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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

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Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Il n'est pire Juge que soi même !

Comme dirait R. Virenque : - "c'est à l'insu de mon plein gré !"

Il s'agit d'un de ces problèmes éducatifs qui vous empoisonne la vie durant.

Formatés, pour ne pas dire domestiqués, nous passons notre vie à se juger soi même comme nous nous jugeons les uns les autres.  

Pour éviter les préjugés que l'on porte sur les autres il faudrait se rappeler que "Charité bien ordonnée commence par soi même !" 

Si nous "voyons" si bien le moindre défaut chez celui que l'on condamne, n'est ce pas avant tout parce que nous "reconnaissons" chez lui ce qui nous gène chez nous, ou que nous "projetions" sur lui ce dont nous voulons nous débarrasser ?

Il s'agit d'un tragique carnaval ! 

La racine du mal, c'est d'abord cette affreuse habitude que nous avons à nous juger nous mêmes et à nous condamner systématiquement autant de fois que nous revenons sur la "faute" que nous pensons avoir commise.   

Non pas qu'il ne faille avoir une certaine règle de vie et de conduite, mais qu'il vaudrait mieux se connaître pour éviter de tomber dans ce cercle infernal... 

Le juge de paix ne vous jugera qu'une fois lors de votre procès. 

Alors pourquoi vous remettre sans cesse en cause ?

La "morale" trouve cette expression en ce fait qu'elle vous incite aussi à vous auto infliger la même peine que la première fois où vous avez pris conscience de votre égarement, ce autant de fois que vous y penserez...

Des êtres sans aucune "moralité" ne s'infligeront jamais le moindre tracas... 

Cependant il faudrait se poser cette question fondamentale du pourquoi nous avons besoin de nous torturer ainsi.

Peut être avant tout le sentiment de culpabilité vient il du fait que nous ne nous reconnaissions plus envers l'image de référence que nous avions de nous mêmes. 

Mais qu'est ce donc que "cette image" ?

Simplement nous concevons un ensemble de limites qui font notre identité par nos références. Lorsque les "limites" s'effondrent, nous ne nous reconnaissons plus !

Là, nous sommes perdus et donc en souffrances, d'autant que l'identité que nous nous sommes forgé n'est qu'une réplique, qu'une "imitation" de celle établie comme norme dans le monde que nous côtoyons.

Plus qu'envers nous mêmes, c'est la peur de perdre la "reconnaissance" au travers du regard d'autrui qui nous tourmente. 

L'instinct grégaire et cette tendance à imiter pour "s'intégrer" par la reconnaissance d'autrui sont inscrits dans nos réflexes par notre éducation.

Or, sans règle une société se délabre et chacun y perd de son "humanité" !

Dans les anciennes sociétés il existait des rites initiatiques qui permettaient de "matérialiser" formellement le passage à "l'age de raison", ce que nous appelons "l'age adulte".

Mais, au fil des ages et particulièrement en cette époque actuelle, ces rites se sont vus dépossédés de leur véritable fondement.

Avant tout le rite permet non seulement d'ancrer en mémoire un sens particulier mais surtout de se le "remémorer" avec sincérité par les signes ou symboles dont on "hérite" au cours de la cérémonie.  

Notre problème majeur étant le fait que nous nous fions à cette mémoire limitée qui est celle de la raison, celle de l'intellect. Donc, se "remémorer" est primordial, d'où l'importance du symbole...(lequel agira même sur notre subconscient et donc sur nos instincts)  

Le fondement de cette problématique est physiologique. Notre cerveau est conçu de telle sorte qu'il répond d'abord à des impératifs immédiats et que par sécurité il prévoit des automatismes permettant de nous "prémunir" malgré nous. Il nous faut donc différencier ce qui relève de la "logique" et ce qui relève de "l'instinct", tout en nous méfiant de l'un comme de l'autre !

L'essentiel étant toujours cette nécessité de "survivre" pour transmettre nos gènes aux générations futures... 

Donc, la continuité de la "vie" est primordiale au point que nulle "supercherie" n'est vaine tant que l'intention nous guide vers la "mission" qui est la nôtre. 

Ce n'est pas que nous soyons "prisonniers" de ce que nous sommes car nous avons la chance de pouvoir évoluer !

Cependant, pour évoluer, non seulement il faut en avoir l'intention mais surtout la volonté et que cela ne reste pas dans le "carton des possibles".

"L'important c'est la pratique, tout le reste n'est que théorie !" comme le dirait A. Einstein !

Or, nous voilà pris dans le filet de notre éducation et nous sommes bien peinés de ce cercle infernal qui nous conduit jusqu'à vouloir attenter à nos jours parce que nous ne nous reconnaissons plus et que nous ne retrouvons plus notre "place" dans la société... Où du moins celle que nous ambitionnons d'occuper...  

