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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion
Le beau, le vrai, le sublime !
Le beau, le vrai, le sublime !

Il n'y aurait qu'eux !

Pourquoi le dire ?

Il suffit de les voir pour comprendre que nous ne vivons décidément pas de la même planète !

S'exposant pour mieux revendre cet ego barbouillé, une ribambelle "d'artistes du dimanche" s'épanchent en croûtés minables de lard qu'ils étalent sur les murs de pseudos galeries improvisées...

Les routes sont encombrées par ces rêveurs étonnés de ce que les gens du pays doivent travailler pour payer une monstruosité d'impositions en vue de les gaver et maintenir à prix prohibitifs les jouets de leur égoïsme. Été comme hiver, ils ne risquent pas d'évoluer !

En clamant plus haut, plus fort, plus loin, il s'agit bien sur d'être au dessus des autres et non de tenter de se dépasser !

Toujours plus forts, ce sont les impôts !

Plus loin, dans cette audace forte d'un mépris écrasant !

Dans leurs bouches, les mots sont brodés et rodés de tournures soyeuses et d'un seul coup, d'un seul, le bitume s'illumine de mille néons...De quoi "rêver" en papillons hypnotisés par l'artifice de cette lumière trompeuse !

Après tout l'orange et le noir ne s'épousent t' ils pas le long des routes de banlieue ?

Adieu donc au soir d'été dans sa débauche d'un sang qui se sait que trop dire cette fin et ce début éternellement liés !

Rondes d'hirondelles préparant le départ, eux ne sont que ces "traînes savates" qui retardent les vivants, ces zombis d'une apocalypse dont ils sont les miasmes vecteurs.

Si les célestes messagers d'un univers tournoient, le sens unique en rond point érigé s'apprête à disperser une foule moins nombreuse, moins riche et tout aussi avare de cœur qu'elle en est réduite à une mendicité d'esprit empruntant à qui mieux mieux d'horribles grimaces tendues sur une toile, pour que seyant à leurs vies, s'expose en trompe l’œil ce délit d'imbéciles prétentieux !

S'extasiant devant la fausseté, ils n'ont de cesse de cultiver cette médiocrité criarde de faux semblants, ces extases consommées devant l'inutile regard qu'une vache porterait aux paysages dépeints, aux portraits arrachés, aux vergers pillés, aux cruches renversées...

L'automne arrive pourtant, poussant ses nuits fraîchissantes et ses cieux limpides vers un désert magnifique. Une saison encore sauvage, sans artifices, sans bruit sinon celui d'une tramontane égarée dans les épais branchages d'une forêt magique.

Le rêve redevient cette réalité sublime qui efface des mémoires les illusions d'un été de mensonges !

Dans un azur profond de ce bleu inimitable, les volées de palombes et d'autres migrateurs emporteront les regards vers d'autres paysages, d'autres rêves...

Là où la main de l'homme n'a pas encore écrasé la beauté naturelle sous quelque cube atroce ou sous une toile opaque d'imbécile suffisance.

Lorsqu'ils seront repartis vers leurs morbides existences, le pays sera libre enfin !

Voir plutôt que croire aux mensonges des hommes, n'est ce pas là le chemin de la réalité ?

Sous la voûte changeante, humbles cheminant dont les pieds empoussiérés refusent parfois d'avancer, modestes voyageurs immobiles, rêveurs éveillés de la réalité devant l'œuvre immense dont nous ne sommes qu'une infime particule, jamais nous ne pourrons nous rassasier de ce que la beauté de ce monde nous inonde de plaisir en faisant vibrer tout au fond de nous mêmes les cordes d'une harpe enjouée de tramontane ou de ce vent d'Espagne qui sème ses épices au delà des Pyrénées...

Lorsque les "encroûtés" auront fui l'acre réalité de leurs déserts puants, sauront ils retrouver le regard d'un enfant qui voit ce qui est simplement ?

Laissons à ces gens là les murs crépis de blanc et les routes qui ne mènent nulle part sinon qu'en un cercle fatidique, toujours au même non lieu.

Ici, tout est beau et ces crédules artificiers n'ont qu'une seule idée de tout défigurer.

Imbéciles prétentieux, abusés de pouvoir, leur "intelligence" n'égalera jamais celle du berger !

Lui vit d'éternité, se souciant de ses brebis dans un monde mouvant dont il est le gardien pacifique et serein. Il est aussi cette plénitude du vide dans une solitude envahie par les mystères de la vie. Les autres hypocrites ne voient que leur nombril comme centre d'un monde qu'ils sont bien incapables ni d'aimer, ni de comprendre...

Pourquoi donc s'étonner de leurs projets avides de destructions, de contraintes avilissantes, eux qui massacrent la forêt et griffent nos montagnes de câbles tendus de désespoir autant que d'inutiles illusions faites d'une richesse qui n'est que pauvreté !

Hélas, ils reviendront, comme à chaque saison, hanter les pentes d'un gouffre qu'ils ne voudront pas voir, polluant l'atmosphère de leur unique présence.

Ces puants qui se prennent pour des dieux et qui ne sont rien qu'un peu de terre contaminée, "juste un grain de poussière dans l’œil du firmament" ! (Higelin)

G.

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