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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Complexité et rêveries, compatibilité et logique, autant de facettes d'une pierre rejetée.

Chassez le naturel et il revient au galop !

Ainsi va ce monde baignant dans un déni. Un monde qui s'aveugle, qui bégaye et qui se prend les pieds dans le tapis de sa mémoire.

Vient de paraître dans "La semaine du Roussillon" le classement des communes des Pyrénées Orientales en matière de fiscalité...

Sur 226 communes, Puyvalador occupe le second rang peu flatteur des taux les plus élevés !

38,58 pour le taux de TH (Taxe d'Habitation) contre 18,98 pour Matemale !

39,75 pour le taux de la TFB (Taxe sur le Foncier Bâti))contre 17,85 à Matemale !

120,54 pour le taux de la TFNB (Taxe sur le Foncier Non Bâti) contre 47,16 à OSSEJA !

39,03 pour la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises, ancienne Taxe Professionnelle), contre 30,99 à BOURG MADAME !

En matière d'endettement par habitant, seconde aussi du département !

La dette de la commune de Puyvalamor se porte à 1 197 000, 00 € en 2015 !

Ce chiffre ne couvre pas les dettes envers différents fournisseurs ou des obligations de versements non effectuées à divers organismes ou prestataires dont le montant reste assez flou...

Triste record en vérité !

Soit 15 960 € par habitant contre 959 € en moyenne nationale, soit la 22ème commune la plus endettée de France !

Donc une annuité de 2293 € par habitant et par an contre 123 € en moyenne nationale !

Seulement 58 foyers fiscaux à Puyvalador dont à peine moins de la moitié est imposable...

Lien JDN : http://www.journaldunet.com/business/budget-ville/puyvalador/ville-66154

La cause de ce désastre économique, pas besoin d'épiloguer, nous la connaissons tous.

Il s'agit avant tout de l'égoïsme forcené d'une population d'origine touristique qui a pris le pouvoir et mène une politique uniquement centrée vers son nombril !

Une élévation des maximales de températures de l'ordre de +5 °C et de +4°C pour les minimales nous démontrent un impact plus important en rapport aux moyennes nationales. Le Capcir semble se "réchauffer" un peu plus qu'ailleurs et donc le terme de "petite Sibérie" ne serait plus qu'une légende !

Il va sans dire que ces élévations peuvent être "parfois bénéfiques" lorsque nous sommes sur des températures extrêmement basses et donc que le seuil de précipitations neigeuses en soit du coup plus abordable.

Mais, la saison hivernale exploitable se trouve réduite à la fois en fin de saison par l'élévation des températures que par une baisse de fréquentation des sites en raison d'une crise économique majeure et de dates de vacances par zones en général toujours plus favorables au massif Alpin.

Une baisse de l'ordre de 18 % du CA (Chiffre d'Affaires) est constaté sur diverses stations de ski des Pyrénées. Certaines, mieux loties ou mieux gérées stagnent...

Il devrait paraître évident que cette forme d'économie locale uniquement centrée sur ce secteur obsolète et fortement concurrentiel est une aberration des plus chroniques !

Pourtant, l'obstination qui règne ne peut pas être seulement le fruit de fonctions cognitives fortement désagrégées. Cherchez à qui profite le crime et vous serez devant l'évidence !

Que dire des "complicités" actives ou passives autant d'organismes officiels que d'autres collectivités voisines ?

L'ensemble de ces données économiques ou climatiques ne peuvent en rien situer exactement ni la dégradation de la qualité de la vie dans cette commune, ni la désertification en cours aussi liées à une absence de services et de prestataires qu'une population est en espérance de trouver sur son lieu de vie.

Il n'est donc pas surprenant de s'apercevoir que certaines communes voient leur démographie augmenter avec des baisses de fiscalité conséquentes.

Pour diminuer la dette par habitant, il ne suffit pas d'espérer que la saison prochaine soit "meilleure" !

Changer de cadres ne change pas le contexte ni l'ensemble d'une politique qui persiste dans un système destructeur.

Pour imprimer une dynamique de vie, il faudrait d'abord respecter ce qui vit et représente l'essence de l'avenir.

Or, si la fiscalité est un obstacle à la démographie, c'est sans doute parce que l'éventail des activités économiques, sociales et humaines fut oublié quelque part dans un de ces obscurs tiroirs d'un pouvoir centralisateur.

Le mal premier se situe dans l'exercice décisionnel qui demeure la chasse gardée d'une minorité confisquant l'avenir. Au contraire l'évolution ne peut se concevoir sans ce courage réaliste d'une réelle démocratie qui ne se base plus sur la représentativité mais qui s'ouvre à l'implication citoyenne.

Evidemment, nous sommes bien loin des réflexes "Jacobins" qui minent le pays tout entier !

Au delà de la simple philosophie se situe la réalité complexe et seuls les benêts n'ont pas cette capacité de compréhension qui permet de prendre le recul suffisant sur soi ni sur quelque problème que ce soit pour envisager un panel libérateur de l'ensemble de préjugés et de ces "kits" que les partis politiques proposent en fond de programmes mensongers.

Du courage il en faut pour faire ce premier pas d'ouverture à l'ensemble d'une population et plutôt que d'élections forcément décevantes, car le pouvoir corrompt, proposer un tirage au sort des représentants et la constitution de comités citoyens travaillant sur les thématiques particulières pour rapporter à l'ensemble une vue la plus large possible.

Du courage il en faut pour que les décisions soient prises par l'ensemble de la population par le référendum plutôt que par des représentants qui finalement ne représentent qu'eux mêmes ou leurs "amis"...

Il faut du courage, mais aussi ce renoncement ignoré des égoïstes !

Alors, si, pour une fois, les œillères tombaient, un véritable essor serait possible. Non seulement il amènerait une reconnaissance réciproque mais un potentiel de vie, de développement de complémentarité autant humaine qu'économique redonnant toute la dynamique à un ensemble, à cette mosaïque dont la beauté ne peut se concevoir sans le liant qui la maintient.

G.

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