque notre origine est la même, alors nous sommes tous détenteurs de cette même étincelle de vie et si certains diraient que cela fait aussi de nous des "dieux", ce n'est pas tout à fait faux dans la mesure ou dieu n'appartient à personne et que c'est justement lorsque nous nous libérons que notre individualité que nous nous en rapprochons le plus...

Que ce soit dans l'état de ce que nous sommes ou dans ce qui nous constitue, il est toujours ces trois domaines indissociables, mais que nous refusons d'admettre tant nous pensons n'être que dans celui qui est superficiel, celui de cette petite voix qui parle sans cesse, la voix nous dit on de la conscience. Et si la véritable conscience, ce n'était pas que cette voix ?

Pour maîtriser ce qui nous constitue, les anciens déployaient une stratégie de l'acte dans l'espace en séparant les trois domaines par trois pièces distinctes dans un temple réel qui matérialisait celui qu'ils bâtissaient ensemble à chaque fois qu'ils y pénétraient sincèrement, même si matériellement, ils n'étaient pas là...

L'antichambre, la chambre et celle où ils ne pouvaient entrer qu'au plus haut degré de leur évolution, ce "plus que sacré" du sur conscient, non accessible au commun des hommes demeurés dans leurs préjugés...

Plus que l'espace lui même, il s'agit d'une autre dimension d'existence permettant aussi de se ré générer...

Mais, avant d'en arriver là, fallait il encore sincèrement laisser ses préoccupations et ses mauvaises pensées dans l'antichambre de la liberté...

S'il y a toujours une ouverture sur l'impénétrable, elle est souvent symbolique, comme une serrure fictive qui permet d'ouvrir un domaine intérieur qui n'est pas seulement le notre, personnel...

C'est un peu comme si l'on entrait dans un jardin public où nous étions non seulement chaque chose, mais chaque être, différencié dans ce que nous ne soyons plus nous mêmes, mais existant en étant toute forme, tout acte, toute énergie, toute pensée dans ce que le même principe de vie unit et lie à jamais.

L'un ne va pas sans l'autre et au delà de l'espace matérialisant l'état, il y a toute la démarche construite qui est véritablement la main qui fait tourner la clef dans la serrure.

Sans sincérité, sans rectitude, sans cette discipline du geste qui contraint douloureusement l'esprit par le corps, difficile d'ouvrir son âme ou les champs Élysées de l'humanité.

Bien des dogmes placent volontiers la réalisation dans un au delà de la vie, alors qu'il s'agit simplement de "ici et maintenant" !

La véritable intelligence dépasse le formalisme de la tête ou du corps seulement. Elle est une totalité qui n'appartient à aucun être en particulier. Elle est en toute chose comme dans chacun, telle un livre ouvert dont le rôle de l'humain serait d'en garder lisibles et compréhensibles toutes ensembles les pages de vie...

Mais, si le livre demeure ouvert, faut il encore vouloir y lire et y vivre le sens du principe commun et non pas se murer derrière le déni d'une fausse vérité, d'une vie illusoire et illusionnée par ses certitudes et ses préjugés. Voir, comprendre, évoluer, adopter de nouvelles attitudes au lieu de pour se débarrasser de ses aspérités grossières, les projeter sur autrui et ensuite de le sacrifier lui...

Renoncer à être ce que l'on croit être pour ne plus être dépendant ni de soi, ni de ses illusions construites, c'est déjà faire un premier pas dans l'antichambre de la liberté !

Le reste de la démarche est un long cheminement personnel qui, s'il ne fait pas des nous des "saints", du moins, nous permet de vivre plus dignement en accord avec nous mêmes et avec le principe de toute vie.

Bien sur, beaucoup trouvent un réconfort dans une croyance, un appui dans un bâton, mais le seul bâton qui vaille, n'est il pas de dépasser ses croyances et de vivre debout, libres, sincères, dignes du principe de vie en évoluant dans le respect de soi et de la vie elle même ?

Pour ceux là, n'est ce pas se réconcilier avec ce dieu qu'ils portent dans leur âme en se mettant en accord réellement dans leur vie ?

G.

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