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Dissidences Pyrénéennes.

Dissidences Pyrénéennes.

Infos,patrimoine, politique locale, environnement,

Publié le par puyvalador-rieutort
Publié dans : #réflexion

Plus ils sont surs, plus ils nous trompent !

Méfies toi de ces paroles qui s'affirment avec force, elles ne s'adressent qu'à notre faiblesse.

Les uns après les autres défilent sur les écrans fumigènes de nos TV et à les entendre, chacun est le meilleur. C'est forcément "lui" ou "elle" qui détient "La solution".

Or, fatigue, lassitude, trop de redites et de scénario usagé. Trop de fois les pantins du pouvoir ont rejoué cette même pièce usée et dont peu encore suivent aveuglément le fil avec lequel ils vont finir par s'étrangler... 

Le monde commence à s'éveiller sans encore trop savoir ce qu'il va faire. Les obligations du quotidien masquent ce petit quelque chose qui remue dans les caboches.

Il y aurait comme un décalage, une double vision des choses avec un flou qui finira par se dissiper. Peut être alors verrons nous cette indiscipline exploser, ou alors, chacun retournera dans sa tombe d'habitudes trop prégnantes pour faire réellement face à la réalité.

Ce qui conduit le monde sont ces désirs faits d'illusoires besoins et ce mal de ne pas les satisfaire. 

Lorsque l'on en arrive à ne plus savoir ce dont on a réellement envie et que l'on ne peut plus distinguer les besoins réels de ceux qui sont illusoires, les eaux troubles montent dans les cités et ce tsunami de malaise s'installe sans reflux.

Ailleurs l'on peut bien mourir de faim ou sous les armes tant qu'ici rien ne dérange le quotidien sinon quelque événement dont on peut se passer et qui ne nous illusionne que de moins en moins.

Les cités regorgent d'égoïstes et se noient dans une indifférence cultivée à force de gadgets, d'applications "indispensables", de bouffe de plus en plus hors de prix et du refus de participer à autre chose que son petit domaine personnel.

Le mal est partout et le mal être en chacun, mais si chacun se doute que quelque chose ne va plus aussi bien, bien incapables de vouloir comprendre quoi !

Alors, du fond monte une bulle qui finira par éclater. Il n'est pas dit que ce soit la lumière d'une explosion qui jaillirait dans ce monde mais peut être le nuage opaque d'un désengagement encore plus grand, jusqu'à l'implosion complète de toute valeur, de toute humanité.

Quelques soient les menaces d'une nature assassinée, personne ne veut y croire. Chacun se blottit dans "son petit confort" d'une illusion qui colle trop à la peau pour que l'on puisse l'en détacher sans douleur. Or personne ne veut souffrir, personne ne veut mourir à ses habitudes, à ses certitudes...

Qu'advienne donc ce que pourra ! 

Pourtant tout n'est qu'illusion et la mue se détache sans douleur lorsque l'on a enfin compris qu'elle ne nous appartient pas, mais que c'est l'attachement qui nous fait souffrir ! 

Un monde où les morts sont vivants et les vivants sont morts !

Ceux qui se délivrent de l'illusion en mourant à ces besoins superflus sont vivants, car seule leur joie demeure. Les autres croient vivre alors que leur fausse douleur les maintient dans le carcan d'une tombe qu'ils traînent derrière eux... 

Nul n'échappera à son destin. Mais, chacun peut faire son chemin.

Ceux qui choisiront l'illusion s'enfonceront dans un enfer qui les maintiendra avec le faux espoir de vivre. Au delà de la fin, ils erreront encore hébétés dans les rues sombres et délabrées sans oser disparaître enfin. Pourtant, cela viendra aussi, peut être par lassitude.

Si ceux qui renoncent à l'illusion savent apprécier chaque respiration, chaque instant de la vie, ce n'est pas par hasard. C'est parce qu'en mourant, ils ont choisi de vivre chaque seconde dans la joie. Alors, rien ne leur manque car ils n'ont plus de besoin.

Contents et satisfaits, ils ne sont plus pressés... 

Alors, peu leur importe ces fantômes mensongers, éructés de ces bouches faméliques et qui se gaussent d'un pouvoir qu'ils n'ont jamais eu.

Chacun peut enfin libre conduire son vivant dans le respect de la vie et du monde dont il fait partie, car il n'est plus seul !

 

 

G. 

 

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