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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

La limite de la limite, c'est qu'il n'y a pas de limite.

Concevoir, visualiser sont limités par notre façon d'être ou d'avoir plus que par la réalité des choses.

Dans l'Univers, qu'il soit "simple" ou "multiple" tout se tient et même le "néant" fait partie intégrante du tout.

Est ce que le "néant" contient "le tout" ou est ce que "le tout" contient le "néant" ?

Et si ce n'était ni l'un ni l'autre mais les deux à la fois selon ce que l'on peut en observer et d'où on l'observe !

Entre nos capacités et ce à quoi on se limite, il n'est qu'une vue de l'esprit somme toute restreinte.

Alors, soyons raisonnables, franchissons les "limites" !

Notre "vision" s'arrête là où nous avons posé les bornes de notre champ de perception et donc de conception. Pour évoluer, il faut aller plus loin...

Sans ces "bornes" nous nous sentons égarés et ce n'est qu'en les déplaçant petit à petit que nous agrandissons progressivement notre perspective...

Si vous avez lu "Ces choses cachées depuis la fondation du monde" de René GIRARD, vous avez peut être compris cette problématique réductrice qui conditionne l'humanité dans une dualité opposant symétriquement une idée, un projet, ou un individu à un autre.

La "mimesis" nous entraîne à notre insu vers la réplique inversée du modèle opposé tout en "l'imitant... La limite étant qu'à la fin il n'y ait plus de limite et donc qu'il soit difficile de différencier un modèle de l'autre dans un flou qui résulte de la perte des repères originaux !

Le triste monde "politique" nous offre ce spectacle navrant mais si actuel !

Jusques alors, le système sacrificiel du "bouc émissaire" palliait sans les résoudre bon an, mal an à de nombreux conflits identitaires issus d'une perte de repères.

Il va sans dire qu'avec 'l'accélération" de l'évolution en matière de communications et de moyens, le rendement escompté du "sacrifice" perd toute son efficacité tant les crises se succèdent de façon exponentielle.

C'est pour cela que nous en sommes arrivés à "sacrifier" à tour de bras et en permanence sans pour autant satisfaire ce grand vide existentiel qui nous préoccupe tant !

Donc, si depuis la caverne primitive ce modèle continue de conduire le fonctionnement de l'humanité, nous arrivons au point "espace temps" refermé sur lui même (ce que l'on appelle en physique un trou noir) qui nous démontre qu'il faille changer de référence pour évoluer à nouveau en redressant la courbure, en échappant à cette attraction qui finira par nous écraser totalement dans un effondrement total.

Échapper au cycle de cette spirale infernale demande une évolution inverse tenant compte de l'ensemble des champs qui sont reliés entre eux, puisque faisant partie d'un tout. Plus qu'un immobilisme, une "stabilité", c'est ce mouvement spiralé qui va vers les autres au lieu de se replier sur soi même vers lequel il faudrait amorcer réellement le mécanisme.

Chaque "champ" est lié aux autres et concevoir uniquement l'espace sous la forme d'un plan n'est plus possible car la vitesse nous contraint à anticiper et donc à dépasser la surface, le volume, l'espace lui même pour tenter de s'approcher d'un tout dans lequel tout se complète et s'articule non pas par des Lois, mais justement par le simple fait qu'il est ce qu'il est comme il est.

Habitués à ne percevoir que les effets, nous avons oublié que ce qui cause les causes n'est pas un effet, mais un tout !

Puisque tout est lié car sans cela il ne peut être le tout, chaque chose peut nous enseigner les leçons de ce qui nous dépasse car nous en sommes partie intégrante, agissante et bien vivante en tant qu'individus mais surtout en tant que tout dont nous faisons partie !

Or, chaque fois où nous ne considérons que la partialité, le tout finit par nous échapper !

De plus, en fonction de l'endroit ou de l'époque, ce que nous percevons nous paraît différent alors qu'il ne s'agit pourtant que de cette même chose que nous observons.