Nous perdons notre identité à chaque fois que nous nous "condamnons" !

Si nous avons conscience de l'illusion auto provoquée, nous pouvons la nommer et en mettant un nom sur ce qui nous tourmente, nous "relativisons" parce que nous connaissons ce qui à provoqué cette "déviance" et que nous l'avons identifié comme étant de la même nature que ce qui nous torture. Même si l'artifice est évident, nous feignons de croire qu'il est "naturel".

C'est un problème identitaire !

Plus qu'un nom, c'est ce que nous croyons représenter.

Mais derrière cet "os", il existe encore un "paravent", celui de la peur et surtout ce "refus" d'accepter notre véritable nature périssable. 

Il paraîtrait dément que certains se suicident par peur de mourir, mais, ce n'est peut être pas de "mourir" qu'ils ont peur mais de ne plus se reconnaître et surtout de ne plus être reconnus !

Alors, comme le dirait B. Franklin : -"Aides toi et le ciel t'aideras !" 

Le "piège" est toujours le même.

Pour se libérer, il faut se pencher sur ce qui nous régit, sur cette "éducation" qui nous pervertit. Peut être doit on apprendre à désapprendre. Mais au juste, quelle serait la "motivation" qui nous permettrait de nous dégager des rets infâmes ? 

Si les seuls instants où nous soyons "bien", ce sont ces moments d'harmonie avec ce qui est fondamental, nous devrions nous interroger sur ce principe créateur et sur son "intention" pour que la notre soit toujours en accord avec la sienne.

La chose serait peut être plus aisée si nous voulions bien nous remémorer cette volonté originelle qui plaça la vie entre nos mains malhabiles...

Qu'en faisons nous et que faisons nous de ces symboles, de ces "outils" sensés nous rappeler à une conduite juste ?

Le juge ne peut être "juste" et il se constitue souvent en "victime" pour se dédouaner de "ses fautes" ou ne serait ce pour les projeter sur autrui.

Il en va de cette procédure du déni, de la manipulation dont les plus médiocres usent et abusent avec autant de facilité que la "moralité" est absente de leur concept !

Que ne voit on trop souvent ces "bourreaux" se poser en victimes et "pleurer" sur leur sort !

Que ne voit on ces tyrans, menteurs, voleurs, faussaires permanents qui réclament "justice" alors qu'ils sont bel et bien les véritables coupables de n'avoir jamais tenté de comprendre ce qui les meut et surtout d'imputer aux autres ce dont ils sont les objets agissants, donc, responsables ! 

Ne parlons donc pas de ces médiocres serviles qui les imitent, ne serait ce que pour être reconnus de ces charlatans. N'est ce point là cette "République des clones" dont parlait J. Yanne ?

Tous ces imbéciles fervents de la pensée unique pensent avoir toujours raison parce qu'ils sont au pouvoir !

Mais, revenons à nos "moutons" puisque nous en parlons...

Si nous sommes issus d'un même principe créateur, c'est donc qu'il est en chacun et que nous en sommes une partie sans en être la totalité !

Donc, en nuisant à autrui ou à toute forme de vie, nous nuisons à ce principe comme nous nous nuisons à nous mêmes. 

La question n'est plus de savoir ce qui nous sépare de la norme, mais de ce qui nous éloigne du sens que nous confère le principe créateur.

Non ?

Alors, si nous nous alignons sur l'intention de ce principe, nous pouvons nous dégager du filet que nous tressons autour d'une "culpabilité sans cesse ressassée".

Un Humain qui n'a jamais écrit la moindre ligne nous démontra par l'exemple toutes ces choses là. 

Mais, les marchands du temple, les tenanciers de la lettre pour la lettre en ont jugé autrement car il défiait leur pouvoir de tenir en respect et en dépendance un peuple ignorant.

Ce "sage" parmi les sages nous a démontré l'importance du pardon et la nécessité de se pardonner à soi même ne serait ce que pour mieux pardonner aux autres.

Charité bien ordonnée ne doit elle pas commencer par soi même ?

N'en est il pas de même pour le respect ?

Donc pour respecter autrui ne faut il pas d'abord être capable de se respecter soi même comme l'on se doit de respecter le principe créateur et ses créations ? 

Certaines "religions" vont jusqu'à projeter dans les cieux l'image qu'elles ont d'elles mêmes, ce à la place de ce principe unique.

Faut il que nous soyons "pauvres" pour ne voir que notre image en perspective là où la multitude devrait nous conduire à l'humilité et au respect !

En fait, la complexité de l'univers ne peut être contenue dans le moindre jugement. Donc la partialité dans laquelle nous réduisons nos attitudes et conduisons notre vie par nos habitudes nous limite encore plus dans un cercle fatidique.

Laissons dormir le juge et la "victime" reposera enfin en paix ! 

Bonne réflexion et plus...  

G. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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