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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Même la folie possède sa logique... Orlando, Magnanville...

Plonger dans la folie meurtrière revient à rejoindre une communauté dont sans l'identité affirmée, certains ne passeraient pas à l'acte.

C'est dans l'impression d'exister à nouveau grâce au prétexte dogmatique incitatif que le paradoxe meurtrier s'établit.

Il ne faut pas confondre la politique terroriste construite et aidée matériellement et la récupération par la légitimation d'actes isolés. Cependant le terrorisme vient aussi de ce qui incite à franchir la limite dans l'irrespect de la vie.

D'un coté, il y a ces organisations et de l'autre des fous en mal d'exister, d'être reconnus enfin !

Le prétexte dépasse le contexte car le malaise profond relève de la crise identitaire dans ses degrés d'atteinte.

Tuer pour retrouver un semblant de cohérence dans une nouvelle identité qui s'affiche en gras sur les manchettes de journaux, en rouge sur les petits écrans et en noir dans les cœurs des victimes !

Il en faut peu pour franchir la barrière de la raison ou de la peur, cette dernière étant parfois plus salutaire dans la mesure où lorsqu'elle opère, c'est en fait parce qu'il reste encore quelque bribes d'un ego qui tente encore de préserver son petit confort...

Au delà, tout comportement découle non pas que de la perte de repères mais de nouveaux repères induits par cette nouvelle identité recherchée.

Entre la folie furieuse, la démence qui explose dans une violence contre soi même ou contre ce qui passe à portée et la folie froide, déterminée, d'un errant qui vient de se retrouver dans une logique qui légitime ses actes, il est deux mécaniques séparées.

Dans la première, les centres de la raison et le fonctionnement cérébral sont perturbés par la destruction des connections entre les pôles autrefois construits par l'éducation, le milieu familial, l'expérience...

Ces liens qui étaient confortés par cette notion de plaisir que l'on forge dans la satisfaction d'avoir positivement répondu à ses besoins dans le respect d'autrui sont les gardes fous de la raison et le ciment de la sociabilité.

L'orage cérébral grille des pans entiers des circuits à l'origine de l'harmonie de l'individu.

Drogues, maladies, stress, les origines sont diverses et causent des dégats identifiables en intensité et comportements.

Les thérapies évoluent avec les progrès des sciences qui aujourd'hui ont franchi les ponts de la ségrégation corporatiste pour trouver d'autres démarches enrichies des domaines autrefois rejetés. La considération du malade dépasse le cadre de sa personne et l'environnement est pris en compte autant dans l'origine de la maladie que pour la prise en charge du patient. Si certains cas peuvent trouver remèdes et évoluer plus ou moins lentement, les dégâts considérables sont souvent irréversibles et les soins se limitent alors à contenir le feu dans un brouillard que l'on voudrait le plus apaisant possible...

Pour cette folie meurtrière qui tente de se justifier au travers d'un "dogme" perverti, il peut y avoir autant d'éléments déclencheurs différents que de personnes atteintes.

Il ne suffit plus que de la dénonciation, du regret de la communauté d'où l’hérésie provient, c'est d'une condamnation réelle et efficiente par les actes qu'il serait espéré de ne plus voir de telles déviances autant que de telles récupérations !

Le point d'achoppement étant la négation des valeurs de la vie, que ce soit d'abord la sienne et par voie de conséquence, celle de tous les autres, la déconstruction passe par une crise de perte de repères.

Lorsqu'un individu ne se reconnait plus dans ce qui l'entoure, dans ce qu'il fait ou dans ce qu'il subit, le fil de la raison est fragilisé. Il suffit d'un rien pour qu'il cède et que le passage à l'acte soit motivé par quelque prétexte que ce soit.

Globaliser derrière le mot terrorisme la politique agressive d'un dogme quelconque, délibérée et cette récupération occasionnelle d'une folie à la quelle en donnant une légitimité l'on provoque le passage à l'acte, c'est une fois encore de la manipulation symétrique et donc aussi une forme de terrorisme qui maintient la population dans l'indécis, voir provoque une haine en retour.

En jouant délibérément sur la peur d'être atteint dans son intégrité identitaire ou seulement dans son égoïsme tout autant que dans sa vie, le politique dit "démocrate" contraint la population à adhérer de nouveau à un système qu'elle rejetait encore la veille...

L'un légitimant l'autre, tout est bon à prendre surtout lorsque les sondages ne sont plus favorables.

Au delà des manipulations de tous ces gens qui tant les uns comme les autres ne respectent pas la vie des autres il y a toutes ces victimes et leurs proches touchées par la douleur.

Ce qui perdure dans les cœurs et dans les têtes, c'est ce vouloir comprendre et en même temps ce besoin d'expulser cette torture qui dure...

Un procès, s'il ne condamne jamais à la hauteur de cette douleur permet de l'exprimer et de commencer un deuil qui s'il n'apaise pas totalement, au moins, permet de vivre un peu mieux avec...

Rendre hommage à toutes les victimes de toutes les folies permet de se retrouver dans cette identité Nationale qui rassure par le partage de mêmes valeurs, de mêmes repères.

C'est un confort qui fait couler des larmes et lave les douleurs sans véritablement les effacer totalement.

Demain sera toujours demain et il y aura toujours des fous pour augmenter sans cesse le nombre des victimes, du moins tant que notre monde ne sera pas en mesure d'évoluer.

La prévention demeure dans l'attention, dans la bienveillance plus que dans des mesures policières souvent en manque de moyens réels. Tant que le mal ne sera pas traité à sa racine, tant que le monde vivra sur un modèle sacrificiel et égoïste de surcroît opposant les minorités pour les récupérer dans une "majorité", la violence répondra à la violence en la légitimant dans une escalade symétrique qui utilise tous les moyens de destruction, y compris l'errant esseulé, isolé dans la perte de ses repères.

Il ne suffit pas de gémir pour autant que l'on partage la douleur des victimes, mais d'apporter toute sa bienveillance dans l'attention quotidienne.

Lorsque chacun commencera à ne plus regarder que son nombril et tournera son regard respectueux vers les autres, alors le monde évoluera...

Tant que le système reposera sur le concept d'une représentativité par une délégation déchargeant chacun de sa responsabilité, nous ne serons pas en mesure d'assumer cette sociabilisation que tous désirent tout en la repoussant sur le palier de sa porte.

Tant que ces portes fermées empêcheront la reconnaissance et le respect mutuel, il y aura des fous pour les enfoncer et venir vous égorger jusques dans votre sommeil le plus profond !

G.

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