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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Même la folie découle d'une logique.

Seul le confort que le déni entretient permet d'avancer sans se soucier de ce qui provient du passé, ni d'un quelconque et malencontreux avenir. C'est bien pratique !

Quand bien même tenterions nous d'influer par toute la justesse argumentaire jusques dans ce qui peut remuer le tréfonds d'une âme, rien ne peut atteindre réellement celui ou celle réfugié dans sa "tour d'ivoire".  

La "divine carapace" semble protéger de tout, sauf de la réalité !

In fine, la mort l'emporte toujours et la tour vide ne peut que gémir sous le vent glacial de la définitive absence.

Illusoire confort de la "raison" et amertume du "tort", seule cette question perdure : "Être ou ne pas être?"

Peu importe ce que je peux écrire, dire ou faire, d'autres bien avant moi s'y sont escrimé avec la vaillance, la témérité, le renoncement ou même ce regard acéré de la connaissance qui perce à nu les êtres bien mieux qu'eux mêmes ne le pourraient. 

Il ne sert à rien d'épiloguer, de tenter d'expliquer quoi que ce soit à ceux qui de toutes façons ne voudront jamais entendre que leur propre imbécillité érigée en divine créature qu'ils appellent "Vérité".

Chaque fou a sa logique jusques dans l'absurde. Le seul élément qui lui échappe, c'est Chronos. Le temps finit toujours par tout révéler à la fin comme au début et laisser hébétés, désarticulés, tous ces pantins imbéciles au milieu d'un chaos qu'ils refusaient de vivre mais dont ils sont les auteurs aveuglés par leur piteux ego. 

Pourtant, si vivre est essentiel, qu'est ce donc que être ? 

Encore une illusion ?

La quête du "héros" cherchant en fait à se réaliser se détourne de son sens par ce souci imbécile et désuet que de vouloir laisser son nom "à la postérité".

Les imbéciles sont ils vraiment heureux ?

Assurément, car si dans la réalité ils ne sont que des ombres courant la terre, dans leur "vérité" ils se croient des dieux éternels et puissants.

De l'auguste geste du semeur à la gifle, c'est toujours un ego qui s'empiffre de l'instant, donnant la sublime illusion que d'exister enfin.

Des ogres de papier, des géants minables en tous cas, poussières balayées par les siècles dans la tourmente des jours sans fin...

Ignorant ce qu'ils ne veulent voir, ils se reposent dans leur tendre illusion et d'un seul coup "étranglent" le voisin par leurs propos venimeux ou plongeant leurs machines au cœur des arbres, en font un butin ravi à cet éphémère "vérité de l'utile", alors qu'ils ne sont que des voleurs avides et jaloux. 

Inutiles vers rampants et pourtant seuls êtres qui de la vie font un enfer "plaisant"...

Le désir est plus puissant faisant de la rivalité le moteur de la vie et de la violence l'outil de la supériorité éphémère. Sans rivalités révélées par un fleuve infranchissable, isolant un groupe dans sa quiétude pacifique mais aussi dans sa dégénérescence génétique et de part son autre berge laissant les autres s'affronter à quelque concurrence pour l'illusoire "survie", rien ne saurait mieux nous démontrer ce côté vain des choses qui pousse les dominateurs à écraser ceux qui leur sont inférieurs et les autres à dépérir dans la "béatitude" ! 

Il en est ainsi des chimpanzés violents et de leurs pacifiques "cousins" les bonobos séparés par le fleuve Congo.

Qui est le "sage" ?

Ce qui apparaît souvent, c'est que la prédation stimule l'espèce et que son comportement se vivifie face au danger de disparaître. Peut être est ce en cela que la violence finit toujours par triompher comme modèle récurrent faisant de la destruction de la vie le creuset de la longévité d'une espèce au détriment des autres... 

Si les bonobos ont développé un gène de la "sociabilité", il n'en demeure pas moins que faute d'évoluer par la confrontation, ils s'étiolent gentiment et finiront par disparaître...

