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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Toujours prédateurs !

Dire que l'homme est un loup pour l'homme va au delà des faits. Il faut remonter aux temps les plus anciens à la rencontre d'une nature surprenante qui est la nôtre.

L'adaptation serait le maître des mots si seul l'aspect technique était abordé. Cependant, pour échapper à cette réduction il faudrait considérer le mécanisme au travers d'un complexe tenant de l'évolution génétique d'une part et de la culture construite au fil des situations rencontrées, puis de quelque chose qui semble échapper au temps et à l'espace mais qui demeure commun aux êtres "vivants".

Le potentiel de mutabilité génétique nous démontre les évolutions des humains au travers des territoires aux quels ils se sont adaptés dans leur vie de prédateurs poursuivant leurs proies.

De plus, la rencontre de tendances évolutives différentes nous a empreints de caractéristiques parfois contradictoires. Il suffit de considérer ce que l'on sait aujourd'hui de l'homo sapiens et de l'homme de Neandertal au travers des progrès de la génétique, pour comprendre que l'un n'effaça point l'existence de l'autre mais qu'ils demeurent présents dans l'actualité de leurs descendants. Chose qui était encore difficile à prouver pour les premiers archéologues et anthropologues... Cependant, bien des générations après, ces contradictions comportementales inscrites dans les gènes ont contribué à la transmission par la voie des cultures. La chose n'empêchera peut être pas de nouvelles mutations, mais c'est sur un nouveau socle qu'une nouvelle forme d'adaptation par la technique et la culture nous amène d'autres possibilités que nos ancêtres ne possédaient pas encore, du moins peut être pas autant...

Il existe des potentiels qui ne se révèlent que par l'usage que l'on en fait et nous sommes loin encore d'avoir exploré toutes les dimensions et les possibles de ce que nous croyons connaître si bien, puisqu'il s'agit de nous mêmes et dont nous découvrons sans cesse de nouvelles données au travers de concepts sans cesse en évolution.

Cependant, chaque époque de la vie de notre planète fut marquée par de grands événements qui virent quasiment disparaître certaines espèces, évoluer d'autres aussi.

La constante de la lutte pour la survie réside dans la capacité d'adaptation génétique et dans les techniques issues aussi de ces possibilités.

Nous connaissons bien aujourd'hui ce glissement de la mutation somatique vers une permanence génétique identitaire nouvelle.

La faim justifie les moyens et pourtant l'habit fait aussi le moine !

La nécessité alimentaire fit d'habitudes des caractères identifiables par des mutations façonnant de nouveaux outils. Hasard, sélection naturelle ?

Peut être les deux ou peut être aussi quelque potentiel inexploité jusqu'alors et révélé par l'usage...

Cette faim de puiser à outrance dans le milieu environnant est bien celle du prédateur mais qui évolue au travers des ages dans une destruction insatiable allant jusqu'à menacer aujourd'hui toute forme de vie sur la planète. 

Là où l'animal trouvait un équilibre, l'homme les rompt tous !

Mais peut être fallait il en passer par là pour enfin prendre conscience du danger que nous représentons pour la vie, mais aussi pour nous mêmes...

Si la fonction crée l'organe, c'est bien aussi parce que de nouveaux usages sont à l'origine de nouvelles connexions, de nouvelles façons de faire, mais avant tout peut être de les penser...

La pratique crée de l'intelligence et il n'est pas dit que seule la capacité suffise. De plus, la pérennité est forcément liée aux formes de transmissions.

En "délocalisant" certaines informations par le biais de la culture, certaines focalisations ont pris le pas sur les capacités réelles exploitées ou non.

Il serait prétentieux de tenter explorer l'ensemble des influences et de les réduire à ce que notre culture nous véhicule et de condenser ainsi ce que nous ne pouvons réellement mettre en pratique individuellement.

Il faudrait certainement un nombre de vies incalculables pour faire siennes toutes nos évolutions de vivre et de penser. 

Un article intéressant de la revue "Philitt" m'a été transmis par un proche et il me semble d'un grand intérêt pour mieux comprendre ce que cette lucarne nous amène de visions particulières sur un monde qui est aussi le nôtre.

Le lien : http://philitt.fr/2015/03/23/entretien-avec-michel-maffesoli-la-postmodernite-marque-la-fin-de-la-republique-une-et-indivisible/

La vie se caractérise par les mouvements perceptibles ou non. L'évolution comme nos cultures n'en sont que les reflets.

A chaque fois où certains ont focalisé leur vie et celles de leurs contemporains sur un aspect réducteur, il s'en suivit peut être certains progrès, mais combien de souffrances pour finalement évoluer encore vers autre chose !

Certes, existent les désirs de certains se voulant au dessus de la mêlée, mais il est avant tout la réalité du ballon et de ceux qui le font vivre !

Ce n'est pas nouveauté que certaines "élites" se penchent après coup sur l'action qu'ils n'ont pu "comprendre" que plus tard, une fois le match terminé et souvent au travers de la "lucarne magique" de leur salon parisien...

C'est tout dire ou presque...

Quand bien même eussions nous l'éternité, rien ne remplace la pratique et il nous échappera peut être l'essentiel !

Au delà de cette dimension du quotidien demeure ce que nous avons placé au plus haut sans jamais le désigner par un mot décidément trop réducteur.

Nous ne sommes pas les propriétaires de l'univers, nous lui appartenons !

A chaque fois que nos "errances" nuisent à l'environnement, elles nous nuisent également car nous en faisons partie intégrante ne serait ce que par notre nature propre.

Or, nous salissons notre vie et suicidons le principe même de ce qui la fait.

Qu'un nouvel événement majeur se produise, que restera t' il des miasmes cultivés par nos certitudes, ni même des traces de nos gênes ?

Toute la diversité contre la quelle nous avons formé notre vision monolithique nous l'a maintes fois démontré ne serait ce qu'en existant. Pourtant nous nous acharnons en prédateurs débiles jusqu'à détruire la dernière trace de vie.

Le mot qui blesse et qui tue s'appelle le "profit" et lorsque nous aurons disparu, il n'en restera rien non plus !

Il devient vital de trouver de nouvelles formes de "gestion" de nos vies, car l'échéance peut subvenir bien plus vite que ce que nous nous permettons d'imaginer.

Même la science a ses limites et demain peut être ne sera plus...

La ressource est encore dans le pire des maux, dans cette humanité qui doit évoluer ou disparaître. Mais si nous en avons le potentiel en avons nous la volonté ?

Le pire entre prédateurs, c'est bien qu'ils finissent toujours par se détruire eux mêmes ou qu'ils s'éteignent faute de la diversité dont ils se sont eux mêmes privés !

G. 

 

 

 

 

 

 

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