La stratégie d'observation que l'on pourrait développer repose alors sur la plus grande complémentarité des différents points de vue et sur l'anticipation intuitive commune. Être vraiment là sans y être, tout en étant partout...Mais pas nulle part !

L'implication doit être totale en chaque point sans être partielle.

Seul, l'on ne peut presque rien et c'est bien pour cela que chaque groupe qui s'isole du tout ne peut jamais aboutir ni réussir quoi que ce soit de durable.

En conséquences, les systèmes des partis politiques actuels ainsi que leur représentativité "démocratique" ne peuvent être réellement adaptés pour permettre à l'humanité d'évoluer.

Ce n'est pas qu'ils soient obsolètes, mais seulement inadaptés à toutes les situations qui changent ou semblent évoluer en permanence selon l'époque ou le lieu sans tenir compte de l'essence même de leur évolution ou de leur existence dans un tout.

L'expression même de la vie, c'est le mouvement et celui ci ne se perpétue que par une spirale évolutive ascendante.

Autrement que par le conflit dualiste et forcément symétrique, évoluer c'est s'engager sur un chemin qui respecte la vie et qui la cultive comme motivation, comme moteur central échappant à la temporalité.

Il parait donc évident que selon le lieu, l'adaptation ne peut aboutir sans tenir compte d'un tout.

Ceci implique des structures respectueuses de chacun des champs de compétence sans chercher à les opposer mais plutôt en les réunissant par la continuité volontaire.

Donc, le système fédéral apparaît comme le plus adéquat avec une représentativité excluant l'exclusion, c'est à dire une représentativité réelle par la démocratie participative et des représentants qui ne soient plus ni partiels, ni partisans. Ceci permet entre autre d'échapper à la corruption du pouvoir et donc à la confiscation des décisions par un groupe quel qu'il soit.

A chaque champ, sa culture et dans le respect des caractéristiques des uns et des autres se développe une motivation mutuelle dans un projet fédérateur.

Un agriculteur averti sait respecter sa terre et répartir sur son exploitation les semis et plantations adaptés. Sans quoi, il appauvrit les sols et finit par ne plus rien produire de bon !

Nous voyons bien que l’appauvrissement actuel se concentre sur une tranche de population pour en privilégier une autre...

Donc, un espace, une population et la temporalité ne peuvent se conjuguer favorablement que si l'on tient compte du tout dans chaque domaine, chaque culture, chaque saison et en respectant les caractéristiques de chacun !

Mener à l'échelon local une gestion concertée par tirage au sort des représentants ne vaut que si chacun est profondément investi du projet fédérateur global.

Ce qui est en bas, comme ce qui est en haut sont liés et donc, ce qui est en haut se doit de maintenir la continuité de ce qui est en bas et réciproquement.

La représentativité ne doit pas contraindre ce qu'elle représente dans une opposition à la quelle elle est sensée échapper. Ce qui veut dire que la consultation sous forme de "votation" ne doit pas non plus se résumer à une symétrie d'opposition qui n'engendre que division et conflits. Plutôt qu'une discontinuité marquée par des séquences électorales représentatives, le flux vital doit être continu.

Entre le système actuel qui multiplie les lignes de fracture et une évolution fédératrice, il faudra bien des adaptations selon les niveaux et les problématiques rencontrés.

Du concept de l'individu en passant par la famille, le "monde éducatif", le monde du travail, rien ne pourra évoluer sans respect et ce respect ne pourra exister s'il n'est pas au centre de l'intérêt général et particulier, librement consenti plutôt qu'imposé...

Il parait alors évident que tout ce qui s'érige en dogmatique inflexible empêche toute évolution humaine. En dehors du respect mutuel, de la liberté, de mœurs basées sur ce même respect, la contrainte n'amène que le conflit et l'effondrement sur elle même d'une société qui tourne en rond sans chercher une autre issue que de recommencer éternellement les mêmes erreurs !

La limite des limites est bien qu'il n'y ait plus de limites sinon un champ infini où tout se tient et se respecte, du plus grand au plus petit, du plus petit au plus grand !

G.

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