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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #Actualité

Enfermés dans une illusion, nous persistons !

Quoi de plus illusoire que ce mot galvaudé pour lequel tant se sont sacrifiés...

Liberté, que reste t' il sinon cette espérance folle, l'essentiel étant brisé sur le récif d'un pouvoir accaparé par une minorité assise sur une "majorité" ? 

Puisque nous ne pouvons être libres, alors, nous mourons tous les jours un peu plus. A vrai dire, c'est bien ce que recherchent les promoteurs de la pensée unique. A force de "simplifier" la complexité du monde, faute de ne l'admettre et de compliquer les choses simples pour qu'elles paraissent inaccessibles, le naufrage s'est installé comme fatalité.

Pendant qu'une délégation de "bien pensants" revendique au conseil d'état contre une appellation de la région qui bafoue les identités locales et les cultures anciennes, que ne s'est on penché sur l'essentiel.

Si l'auto détermination impose par son scrutin un nom identitaire au mépris de ceux qui justement sont d'une autre culture, d'autres origines, d'une autre histoire, il ne faut pas s'en étonner car ce sont bien les mêmes qui imposaient aux habitants des anciennes colonies une histoire de France et des ancêtres Gaulois à des tribus déplorant le reniement de leur propre culture, de leur propre identité.

L'on sait bien ce que cette folie amena d'amertume et de rejet en cultivant le refus de compréhension tant d'un coté que de l'autre  des protagonistes...

Ce modèle qui tente d'effacer la réalité a fait maintes fois la preuve d'un fondement erroné. Mais, il n'empêche que le mal est d'autant plus persistant qu'il est entretenu dans le but non pas de niveler la pensée, mais celui d'éradiquer la Liberté !

Soumettre le peuple à la pensée unique relève de ce pêcher d'orgueil, de cette vanité, panaches des esclavagistes de tous bords.

En nivelant par une rhétorique malsaine la diversité, nier les différences derrière un mot qui ne veut plus rien dire, c'est encore faire preuve de cet "esprit jacobin" pervers et irrespectueux.

Eussiez vous cru voir dans des "primaires" l'expression et la volonté de respect d'une diversité, vous vous trompez une fois de plus, car cet attrape couillons ne sert qu'à motiver un électorat déliquescent tout en renforçant le "mythe" de la représentativité par "l'homme providentiel".

Nul ne peut être dupe, s'il lui reste un tant soit peu de bon sens !

Pour ce qu'il en serait d'une "évolution" des concepts, tout demeure figé autour de la confiscation de la Liberté et forcément du rejet des différences, donc d'aucune reconnaissance, ni respect !

Notre "monde" entier s'entête sur cette voie suicidaire par une démographie galopante, acceptée au nom d'un pieux mensonge (Croissez et multipliez) et moteur de cette soi disant "croissance" qui n'est autre qu'un épuisement des ressources et la destruction inéluctable de notre environnement. 

Il faudrait revenir à l'origine réelle de ce qui était un réalisme avant d'être une "vérité" pour comprendre notre fausse route. Venue du fond des ages et de la sagesse traditionnelle, la maxime était "Croissez en accroissant" et concernait plus la qualité de l'humain que le développement d'une population d'hommes.

Or, la faute première n'est pas dénuée d'une volonté de soumettre et de diriger sous un même joug un ensemble d'identités diverses. Il en va de la dominance et de l'irrespect de celui qui n'est pas semblable. En appauvrissant les choix, c'est bel et bien l'appauvrissement des consciences qui est visé. En "abrutissant" par le prétexte d'une identité souveraine, le laminage des richesses de l'univers ne doit servir qu'à la suprématie d'êtres se croyant "supérieurs" du fait de leur savoir et de "leurs avoirs". 

En haut comme au plus bas de cette illusoire "hiérarchie" de médiocres le mécanisme se répercute en échos ravageurs au point que nous pourrions croire qu'elle soit normale et naturelle. En se basant sur un constat animal d'organisation dont nous ne regardons qu'une infime partie temporelle ou spatiale, nous nous écartons de l'évolution possible de l'humain pour ne conserver que la bestialité de l'homme. Le fait même de placer l'intellect au dessus de tout nous rabaisse à cette condition minimaliste qui nous prive du subconscient et détourne le sur conscient en une vache maigre qui efface la volonté multiple devant un dogme de pacotille.

Le fait même d'un "enseignement" minimaliste réduit les capacités des humains en une servilité "intellectuelle" qui n'est douée que d'une piètre mémoire. Bien pratique, il est vrai, lorsque l'on veut que le schémas de "l'éternelle roue fataliste" puisse perdurer comme modèle et norme absolue !

La perversité primaire nous conduit à reproduire un cycle fermé. Or, la réalité, nous la refusons, y préférant ce déni permanent, unique prétexte à "oublier" notre obsessionnelle peur que nous cultivons en dérives illusoires.

Au delà de la peur de mourir, ce qui est chose naturelle et le lot de tout un chacun, c'est bien de perdre son identité qu'il s'agit. Au point que nous cultivions dans le refus tous les artifices nous laissant croire que nous pouvons "survivre" à notre condition naturelle.

