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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Tous dans la mêlée, pas une tête ne dépasse !

Critiques dans le verbe, mais hélas, de quelque horizon politique qu'ils soient, tous demeurent dans l'accessoire, dans ce qui "répond" à l'urgence...

Pourquoi ?

Parce que peut être ils ne veulent pas que ça change réellement !

Plus de flics, plus de caméras, plus de contrôles qui importunent et ne servent à rien en proportion des "résultats", plus de moyens de renseignement, plus d'argent, plus de bombes, plus de missiles...

Mais rien qui ne s'attaque à la racine du mal ! 

Lorsqu'une petite frappe qui tabasse sa famille et tout ce qui ne lui va pas alentours, passe à l'acte terroriste radicalisé en se réclamant d'un dogme intolérant religieux, personne ne voit le malaise de celui qui reproduit un schémas de société.

La violence "légitimée" qui prend prétexte "religieux" pour s'exprimer n'est qu'un symptôme d'un malaise bien plus grand.

Avec une démographie explosive et une délocalisation de l'emploi, que reste t'il pour s'accrocher à la vie surtout si la famille n'est plus un havre de paix ? 

Trop de demandeurs d'emploi ou plus assez de travail ?

Ce qui est sur c'est ce trop et ce pas assez...

Ce trop de personnes coincées par ce qu'elles croient être et qui ne répond pas forcément aux besoins mercantiles d'une société de consommation.

Ce trop d'exaspération devant un monde qui ne reconnait plus ces identités refoulées dans ce qu'elles sont.

Ce pas assez de respect dans tous les niveaux de la vie, que ce soit dans les familles, à l'école, au travail, dans la vie civile d'une société qui ne voit que par l'acte de consommer...

Ce pas assez d'écoute par des oreilles résolument sourdes à tout ce qui les dérangent.

Ces cerveaux conditionnés par la peur de mourir, par la peur de tout et de rien...

Tous ces coeurs en souffrances...

Toutes ces personnes en attente de ce qu'elles ne savent, ni ne peuvent imaginer pour simplement mieux vivre ensemble. Il existe un véritable déficit au quel aucune réponse d'un quelconque politique ne peut soulager, ni orienter.

Même renfrognés dans un illusoire confort domestique, qui est réellement heureux s'il n'a pas conscience et confiance dans une autre dimension qui le motive ?

Plus que dans les promesses d'un ailleurs ou d'un au delà, c'est ici et maintenant que le gouffre abîme les cœurs désemparés. Que de dépressions, de "burn out", que d’anxiolytiques et de dérivés illusoires déguisés en futiles loisirs !

Derrière sa "télé vie con" qui peut dire qu'il est réellement heureux ?

L'humain fonctionne par un mécanisme de "mimésis" qui lui échappe mais dont la dépendance lui parait essentielle parce que identitaire...

Or, le modèle proposé est profondément inhumain !

Tous les dogmes se sont épuisés en démonstrations assassines et peu ne les suivent qu'en étant conscients que ce succédané ne répond qu'en placebo d'un courage refoulé par un mensonge permanent.

Nul ne veut prendre conscience de sa nature dont la fin ne justifie en rien les moyens !

Cette finitude inacceptable, celle qui dresse bien des ouvrages, comme elle pousse aux pires extrêmes, juste pour s'illusionner un peu plus par une éphémère "victoire à la Pyrrhus".

Obsédés par la mort, nul ne respecte plus la vie et ce consommateur assassine plus qu'il n’apprécie réellement la nature des choses qui lui survivent.

Même le "culte de la vie" est horriblement irrespectueux et intolérant lorsqu'il s'érige en temple, en dogme du refus de comprendre.

Cependant la mort fait partie de la vie et chaque animal tue pour vivre. A la différence du consommateur, il le fait sans haine, seulement parce que c'est sa nature et que son acte même de prédation s'inscrit dans la chaîne de la vie...

Pour lui, ce n'est pas un loisir ou un besoin d'être reconnu. Il ne s'embarrasse pas de ce que peut penser celui qui le regarde tant que ce regard n'est pas avide de sa proie ou de sa vie !

Nous sommes des prédateurs éduqués, c'est à dire déviés de notre nature primaire vers un avenir hypnotisant dont nous refusons autant l'aboutissement que la nature même de ce qui le motive.

Dans bien des sociétés il y eut ces commencements de sagesse vite dépassés par la contrainte matérielle de l'esprit mercantile.

C'est le regard qui tue l'humain qui est en l'homme !

Ce regard tourné sur son nombril et qui repousse ou se détourne du regard des autres ou sur les autres, parce qu'il ne supporte pas de se regarder soi même, parce qu'il ne veut pas se concevoir comme une partie d'un tout dont il se croit le centre...

Tout esclavagisme en est la conséquence. Lorsque certains ont dit croissez en accroissant, d'autres se sont chargés de dire croissez et multipliez !

Le problème, c'est le résultat...

A force d'additionner, la soustraction est si lourde que le déficit est insoluble. A force de multiplier, la division règne !

Seule une poignée s'enrichit véritablement sur le dos de tout ce qui existe.

Le reste, c'est ce plancton goulument avalé par la grosse baleine à bosses...

Plus que de seulement "terroriser les terroristes" ne faudrait il pas rechercher un fonctionnement qui ne soit plus dépendant des marchés ? 

Surtout si l'on prend conscience que cette politique inquiète plus qu'elle ne rassure ceux qu'elle est sensée protéger...

Il est cependant illusoire d'attendre une réponse autre de gens de pouvoir dont l'existence même est d'être les prédateurs des humains !

Tant que ce qui est entrepris ne se détourne pas de cet esprit de consommation, jamais ne pourra advenir un temps de respect et de sécurité permettant d'ancrer une culture de la vie et une vie de culture réciproques. 

G.

 

 

 

 

 

 

 

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