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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Un iceberg qui dérive entre les profondeurs abyssales et un ciel omniprésent...

Détaché de ses origines, à la dérive des courants et des vents, sapé inexorablement, notre monde ressemble fort à ces morceaux de banquise promis à la destruction.

Comme eux l'apparence n'est que la moindre partie de ce qui dérive et se meurt.

Si vivants et activités se maintiennent à la surface, leur avenir est lié à ce qui se passe au dessus et en dessous...

Sous ce que l'on voit se situe la réalité. Entre le haut et le bas, futiles marionnettes, les hommes s'agitent et meurent pour des choses qui leur échappent, dont ils n'ont même pas conscience mais qui constituent l'essence même de leur futile monde matérialiste...

La paix réelle n'est pas de ce monde. Si elle s'idéalise dans des cieux imaginaires, les oiseaux nichent pourtant sur la terre ferme, y font leurs nids et y meurent aussi...

En dessous, les monstres marins sont également contraints à ces mêmes réalités...

Entre deux fluides, l'illusoire vérité...

La mafia des poissons nage dans cet anonymat insondable, avec ses dominants et ses proies sans les quelles les gros ne peuvent pas grossir !

En haut, c'est pareil, les vols apparents cachent la réalité d'un attachement à la terre dont ils dépendent.

Ce dont dépend ce qui vit sur l'iceberg ne peut se résumer ni à la surface, ni à la partie immergée. C'est un tout dans un tout où tout est lié !

Entre ceux qui se prennent pour des "Aigles" du pouvoir et les grosses baleines occultes du "monde du silence", les vérités des superficiels illusionnés...

Les manchots et les ours aux grosses pognes se livrent à l'éternel défi perdu d'avance.

C'est un monde de violence qui ne vit que par l'influence des uns sur les autres mais aussi par la dépendance...

Si l'illusoire pouvoir politique d'un coté et celui mafieux semblent séparés, tous deux sont dominés par ce qui les rongent. Le mal réside dans les virus qui les infectent autant en haut qu'en bas ce sont eux les sournois, les implacables qui laissant croire qu'ils se font dévorer, en fait détournent le capital génétique de leur hôte pour se reproduire pragmatiquement, s'enrichir de tout matériel et en fait dominer le monde !

Se pencher vers les profondeurs peut révéler sur le miroir de l'onde ce qui tournoie au dessus. Mais, pour bien "voir", il faut savoir fermer les yeux même sur cette illusion du perfide reflet.

Chasser les oiseaux du ciel et pêcher tous les poissons conduit aussi surement à la faim cannibale par la quelle tous finissent par s'entre dévorer...

Cet écosystème démontre bien l'inexorable fatalité de ceux qui se sont laissés emprisonner dans le monde de la violence, des préjugés, des apparences trompeuses !

Bien sur, certains s'échappent en tentant l'aventure vers d'autres icebergs ou vers la terre ferme, mais ils ne sont pas forcément adaptés à autre chose que ce qui les a fait vivre et qui les fait mourir, aussi reproduisent ils les mêmes schémas conduisant aux mêmes effets, aux mêmes conséquences...

Il faut parfois des générations et des générations pour que l'évolution fasse son travail et que changent les habitudes, les attitudes...

Ce monde à la surface du quel nous vivons est bel et bien tel que l'iceberg. Chacun s'est enfermé dans une vérité qui n'est qu'apparence de l'immédiat, du cliché, alors que la vie c'est le futur en mouvement qui naît à chaque instant dans le présent.

La banquise d'origine est aussi éloignée dans le temps que les profondeurs ou que l'immensité d'un ciel le sont dans l'espace. Tout retour en arrière s'avère impossible et chacun s'est condamné à l'illusoire fuite en avant. Nous ne constatons que ce qui est à nos pieds et qui fond inexorablement !

De temps à autre surgit quelque original qui voit autrement les choses. Pour eux, ça finit souvent très mal et même ce qu'ils laissent est dévoyé du sens premier...

Les "Aigles" finissent par se bousculer dans les cieux sans pouvoir atteindre les étoiles et les baleines s'échouent régulièrement sur de lointaines plages...

Aucun ne veut entendre que ce chant qu'ils émettent et prennent pour l'harmonie du monde !

Finalement, ce sont les manchots qui peuvent quitter à temps l'iceberg condamné et vivre mieux ce qu'il leur reste de temps avant que d'être eux aussi contaminés par les virus et de se croire libres !

Tout laisse à croire que l'équilibre réside dans une juste proportion et répartition des rôles sur la surface, en dessous et au dessus. Or, le jour où les manchots comprennent que ni les "Aigles", ni les baleines tueuses ne veulent leur bien et seulement les bouffer, il est souvent trop tard car l'iceberg a fondu !

Tout est complexe, même sur un monde où ne semble dominer que le "blanc" et le "noir"...

Si l'homme est un "manchot" qui se voit pousser des mains, il ne sait pas toujours s'en servir et ses outils demeurent trop souvent muets de par les habitudes aux quelles il a décidément du mal à renoncer !

En fait, même les outils redeviennent des armes avec les quelles il massacre le monde et tout ce qui y vit et à fortiori y voit les choses de façon différente...

Reproduisant pour se reproduire, s'imitant que pour mieux s'exclure, ils finissent tous par se ressembler au point que les pingouins leur seraient certainement supérieurs car en étant semblables ils sont pourtant bien différents les uns des autres !

Le spectacle des merveilles de la nature devrait nous apprendre sur cette nature qui est la nôtre. Pourtant, nous nous entêtons dans un anthropomorphisme nous confortant dans nos illusions.

En fait, le "bien pensant" "pense" mal, car il pense à mal.

La réelle intelligence est ailleurs, dégagée des virus, hors des terres contaminées par cette mort qu'ils appellent la vie. Ils finissent par croire qu'en mourant ils vont mieux vivre alors que c'est en vivant mieux qu'ils pourront mourir mieux.

S'il ne pensait et que sa préoccupation passe par d'autres "paroles" autrement articulées, même le regard sur le monde changerait et alors se révélerait à lui l'impensable réalité !

Pour l'instant, voguent les icebergs, volent les "Aigles" et nagent les monstres dans le monde d'un silence bien bruyant...

G.

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