Du simple "monument", au témoignage perpétré, en passant par les actes les plus sadiques, tout ne tend qu'à s'illusionner "d'éternité" !

Or, sans la mort, nous perdons notre humanité et il est fort à parier qu'en repoussant sans cesse les limites de la dégénérescence, nous perdions petit à petit ce qui fait de nous des humains.

Il s'agit de cette humilité devant l'égale part qui est notre sort et notre fondement. Tout le reste n'est qu'illusion !

Accepter sa fin, sa mort, c'est retrouver le sens du chemin et se libérer d'un but artificiel.

Mais, puisqu'il faut en revenir aux bassesses de notre temps, ne devrions nous pas sourire de nos grimaces qui font que c'est au nom d'une "logique de marché unique" que nous défendions la "liberté" et le droit d'une "identité" différente ?

L'argument même d'une séparation d'un ancien département pour qu'il retombe dans le giron d'une autre entité à la quelle il appartenait suscite les plus vives inquiétudes, d'autant que l'esprit fédéraliste y est cultivé plus que dans cet ersatz jacobin imposé par les médiocres.

Ce qui fait peur c'est encore la négation, la non reconnaissance et donc le doute vis à vis d'un modèle obsolète. 

En jouant sur la dépendance aux habitudes, sur la fainéantise et ce confort de ne pas se remettre en question, où que l'on regarde, le mécanisme est le même !

Que ce soit au niveau de l'Europe communautariste, de l'état centralisateur jacobin, des régions, des départements, des établissements publics, de beaucoup d'entreprises, de la mentalité même des individus manipulateurs, ou du simple niveau de communes empêtrées dans un irréalisme ruineux, c'est toujours la négation de la diversité comme richesse plurielle et le saccage organisé à tous les étages de vie !

Hélas, nous ne sommes apparemment pas à la veille d'une prise de conscience majeure qui nous ferait redécouvrir la vertu et la sagesse de traditions antiques rejetées depuis fort longtemps au nom du ridicule besoin "d'éternité"...

Puisque nulle catastrophe n'intervient pour briser un modèle destructeur en faisant apparaître l'évidence de la supercherie permanente, que nous reste t'il, sinon la résignation ou cet orgueil forgé à la braise de "nos maîtres" ?

Pourtant, il suffirait de peu de choses, à commencer peut être par se pencher sur la constitution que s'est octroyé le peuple d'Islande devant la corruption des ses "représentants".

Il existe bien des exemples à suivre plus que ce "modèle" usé par trop de "boucs émissaires", de dieux de pacotille, ou de dogmes politiques esclavagistes.

Des exemples simples de respect, de reconnaissance, de pluralité, en tout cas de véritables exemples vivants !

Alors quid de ces "représentants" tremblants dans leurs culottes "d'élus" qui ont plus peur pour leur mandat, pour la reconnaissance qu'ils espèrent d'eux mêmes et bien sur pour le "confort" dont ils s'estiment seuls à pouvoir jouir, surtout s'ils ne le partagent pas !

Quid donc de leurs ridicules démarches au nom d'une identité qu'ils ont essentiellement contribué à en dénaturer le sens par des récupérations minables d'autant qu'électoralistes ?

Tout ceci est bien ridicule et minable. Mais, il n'en demeure pas moins que cela représente notre réalité actuelle et que de s'en désintéresser ne profite qu'à ceux qui occupent le trône du pouvoir en place.

Je ne dis pas qu'une forme "fédérale" soit la panacée, mais elle semble représenter un fondement plus respectueux de ce que devrait être la nature évolutive de l'humain face à la bestialité infantilisée de la "pensée unique".

En fait pour évoluer, ne devrait on pas se pencher sur ce qui est essentiel, ce qui fut primordial avant la confiscation par une minorité d'un piètre avenir en cul de sac ?

Redécouvrir la simplicité tout en respectant la complexité ?

Mais pour cela, le plus difficile reste à réaliser car il s'agit de ne plus faire entièrement confiance en une "priorité" intellectuelle qui nous prive de domaines immenses et donc d'un véritable avenir respectueux de la vie sous toutes ses formes.

Si le nom d'Occitanie choque les "soi disant Catalans" autant qu'il ravit les "soi disant Occitans", grand bien leur fasse, car un nom n'est qu'un mot que l'on pose sur des maux afin que de mieux les exorciser... 

Plus que sur un panneau à l'entrée d'une contrée ou d'une commune, l'important est ce qui se situe au cœur des humains. 

Si ce n'est encore une fois de plus l'ego que l'on flatte, il est peu de chance que cela soit sincère...

Pendant que les hypocrites discutent autour de leur bout de gras, qu'il serait meilleur que nous nous détrompions sur leurs réelles intentions. Mais plus encore que nous prenions conscience des nôtres, de la réalité et non plus de nos "vertueuses vérités"...

Il est fort à gager que nul avenir commun ne puisse s'envisager sereinement tant qu'individuellement nous n'ayons progressé vers un peu plus d'humanité.

Alors, miracle ou redécouverte d'une conscience collective enfin retrouvée dans la richesse de sa diversité ?

Il est encore long ce chemin de vie, même aux portes de la mort ! 

G.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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