Je ne saurai dire qui a tort ou raison, seul l'exemple nous éclaire et plus que la lumière, c'est ce que nous en faisons qui guide nos chemins. En fait ce qui prévaut n'est que ce qui se cache derrière ce mot énigmatique qui ne dit pas sa raison mais seulement le constat que d'exister encore et donc plus que d'évoluer, c'est bien d'adaptation qu'il s'agit.

Or, à l'ère du "savoir" accessible à tout instant, que reste t'il de l'expérience sinon cette illusion du déni permanent ?

Celui qui laboure ne voit que son profit et les charges qui vont avec, alors qu'un autre saurait le goût du pain dans la bouche d'un enfant. 

Ce n'est pas inintéressant de vivre autrement chaque acte de sa vie. Mourir sans l'avoir fait, voilà qui est bien pauvre, car inconscient d'une valeur essentielle que l'on appelle "la plénitude de la vie" ! 

Ainsi en apparences, fiers ou abêtis, ce ne sont que morts vivants qui s'ignorent eux mêmes autant qu'ils ignorent ceux qui les entourent ou les fuient !

Au bout, rien ne demeure. Même la chose bien ou mal vécue finit par disparaître.

Seul compte le chemin, s'il est beau et plaisant !  

Donc, l'illusionné peut bien mourir idiot s'il est "heureux" de la sorte et le fou torturé de n'avoir pas pu rencontrer l'inaccessible étoile.

La terre a sa mémoire dans chaque sillon et finit pourtant par se cicatriser au point que 10.000 ans ne sont rien qu'une illusoire vérité balayée par une vague ou par un soubresaut insignifiant à son échelle. Que dire de celle de l'Univers ?

Aussi, devrions nous être plus modestes sans renoncer à vivre pour autant car plus que de mourir, ou même de survivre, c'est bien de "vivre ensemble" qu'il s'agit simplement. 

Même si les jugements ne "concernent" que ceux qui les portent en cela qu'ils ne voient chez l'autre que ce qui est présent chez eux et d'autant qu'ils le projettent pour s'en débarrasser, toute la relativité impose que les "vérités" devraient s'infléchir devant la seule réalité qui vaille. 

Mais avons nous cette envie, ce désir que de se tourner vers ceux qui nous blessent uniquement par leur seule présence révélant à nos faces meurtries les affres mêmes de nos piètres vies ? 

L'ermite n'est sage que lorsqu'il est seul et bien des gens sont seuls au milieu de la multitude.

Seule la confrontation révèle l'état de la sagesse en l'occasion unique que fait chaque rencontre.

Alors, peu d'amis, mais ce plaisir de vivre, sachant se satisfaire d'un sourire et cette joie souveraine que d'échapper à ceux que l'on ne supporte plus ?

Mieux vaut il de vivre heureux seul, que luttant contre tous et surtout contre soi ?

Seule l'expérience prévaut et ce qu'on en retire. Le reste n'est qu'illusion du déni de vivre, plus que de la réalité que de mourir enfin. 

Le fou peu être sage dans sa logique, mais il n'en demeure pas moins prisonnier.

Seul l'homme libre, enfin affranchi, sait et vit. Mais en est il heureux pour autant et vivra t'il plus longtemps ?

Si c'est folie que d'être sage et raison de se mentir, alors à quoi peut bien servir toute une vie de plaisir ou celle d'envies inassouvies ou de molles passions ?

Car, tout cela est vain et qu'à la fin, il ne reste qu'un peu de poussière dans l'œil du firmament...   

A tous ceux enfin qui croient tout posséder en ce monde, je voudrai leur rappeler qu'ils ne sont que l'objet de leur désir et que d'humains, ils ne portent que le nom !

Loin d'être rassasiés, ils ne connaîtront jamais la plénitude de la simplicité.  

G.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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