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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Le dualisme, synonyme de symétrie d'opposition nous plonge dans l'illusion permanente !

Trois principes régissent cette "culture" : Le "réalisme", le déterminisme et la séparabilité qui conditionnent ce concept aliénant, source de violence, d'intolérance et de "sacrifices". Les quels ne servent qu'à projeter sur autrui, sans résoudre fondamentalement les véritables problèmes qui nous sont propres mais que nous refusons au point de les nier !

Cette dualité est à l'origine d'un déni permanent, celui d'une fin inévitable !

Ce qui en physique se conçoit comme réalisme, en fait, dépasse le concept du quotidien rivé à la seule perceptibilité de ce que nous voulons concevoir au travers de nos philtres personnels.

"Être ou ne pas être, là est la question" écrivait W. Shakespeare...

En fait tout est relatif dans cet absolu car là où nous pensons qu'il ne se passe rien, là où justement, dans ce "soi disant néant", les phénomènes et réactions les plus brèves et les plus violentes ont lieu en dehors de notre perceptibilité limitée !

Le "réalisme" du dualisme ne considère que la partialité perçue puisqu'il ne peut concevoir que le 1 vient du zéro et qu'additionné au 1, le néant produit tous les nombres !

Donc, ce "réalisme" induit une "vérité" éloignée de la réalité. Il se cantonne dans l'immédiat.

Le déterminisme se réduit à ce que l'on est capable d'observer, ne concevant que l'obligatoire reproductibilité de l'expérience (les mêmes causes, les mêmes effets...) et donc tout lui échappe dans les variations d'état du tout qui fonde la réalité globale en perpétuelle évolution ou révolution selon les lieux et le temps. Ce qui se produit ici et maintenant n'est pas forcément vrai ailleurs, demain...Les intervalles évoluent en fonction du lieu et de la temporalité.

La séparabilité se limite à l'immédiat et à un stade particulier faisant que deux choses étant pourtant la même chose sont conçues comme différentes.

En conséquence, si l'on agissait sur l'une, l'autre ne subirait aucune influence. Or, en agissant sur l'une des particules jumelles, l'autre à distance subit aussi cette même perturbation !

Preuve en est du tout !

Si l'on considère que chaque chose est issue du tout et qui plus est, surgie d'un néant dans lequel se produisent toutes les genèses, alors plus ou moins, ce qui agit sur une partie du tout agit aussi sur ce qui le compose et qui est identique puisque étant la même chose !

Ces découvertes scientifiques nous révèlent la continuité d'un tout fini dans ce que nous en percevons. Cependant si le ciel nocturne n'est pas fait que de lumières stellaires, il se peut aussi que le fait que cette luminosité ne nous parvienne pas peut relever aussi du fait qu'elle ne puisse pas nous parvenir puisque absorbée par ce que nous ne savons pas encore...

Au delà de la science, il est surprenant que les plus anciennes traditions aient pu concevoir ces principes bien avant que nous ne les redécouvrions par les mathématiques, la géométrie ainsi que par les progrès techniques au travers d'un travail établissant une transversalité interdisciplinaire et une complémentarité élargissant nos domaines de perception.

La dualité si chère aux dogmes s'avère autant porteuse de mort dans ses projections qu'inadaptée à l'évolution. Nous devrions reconsidérer tout ce que nous avons appris non seulement au travers des dernières découvertes mais aussi en tenant compte des sagesses les plus anciennes...

Le véritable message est celui du respect de la vie ici et maintenant !

Au delà de cette limite inévitable, quoiqu'il puisse advenir, nous n'y pouvons rien changer si ce n'est que de vivre sa vie dignement plus que de tenter de faire "une bonne fin" !

Tous les "verseurs de mensonges" promettent dans l'au delà de la limite le mieux, le plus, cette éternité qui nous appartient de fait dans chaque instant que nous vivions.

En fait, c'est lorsque quelque chose lâche en nous que nous ne contrôlons plus rien et que la vie finit par nous quitter. La mort n'est jamais digne. Elle n'est que cette fin de vie, tout simplement.

La fin d'une identité particulière et le retour au tout dont nous nous sommes illusionnés en croyant que nous avions réussi à nous en séparer !

Cet "égoïsme" est à la source de toutes nos erreurs et de tous nos conflits. Par cette vision séparant chaque chose nous n'avons fait qu'entretenir la division et l'irrespect vis à vis de ce que nous ne concevions plus comme étant aussi nous mêmes.

La centralisation décisionnelle qui en résulte fit les pires systèmes politiques, totalitaristes et communautaristes avant tout...Par la représentativité qui confisque le droit à la pluralité, à la complémentarité, la démocratie est morte avant d'avoir vécu !

Dans le crépuscule des dieux, alors que la société bafoue en permanence tout principe de vie tout en se donnant "bonne conscience", à ces heures de tous les dangers, nous entretenons nos illusions comme autant de bouées fictives dont la gravité nous entraîne vers les abysses.

Depuis des millénaires nous vivons dans le mensonge permanent. Ne serait il pas trop tard pour enfin ouvrir les yeux et nous réconcilier plus qu'avec nous mêmes, mais avec la vie en toute chose ?

G.

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